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Une nouvelle ère pour le Clan … et bientôt 30 ans …

Il est des passions qui traversent le temps.…

Depuis près de trente ans le Clan des Grands malts fait vivre en France la renommée des grands whiskies. Un des premiers clubs de whisky créé dans notre pays, il est devenu au fil des années une référence reconnue jusque dans les plus grandes régions de production pour son sérieux, son indépendance, et son esprit de découverte.

Cette belle aventure, c’est avant tout la vôtre. Celle de femmes et d’hommes qui, parfois depuis mars 1997 ont partagé la même curiosité, le même plaisir de découvrir des distilleries confidentielles, des embouteillages indépendants, rares et les pépites de demain.

Ces dernières années ont pourtant été complexes. Après la parenthèse du Covid, plusieurs changements de partenaires se sont succédés. Les évolutions intervenues au sein de notre partenaire historique avec la société Dugas et le départ en retraite de son fondateur Francois Xavier Dugas, ainsi que le passage difficile avec la chaîne de magasins Les Domaines Qui Montent, ne nous permettaient plus de répondre pleinement à ce que vous étiez en droit d’attendre de votre association.

Il est temps de retrouver notre liberté de choix et notre ambition d’origine.…

C’est pourquoi votre Présidente et les Membres de votre Bureau ont décidé d’engager le club dans une nouvelle étape en s’associant à La Maison Du Whisky, dont chacun connaît la passion, l’expertise et l’exigence.

Dès ce mois, vous retrouverez nos lettres trimestrielles avec toujours le même objectif : vous faire découvrir les grands classiques mais aussi les nouveaux talents et les distilleries qui feront les références de demain. Vous serez également invités à participer aux dégustations organisées dans les relais du Clan des Grands Malts afin de renouer avec ces moments privilégiés de partage qui ont toujours fait l’âme de notre club. Dans cette lettre vous découvrirez le mode de fonctionnement avec LMDW et comment profiter de leurs conditions préférentielles pour notre club.

Soyez attentif à ces nombreux avantages réservés à nos membres à jour de leur cotisation.

A l’aube de notre trentième anniversaire, nous regardons l’avenir avec enthousiasme.

Nous espérons retrouver les membres qui nous accompagnent à ce jour, mais aussi et surtout ceux qui nous ont peut-être « oublié », et que nous souhaiterions de nouveau accueillir dans notre belle famille…

Écrivons ensemble cette nouvelle page, et soyez nombreux à nous apporter votre soutien et reconnaissance pour nos bénévoles et passionnés de malts.

Avec notre sincère amitié
La Présidente Nicole Loiseau
Les membres du Bureau du Clan des Grands Malts.

Chers amis et amies, cette année la Fête du Malt du Clan des Grands Malts se tiendra le 12 Septembre 2026 au Restaurant de la Terrasse du 7ème. Nous vous attendons nombreux pour partager de précieux drams !

« On the Rocks » par Benoit LEFEBVRE – Vice-Président Rassurez-vous, il n’est point question de pervertir la subtilité de nos grands flacons par de gros cubes vulgaires et bruyants mais, au contraire, de tenter de briser le pernicieux et arrogant plafond de verre qui aurait tendance à s’instaurer entre sachants et néophytes … « En […]

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Whiskies tourbés : mais où sont passés les ppm ?

Par Christine Lambert – Whisky magazine – Mars 2025

La mesure des phénols responsables des arômes tourbés fait apparaître des chiffres qui chutent dramatiquement selon qu’elle est réalisée sur le malt… ou sur le whisky. Mais alors, où disparaissent-ils entre-temps?

Parlons magie et tours de passe-passe si vous le voulez bien. Mais au lieu d’escamoter les colombes dans un haut de forme, étudions comment les phénols disparaissent d’un whisky tourbé. Molécules aromatiques responsables des notes fumées/médicinales, ces phénols sont mesurés en parties par million, autrement dit en ppm, l’acronyme préféré des peat geeks (faites le test!). Le storytelling des distillerie nous encourage à croire que plus le nombre de ppm est élevé plus le whisky sera tourbé: l’effet waouh du phénol, dont Octomore a poussé le curseur au max.
Le hic? Les ppm sont mesurées sur le malt. Logique, puisque les phénols se fixent sur l’orge lors du maltage, au moment du kilning (séchage au four): la fumée phénolique dégagée par la pyrolyse de la tourbe dépose ces molécules sur l’enveloppe de la céréale, le husk. Pour faciliter les échanges commerciaux, il n’est pas complètement idiot que les malteurs aient pris l’habitude de ppm-iser (oui, j’invente des mots, à rebours de l’époque qui les supprime) le grain. Il est plus discutable que l’industrie du whisky ait perpétué cette convention.

À la drèche, les phénols!
Car à l’arrivée, dans votre verre, 50 à 80% des ppm se seront esbignés, dans des variations très notables selon l’équipement et les procédés de fabrication. Les rarissimes marques et distilleries qui, dans un soucis de transparence, ont pris l’habitude de communiquer les ppm analysés sur le liquide – AnCnoc, Ailsa Bay, Torabhaig, Meikle Tòir… – donnent un aperçu de la grande évasion. Prenez la cuvée Cnoc Na Moine de Torabhaig: 78,4 ppm sur l’orge (waouh) mais… 19,7 ppm dans le whisky (oups). Tandis que le Peathart d’AnCnoc affiche 34 ppm sur l’orge et 13,3 ppm dans la quille.
Alors « la » question à 12.000 ppm: où sont passés les phénols? En fait, ils s’évanouissent à chaque étape ou presque de la fabrication. Au broyage, d’abord, puisque l’enveloppe de l’orge où ils se fixent se dissémine en partie à la sortie du moulin. Lors du brassage ensuite, à des degrés divers selon que le moût est plus ou moins filtré. La plupart du temps, le husk tamise le moût au fond du mashtun… et les phénols partent dans la drèche.
A la fermentation, ça se complique. Bien que le débat ne soit pas tranché dans la recherche, d’autres phénols semblent se créer pendant cette étape, sans que l’on sache s’ils participent au profil tourbé du whisky.

De la fumée sous les queues
Mais c’est la distillation qui fait le grand ménage dans les ppm. « Ces molécules lourdes ne veulent pas être distillées! », insiste Barry Harrison, chercheur au Scotch Whisky Research Institute. De fait, leur point d’ébullition est beaucoup plus élevé que l’éthanol, les esters ou l’eau. Le guaiacol et les crésols, par exemple, familles de phénols apportant respectivement des notes cendrées, camphrées et des arômes médicinaux se dispersent aux environ de 200° C, détaille-t-il dans l’indispensable ouvrage de Mike Billett, Peat and Whisky, the Unbreakable Bond.
Les composés les plus lourds s’envoient donc en l’air dans l’alambic vers la fin de la distillation, et notamment dans les queues: par conséquent, les coupes sont souvent ajustées à la baisse quand on distille du whisky tourbé.
Une distillation lente, en provoquant davantage de reflux (et de contact avec le cuivre purificateur du pot still), dégommera davantage de ppm. Le volume de queues (plus tourbées, donc – merci de suivre ou de faire semblant) réinjecté dans la seconde distillation influence également le résultat.

Parlons de l’arrière-train des molécules
Evidemment, la forme, la taille, la charge de l’alambic, la présence ou non d’un purificateur et l’inclinaison du col, en minimisant ou maximisant le reflux jouent un rôle déterminant. Ce qui explique que Caol Ila, qui utilise le même malt à 35 ppm que Lagavulin, offre un ressenti moins tourbé que sa frangine de Kildalton.
Inutile de préciser que dans un alambic peu chargé, très haut et armé d’un col ascendant, les phénols vont avoir bien du mal à hisser leur petit popotin fumé, et retomberont dans le pot still tant qu’ils ne se seront pas allégés.
Mais, là encore, mieux vaut ne pas raisonner en termes de quantités de phénols: certains types de congénères ont un impact démesuré à des taux de détection très bas. Un peu comme le sel ou le poivre dans la cuisine: ajoutez-en 2 cuillérées à café dans votre assiette de purée et vous ne sentirez plus les patates!
Reste le vieillissement, sans doute l’étape qui offre le plus matière à questionnement. Quiconque a goûté des whiskies tourbés très âgés sait que les phénols disparaissent avec le temps. Mais ce n’est pas aussi simple.

 

L’ECU des savanes…

Loin de moi l’idée de vous infliger le souvenir d’un projet de devise monétaire européenne, ni même celui de la fameuse BD aux bulles explosives très « seventies » qui relevait davantage du conflit de canard… NDLA : un écrivain qui se livre n’est-il pas proche d’un canard qui se confie ? Non, cet ECU-ci […]

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En passant par la Lorraine, comme une envie de Rozelieures … par Nicole LOISEAU

Après de nombreuses fois remises, nous voici .. à Nancy où la choucroute n’est pas ce que l’on croyait, même dans un magnifique décor art nouveau !

La campagne vosgienne alentour est agricole et vallonnée. Puisque nous allons visiter une malterie, il est normal d’avoir de grandes étendues de champs de céréales. A Lépange-sur-Vologne, la grande bâtisse industrielle, autrefois ancienne filature, a été reconvertie en malterie. Christophe DUPIC et Jean Christophe, responsable du process nous accueillent et nous font apprécier cette machine prototype unique,  qui permet le maltage de  l’orge produite Continuer la lecture