« le « sans » est-il si indécent ?! »

                                                                                   Par Benoît Lefebvre – Vice-Président

Il est clair aujourd’hui que certains « bien-pensants » souhaitent nous orienter vers une « vie ans » !

De l’alimentaire au textile en passant par de nombreux biens de grande consommation les injonctions « sans » se multiplient « sans » modération, ni sommation d’ailleurs … A croire qu’on a le bonheur dans le « sans » comme le diable dans le détail !?

Mais gardons notre « sang » froid, les « sans » tabac, « sans » gluten, « sans » écran, « sans connexion » et Jean passe … Ne doivent pas altérer notre libre arbitre (de touche pas à ça p’tit c… ?) « sans » prétention, comme il se doit (dans l’oeil) !

En définitive, cette petite préposition qui exprime l’absence, le manque, la privation ou l’exclusion n’est pas « sans » influence, ni « sans » espièglerie ou manipulation de nos vies tel un puits « sans », bras armé du marketing ou arme de destruction passive… « Sans » rire, un échantillon de « sans » version « sampler » peut, se consentir, tel un film, « sans » cible, « sans » effet ou sensationnel !

Déjà en 1981, année du changement propre à l’ère mythe errant, de grands intellectuels « musiqueux » déclinèrent, le « Sampa » pour l’un et le « sans » aile pour l’autre … suivis deux décennies plus tard par le célèbre « Manouche sans guitare » par le solide rejeton hardi de qui vous savez !

Sur table, en revanche, depuis 1988, le « sans » bulle cède souvent la place à l’effervescente « San Pé », doux oxymore qui échappe à certains …

Mais, telle une sentinelle, même « sans » grade, demeurons à l’affût … le côté obscur de la force du « sans » peut se révéler privatif et récessif (« sans » gain comme rhésus !).

Si, comme le sait notre éminent François-Xavier, le seul segment en croissance est aujourd’hui
le « sans » alcool, pouvons-nous sérieusement imaginer qu’un monde « sans » vin ou qu’un Clan « sans » grand malt puissent voir le jour ? Non mais « sans » blague, pourquoi pas un single farm « Santerre » mon cher Etienne ? (de Hautefeuille …) .

Pourquoi pas un breton « sans » far (à iode), ni d’ailleurs un phare « sans » breton Monsieur Fresnel ?

Un normand « sans » beurre & une Normande « sans » armoire ? comme le son de Thomas …
Des fruits « sans » passion ou même du Kobé « sans » persillé (pour l’effet boeuf de l’humour gras …) ?

De plus, « sans » être particulièrement à cheval sur certains principes comment une seule seconde, concevoir, en soi, un Hermès (au carré) « sans » selle ? (henni soit qui mal y pense …)
A l’heure où je vous parle à vous, oui à vous, adhérents scotchés à ce texte incohérent « sans » queue, ni tête « sans » odeur, soyez à l’image des culottés effervescents de la prise de la pastille « sans » culotte, des défenseurs « sans » concession, des résistants prêts à défendre les « sans » équivalents bruts de fûts, single casks ou autres casks strength à fort degrés (ou de force !) en ces temps qui sombrent, tel un p’tit tannique, dans d’obscurs abysses « sans » LED approprié …

Que le « sans » impur abreuve nos sillons …

Que le bon sens circule dans nos veines …

Que nous ne soyons pas « sans » donner sens à nos vies et donner vie à nos sens …

Le contraire serait un des « sans » et un non-sens interdit !