POUR CAUSE DE CONFINEMENT, TOUTES NOS DEGUSTATIONS SONT ANNULEES … NOUS ATTENDONS LES INFORMATIONS POUR FIXER DE NOUVEAUX RENDEZ-VOUS … PEUT-ETRE EN JUILLET .. NOUS AVONS HÂTE DE VOUS RETROUVER NOMBREUX … EN ATTENDANT, PRENEZ SOINS DE VOUS ET SI UN « DRAM » DE SINGLE MALT NE NOUS PROTEGE PAS DU CORONAVIRUS? IL NE NOUS FERA PAS DE MAL !

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LE WHISKY SERA-T-IL SOLUBLE DANS LE BREXIT …

 

Good bye, ça y est, c’est consommé !

Le BREXIT c’était hier, nous entrons dans un espace temps bien incertain où tout reste à faire, appelons le d’un néologisme ‘’ post-Brexit ’’. Nougaro écrivait : ‘’sur l’écran noir de mes nuits blanches…’’ une jolie formule que nos élus de Bruxelles peuvent déjà s’approprier, en affrontant les imbroglios juridiques, douaniers et fiscaux qui les attendent. Au parlement Européen, le 31 janvier, dans une séquence assez émouvante, nos ex-collègues britanniques entonnèrent cette vieille chanson Ecossaise, écrite dit-on, par Robert Burns lui même, bientôt reprise par tous les parlementaires :
« Ce n’est qu’un au revoir mes frères,
Ce n’est qu’un au revoir,
Oui nous nous reverrons mes frères… »
Nous l’avons entendue, tant elle fait partie d’un commun patrimoine, serait- elle prémonitoire des échanges à venir entre le Royaume-Uni et l’UE ? Que des liens restent forts, c’est à l’entendre le souhait d’une bonne partie des Ecossais, de l’Irlande du Nord de Londres et d’européens. Le Brexit vient compliquer les échanges mais rien n’est encore écrit, sauf l’exit. Les milieux culturels l’appréhendent, peut-être à tort, souvenons nous au 18ème siècle, les échanges étaient innombrables et d’une incroyable fécondité entre tous les pays d’Europe malgré les rivalités et les conflits sur le vieux continent. Et le blocus continental de Napoléon n’a pas ruiné l’Angleterre, un espace entre les intentions et la réalité.

En premier lieu, le marché du whisky, qui pèse lourd dans l’économie ‘’over the Channel ’’, bouge et va encore bouger. Selon l’évolution de la livre sterling, ce sera Jean qui pleure ou Jean qui rit, ce n’est pas nouveau, (la livre sterling ayant fait la nique à l’euro) mais ce sont surtout les taxes à venir qui vont influencer les échanges et peuvent évoluer selon l’humeur de nos édiles. Le business du whisky représente 21% des exportations des produits alimentaires et des boissons venant de nos voisins insulaires et 40 000 emplois, ce n’est pas de la roupie de sansonnet ! Sans règles établies, la concurrence ne va jamais être aussi forte. Pour le moment, la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne ‘’aurait’’ fait exploser les commandes de bouteilles et fûts de whisky écossais… Mais les investissements sont considérables pour un marché toujours en devenir, le grand écart entre l’immédiateté et les prévisions.

Quant à nous les ‘’froggies’’, que deviendrons nous pauvres pécheurs, nous ne savons pas si le curseur des volumes et des prix rendra le whisky simplement plus cher, ou plus limité (voire les deux). Changerons-nous nos goûts et nos habitudes ? Pas si sûr.

Des accords seront négociés entre la Grande-Bretagne et l’UE d’autant que pour ce genre de traité, il faut des mois, voir plusieurs années pour aboutir… Il ne reste plus qu’à croiser les doigts ….

Slainte Gérard TRENTESAUX