Actualités et dégustations
Les mondes parallèles CIGARES & RHUMS par Marc Goubert
« Rhum, Rumba, cigare et chocolat …
ce que recommandent les neurologues pour vivre mieux et plus longtemps ». Non, ce n’est pas une chanson cubaine, mais le titre d’un colloque médical donné en décembre 2013 aux très sérieux HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) par un non moins sérieux chef de clinique. Maintenant que nous avons la bénédiction de la Faculté – fut-elle Suisse – nous pouvons avec bonne conscience nous adonner à notre passion : la dégustation d’un cigare et d’un rhum. Continuer la lecture
Voyage en whiskiland ou le Marathon des distilleries
Pendant que certains se dessèchent au marathon des sables, nous nous envolons pour l’Ecosse et notre première participation au Marathon des Distilleries. Membres du clan depuis peu, nous sommes de véritables néophytes.
Après une matinée à Edinburgh afin de nous familiariser avec la planète Whisky et l’acquisition d’une cornemuse (que Gil aura beaucoup de mal à apprivoiser !). Un déjeuner avec une première partie des participants et nous retrouvons le bus et son chauffeur Mark, qui révèlera son excellente habitude à gérer cette équipe indisciplinée.
Nous y sommes chaleureusement accueillis par les ch’tis, compétiteurs surentrainés, pour ne pas dire survitaminés, mais qui ne vont pas tarder à perdre le monopole des mauvais jeux de mots! Continuer la lecture
Welcome aux trois français ….

Welcome aux trois français au Clan des écossais
Haro à tous ceux qui avaient voulu penser :
Ils n’en avaient pas le goût, leur palais étranger
Sirotent seulement des nectars dénudés
Knockando mis à part ou autre Macallan !
Y croire est une erreur car jamais il ne crânent …
Dégustation du 5 Décembre 2013
Cigares & Spiritueux … deux mondes parallèles
Les MATHEMATICIENS , dans leur grande sagesse, affirment que les parallèles se rejoignent à l’infini. Rassurez-vous, je ne suis pas sage, et je n’ai pas attendu d’atteindre l’infini pour allier la dégustation d’un malt ou d’un rhum et d’une vitole.
Ces mondes parallèles se rejoignent dans leurs vocabulaires, leurs traditions, leurs dégustations, leurs terroirs…
Terroirs, le mot est lâché. S’il est courant de parler de terroirs pour un cigare – le terroir désignant couramment un pays ou une région d’un pays -, les amateurs de whisky sont plus frileux pour utiliser ce vocable. L’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) définit le terroir comme étant « un espace géographique limité dans lequel une communauté humaine construit au cours de son histoire un savoir-faire collectif, fondé sur un système d’interactions entre un milieu physique et biologique et un ensemble de facteurs humains ». Les itinéraires techniques ainsi mis en jeu révèlent une originalité, confèrent une typicité et aboutissent à une réputation pour un produit originaire de cet espace. On ne demande pas grand-chose à un cigare, pas plus qu’à un whisky, sinon qu’il nous plaise. C’est pour cette raison qu’il n’existe pas de « meilleur cigare », de « meilleur whisky », comme il n’existe pas de « meilleur vin ». Tout est question de goût, d’humeur, d’affinités, de temps à consacrer à la dégustation ainsi que des conditions dans lesquelles s’opèrent cette dégustation. Seul, après une promenade en campagne, ou pendant la retransmission d’un match de rugby ; ou mieux, entre amis, devant un feu de cheminée, car la notion de plaisir n’est jamais très éloignée de la notion de partage. Il en est des alliances entre le cigare et les spiritueux comme des mariages entre un homme et une femme : tantôt douces, sensuelles, explosives, voire plus si affinités… Continuer la lecture
Fête du Malt : exercice de mémoire
Georges PEREC publie en 1978 « Je me souviens ».
D’émouvants détails que l’on croit sur le moment sans importance, des bribes qui par fragments reconstituent l’histoire de sa vie. Aussi, dans quelque temps, pourrait-on dire à propos de cette soirée d’octobre 2013, « Je me souviens ».
De GlenDronach sortie de son sommeil, de Colbert de Villacerf ministre de Louis XIV, de son hôtel particulier si près, à toucher le château de Versailles. Continuer la lecture
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE CLAN SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER …
Bien sûr il y a la lettre, incomparable, attendue, toujours renouvelée, pour nous faire rêver dans ce monde de brut, avec sa sélection, ses commentaires, son édito. « Mais je lis… et puis j’oublie », comme il fut dit récemment.
Aujourd’hui, une question ? La réponse est immédiate sur le nouveau site : www.grandsmalts.fr … là, tout sur tout ! Tous les éditos, toutes les actualités du Clan et celles du whisky, avec les contributions de T. Terrain et JM Danquigny, on a envie de tout relire ! tout sur les distilleries, dont la liste s’allonge sous la plume experte de G. Delos, qui nous raconte en détail leur histoire.

Le whisky réserve parfois des surprises
Près de l’Étoile, dans le quartier Monceau, l’École hôtelière Médéric nous reçoit une
nouvelle fois pour notre dégustation du 4 septembre. Tout d’abord atelier de fonderie
et de chaudronnerie, c’est là que le sculpteur Bartholdi monta entièrement la Statue de la Liberté.
En 1884, elle dominait de ses quarante-six mètres les immeubles du voisinage.

Ce bâtiment aux allures de grand paquebot, abrite une prestigieuse école préparant aux métiers de la table : barman, sommelier, cuisinier et bien évidemment le service en salle.
Dans ce lieu une escouade de jeunes gens en noir et blanc, sourire aux lèvres, mains derrière le dos, sans qu’un cheveu ne dépasse, uniforme oblige, nous accueille gentiment. Nous dégustons les deux premiers whiskies de la soirée, un Glenburgie et un Arran : les commentaires me font plus rêver que les breuvages. Continuer la lecture
Pascal Dutarte, un ami qui nous voulait du bien
Lassés parfois de traverser toute l’Ile de France pour nous rejoindre et partager nos agapes,
nos amis autour de Cergy Pontoise dénichèrent il y a quelques années un sympathique endroit
où se réunir, pour honorer le dieu whisky sans oublier les plaisirs de la table.
Ce fut d’abord Au Petit Gris, dans Saint-Ouenl’Aumône, que nous fîmes la connaissance de Pascal.
Habile artisan, perfectionniste, chaleureux, amical, les soirées du Clan devinrent rapidement,
sous sa houlette et celle des talentueux animateurs du Clan, un rendez-vous incontournable pour
nos amis. Soucieux de se développer, Pascal prit il y a quelques temps sa canne et son chapeau pour s’installer à Génicourt et son restaurant l’Arrêt fut naturellement la prochaine étape du Clan. Et pendant de nombreuses années, le seul mot d’ordre fut : Génicourt on y vient, on y court, pour déguster les cassolettes de petits gris ou participer aux dîners « tout chocolat » en début d’année !! Bref pour tout ces moments mémorables, merci Pascal, et que des vents favorables te portent vers tes nouveaux projets.
Prenant le relais, Cyril Gautier est le nouveau restaurateur de l’Arrêt, et souhaite maintenir l’accueil
et la qualité qui a fait sa réputation. Ne doutons pas de sa réussite. À bientôt.
Gérard TRENTESAUX
Un jour de mai au bois rouge
Dégustation au Restaurant Le Bois rouge dans le Xe arrondissement de Paris
D’abord l’approche, le quartier animé, beaucoup de monde dans les rues, beaucoup d’échoppes de coiffeurs africains pleines à craquer, de longues files de filles qui attendent leurs tresses, il faut dire aussi que la rue de la Fidélité n’est pas loin de la rue de Paradis, alors forcément, on se presse…

Élisabeth, notre hôtesse nous accueille avec sa gentillesse habituelle à l’orée du Bois Rouge. Nous aussi, nous sommes nombreux à attendre le début de la dégustation, après avoir tourné et retourné les bouteilles que nous allons respirer, humer, puis déguster.
Le Port Charlotte, tourbe élégante, agréablement poivré, accompagne notre entrée, puis le Springbank, précédé par sa réputation mais qui décevra certains et ravira d’autres par ses notes fruitées très marquées pomme de par sa finition en fût de calvados !
Le tiramisu fait une belle alliance avec le Linkwood, puissant et poivré, la goutte d’eau n’était pas de trop pour mieux en révéler les arômes. Marie- Hélène nous fait partager sa culture du Glengoyne et évoque la lenteur de sa distillation, le malt et les fruits qu’il développe en bouche nous font oublier qu’il va falloir affronter la rue et ses trottoirs pleins de monde.
Les terrasses affichent complet, malgré l’heure tardive, tout a un petit air de soir d’été… mais plus que cette prose, quelques photos suggéreront la chaleureuse ambiance du Bois Rouge, ce soir là !
Nicole LOISEAU




