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Old Pulteney Navigator

Épicé et salé … 

La plus septentrionale des distilleries écossaises (exception faite des Orcades) remonte à 1826, et doit son nom à sir Williams Pulteney, directeur de la Société des Pêches britanniques qui y construisit un port modèle en 1811. Tout en changeant plusieurs fois de propriétaires, la distillerie a surtout fourni les blenders, qui apprécient son malt autant pour ses notes salées (la mer n’est qu’à 20 km) que ses caractères fruités dus à l’emploi de fûts de xérès (manzanilla). La gamme Navigator, sans âge indiqué, est déclinée en nombreuses variétés qui portent le nom d’un des phares de la côte.

Jaune légèrement doré. Nez discret, plutôt sec, avec un léger parfum iodé. En bouche, il développe un caractère également sec, avec un fondu aromatique où se distinguent l’amande, le raisin de corinthe blond, le gingembre et quelques notes miellées. La finale, longue, est surtout marquée par les épices (poivre) avec une sécheresse persistante, un peu salée.

Glen Garioch

Pour finir la soirée …

A l’est des Highlands, près d’Aberdeen, Glen Garioch (qui se prononce “glenn guirie”) remonte à la fin du 18ème siècle, et plusieurs bâtiments d’origine ont été conservés, ainsi que les aires de maltage, inutilisées depuis 1979. Longtemps propriété de DCL, elle fait partie du groupe Morrison Bowmore (Suntory) depuis 1970, et, après une mise en sommeil en 1995, elle a repris du service deux ans plus tard… faute d’avoir trouvé un repreneur. La gamme des embouteillages officiels a été complètement revue en 2009.

Ambré un peu cuivré. Nez sur la pomme cuite, plutôt liquoreux avec du caramel au beurre. Bien sec à l’attaque, il se développe sur les fruits cuits et le caramel, accompagné par des épices (poivre noir surtout). Bien puissant pour son âge et malgré la réduction, il est chaleureux avec une finale très persistante sur un peu de boisé. Un bon compagnon de fin de repas.

Teaninich

Harmonieusement vieilli …

Créée en 1817 par le seigneur local, Hugh Monro de Teaninich (qu’on prononce “Tiann-inich”), cette importante distillerie des Highlands septentrionales n’a pratiquement jamais cessé de fonctionner depuis, hormis pendant les guerres. Mais ses malts sont restés longtemps rarissimes avant que Diageo, son propriétaire, ne se décide à en commercialiser une petite partie. Après 2 ans de travaux, sa capacité vient de passer à près de 10 millions de litres.

Jaune pâle. Nez puissant, plutôt sur les céréales, avec un côté cireux et vieux cuir. Belle ampleur en bouche, alliant du moelleux à des notes plus vives, voire un peu acidulées. L’ensemble est sec, puissant, avec des arômes fondus où l’on distingue des fruits cuits et du caramel au beurre, mais aussi le foin séché, le bois de santal et la cire d’abeille. Une harmonie qui ne peut être atteinte qu’après un très long vieillissement.

Clynelish

Joli fruité qui n’aurait demandé qu’à vieillir un peu plus ….

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout). D’importants travaux d’agrandissement ont été annoncés par Diageo, mais sont depuis suspendus, en raison du ralentissement de certains marchés.

Jaune doré. Nez sur la céréale bien mûre, avec du fruit jaune et une pointe d’épice. Le corps est à la fois sec mais avec de la rondeur, sur une base bien charpentée. Beaucoup de fruits jaunes (poire William, prune) bien relevé par le poivre noir. Malt bien agréable dans sa puissance, mais la finale est un peu courte, oubliant le fruité pour rester sur la note d’alcool et un peu d’astringence boisée. Un âge plus élevé lui aurait sans doute permis de développer un fondu plus harmonieux.

Teaninich

Une belle puissance poivrée …

Créée en 1817 par le seigneur local, Hugh Monro de Teaninich (qu’on prononce “Tiann-inich”), cette importante distillerie des Highlands septentrionales n’a pratiquement jamais cessé de fonctionner depuis, hormis pendant les guerres. Mais ses malts sont restés longtemps rarissimes avant que Diageo, son propriétaire, ne se décide à en commercialiser une petite partie. Après 2 ans de travaux, sa capacité vient de passer à près de 10 millions de litres. Jaune clair.

Nez puissant, un peu gras et surtout malté. Même puissance à l’attaque, surtout à ce degré de réduction. Mais le corps conserve une certaine légèreté, marqué par les céréales, un peu de fruits jaunes et des notes épicées et poivrées. Finale agréable, toujours avec cette belle puissance poivrée et fruitée.

Octomore 7.1

Pour la puissance aromatique avant tout ….
Portant le nom d’une des sources qui alimentent la distillerie de Bruichladdich, sur Islay, le single malt Octomore s’annonce comme le malt le plus tourbé jamais élaboré en Écosse, utilisant des orges écossais, voire d’Islay. Le premier, distillé en 2002, atteignait un taux de phénol de 110 ppm, alors que les plus tourbés de l’époque ne dépassaient pas les 50 ppm. Depuis, des versions encore plus tourbées sont régulièrement proposées ! Du jamais bu jusqu’à présent dans le monde des whiskies tourbés…

Jaune doré. Nez puissant, voire lourd, sur le caramel, le tabac blond et des zestes d’orange. En bouche, la tourbe s’installe progressivement sans agressivité, accompagnée par la vanille, le caramel au beurre et quelques fruits secs (raisins de Corinthe, amande). Brûlant, certes, mais supportable grâce à une belle rondeur où se fondent tous les arômes. Plus que la seule tourbe, c’est cette puissance aromatique inédite qui impressionne le plus, et le niveau atteint en ppm devient presque accessoire.

Deanston

Austère mais bien fruité

Relativement récente, cette distillerie des Highlands ouverte en 1965 doit sa création à la qualité de l’eau de la rivière Teith… et à la présence des grands ateliers d’une ancienne filature de coton. Elle est située à Doune, à peu de distance de la ligne séparant les Highlands des Lowlands. Produisant essentiellement pour les blenders, ses embouteillages officiels sont assez rares.

Jaune doré. Nez sur les céréales, avec du fruité (pomme cuite) et un peu de miel. Onctueux en
bouche, il garde tout de même un caractère sec. Arômes bien fondus sur les fruits secs (raisins de Corinthe), la pomme cuite (tarte Tatin), une touche de miel et quelques notes florales. Bien qu’un peu austère, c’est un malt d’une belle ampleur jusqu’à sa longue finale, très persistante.

Glen Moray

Tout en fruits exotiques ,,,

Un single cask tout en fruits exotiques grâce à sa maturation en fût de Madère.

En bouche, des notes d’ananas confit aux épices douces, avec une pointe de gousse de vanille, et une finale où s’harmonisent les épices et la gourmandise du bois. Commentaire de Donald MacKenzie, Brand Ambassador Whisky chez Dugas.

Glengoyne

Voluptueusement puissant …
Cette distillerie fondée en 1833 présente la particularité d’être géographiquement dans les Lowlands, mais d’avoir été rattachée aux Highlands depuis une trentaine d’années, car l’eau qu’elle utilise en provient directement. En outre, sa typicité n’a rien à voir avec les malts
herbacés et floraux des Lowlands. Une des spécificités de la distillerie est d’utiliser différents xérès pour le vieillissement de ses malts. Par ailleurs, une distillation particulièrement lente
(3 litres à la minute) donne un style spécial au malt.

Ambré. Nez d’abord fermé, puis devient puissant à l’aération, sur le boisé et le caramel cuit. Attaque brûlante (un peu d’eau est à recommander aux palais sensibles), puis il se révèle bien moelleux, avec des arômes fondus où on retrouve le caramel, mais aussi la vanille du boisé, de la compote de pomme, de la figue et une pointe de réglisse. Longue finale assez voluptueuse, qui persiste durablement.

Clynelish

Rond mais épicé …
Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec
Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts
ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout).
D’ importants travaux doivent doubler la capacité d’ici un an.

Jaune clair. Nez malté sur le grain moissonné, assez moelleux. Attaque élégante par la puissance en alcool. Beaucoup de rondeur au palais, sur les fruits jaunes (prune surtout), mais un peu de poivre noir relève le tout. Très long et bien persistant pour ce classique qu’on pourrait prendre pour un Speyside…