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LEDAIG Amontillado finish

Suavement tourbé  …

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port de Tobermory. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé.

Jaune doré/ambré. Dès le premier nez, la tourbe végétale est bien présente, accompagnée d’une certaine onctuosité fruitée. D’une belle puissance en bouche, et même un peu brûlant, il peut nécessiter un peu d’eau pour détailler sa dominante végétale (foin odorant), avec aussi quelques notes animales (cuir, laine, suint). Le tout est très fondu, tout en finesse, avec une belle persistance sur la tourbe. A ne pas manquer.

TOMATIN 20 ans

Puissant mais suave …

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle aurait produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune doré. Nez fin et élégant, surtout sur le malt et le caramel. En bouche, de la rondeur à l’attaque, puis se développent des notes plus marquées sur le poivre et les épices. A la fois suave et puissant, avec une dominante du malt accompagnée de caramel au beurre et des traces de boisé qui lui donnent de l’ampleur. Persistance chaleureuse où le poivre revient se faire sentir.

TOMATIN 1996

Puissant mais suave … 

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle aurait produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune doré. Nez fin et élégant, surtout sur le malt et le caramel. En bouche, de la rondeur à l’attaque, puis se développent des notes plus marquées sur le poivre et les épices. A la fois suave et puissant, avec une dominante du malt accompagnée de caramel au beurre et des traces de boisé qui lui donnent de l’ampleur. Persistance chaleureuse où le poivre revient se faire sentir.

Glen Ord 12 ans

Sec mais fruité …

Propriété depuis 1838 de la famille Mackenzie, Glen Ord (dans les Highlands du Nord) s’est longtemps appelée Glen Oran, avant d’entrer dans le groupe John Dewar’s, devenu aujourd’hui Diageo. Autre spécificité, ses orges maltées sont produites sur place, mais sont également utilisées par d’autres distilleries du groupe. L’énorme succès du Singleton (produit par Glen Ord, mais aussi par Glendullan et Dufftown) a entraîné une très forte expansion, avec une capacité de 11 millions de litres d’alcool par an.

Jaune très pâle, presque incolore. Nez surtout malté, un peu de poivre, évoluant sur un versant minéral et sec. Attaque ample et fruitée, puis l’alcool se fait sentir. Fruits jaunes (poire, prune) et raisins de Corinthe se développent sur un corps puissant et chaleureux. Légèrement résineux sur la finale, il conserve sa puissance sèche jusqu’au bout, avec toutefois de belles notes fruitées.

Macduff

Fruité, mais surtout poivré ..

Créée en 1962 (ou en 1960 selon d’autres sources), cette distillerie des Highlands constitue un cas rare en Ecosse, car ses malts officiels portent le nom Glen Deveron, puis The Deveron, du nom de la petite rivière proche. Et l’appellation Macduff n’est utilisée que par les embouteilleurs indépendants. Les malts de la distillerie sont avant
tout un constituant fondamental du blend William Lawson’s.

Jaune pâle. Nez sec, un peu léger, restant fermé à l’aération. Attaque puissante et bien épicée. Il se développe ensuite sur les fruits jaunes (prune, poire), avec un caractère moelleux qui ne fait pas oublier ses notes poivrées. Puissant jusqu’à la finale, il persiste assez longtemps en bouche grâce à sa petite astringence et ses notes fruitées.

Knockdhu

Presque un Speyside… le poivre en plus

Fondée en 1893 par DCL, cette distillerie des Highlands de l’Est a été surtout vouée à alimenter les blenders, tout en connaissant de longues périodes de fermeture. Le premier single malt officiel date de 1989, mais il prit par la suite le nom d’An Cnoc, peut-être par crainte d’une confusion avec la distillerie Knockando voisine. Mais le chassé-croisé entre les deux noms s’est reproduit plusieurs fois depuis, ne facilitant pas la tâche des amateurs. Depuis 2003, An Cnoc semble être devenu définitif… au moins pour les embouteillages officiels. Mais ceux des indépendants sont assez rares.

Jaune clair. Nez plutôt céréalier, devenant épicé et marqué par l’alcool à l’aération. Après une attaque plutôt brûlante, il se développe sur un bon malté, avec des notes de miel et des touches plutôt florales. Il devient ensuite plus épicé et poivré, et offre une finale encore brûlante malgré l’ajout d’un peu d’eau. Sans doute un peu jeune pour être embouteillé, il évoque nettement un Speyside… d’autant que la distillerie n’en est guère éloignée.

Blair Athol

Sec et bien apéritif

Cette distillerie des Highlands remonte à la fin du XVIIIe siècle, appelée alors Aldour, mais elle a été ensuite déplacée puis plusieurs fois agrandie, notamment en 1973 avec le doublement du nombre d’alambics. A noter que le village dont elle porte le nom s’écrit lui avec deux “l”. Ses malts servent essentiellement aux blends de Bell’s (Diageo), et ne sont que rarement disponibles, sauf pour des éditions commémoratives limitées.

Jaune doré. Assez fermé, le nez s’ouvre un peu sur la prune jaune et le coing, avec quelques notes poivrées. Plutôt onctueux à l’attaque, avec des notes de miel, il  revient plus sec et poivré ensuite, avec une belle puissance. Le fruité domine, avec un caractère bien sec et très apéritif, à la limite de l’astringence. Petite persistance sur le fruité, mais surtout sur le poivre noir.

Macduff

Fruité, mais surtout poivré …

Créée en 1962 (ou en 1960 selon d’autres sources), cette distillerie des Highlands constitue un cas rare en Ecosse, car ses malts officiels portent le nom Glen Deveron, puis The Deveron, du nom de la petite rivière proche. Et l’appellation Macduff n’est utilisée que par les embouteilleurs indépendants. Les malts de la distillerie sont avant tout un constituant fondamental du blend William Lawson’s.

Jaune pâle. Nez sec, un peu léger, restant fermé à l’aération. Attaque puissante et bien épicée. Il se développe ensuite sur les fruits jaunes (prune, poire), avec un caractère moelleux qui ne fait pas oublier ses notes poivrées. Puissant jusqu’à la finale, il persiste assez longtemps en bouche grâce à sa petite astringence et ses notes fruitées.

Blair Athol

Sec et bien apéritif …

Cette distillerie des Highlands remonte à la fin du 18ème siècle, appelée alors Aldour, mais elle a été ensuite déplacée puis plusieurs fois agrandie, notamment en 1973 avec le doublement du nombre d’alambics. A noter que le village dont elle porte le nom s’écrit lui avec deux « l ». Ses malts servent essentiellement aux blends de Bell’s (Diageo), et ne sont que rarement disponibles, sauf pour des éditions commémoratives limitées.

Jaune doré. Assez fermé, le nez s’ouvre un peu sur la prune jaune et le coing, avec quelques notes poivrées. Plutôt onctueux à l’attaque, avec des notes de miel, il devient plus sec et poivré ensuite, avec une belle puissance. Le fruité domine, avec un caractère bien sec et très apéritif, à la limite de l’astringence. Petite persistance sur le fruité, mais surtout sur le poivre noir.

Clynelish

Joli fruité qui n’aurait demandé qu’à vieillir un peu plus …

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout). D’importants travaux d’agrandissement ont été annoncés par Diageo, mais sont depuis suspendus, en raison du ralentissement de certains marchés.

Jaune doré. Nez sur la céréale bien mûre, avec du fruit jaune et une pointe d’épice. Le corps est à la fois sec mais avec de la rondeur, sur une base bien charpentée. Beaucoup de fruits jaunes (poire William, prune) bien relevé par le poivre noir. Malt bien agréable dans sa puissance, mais la finale est un peu courte, oubliant le fruité pour rester sur la note d’alcool et un peu d’astringence boisée. Un âge plus élevé lui aurait sans doute permis de développer un fondu plus harmonieux.