Archives

WOLFBURN MORVEN

« Sec, tourbé et très prometteur »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. 4 malts sont déjà commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune très pâle. Nez discret, plutôt végétal, devenant plus chaleureux à l’aération, avec une pointe tourbée. En bouche, attaque sur la tourbe, avec un caractère presque brûlant. Le corps est sec, voire minéral, avec des notes florales (violette ?) qui lui donnent une belle personnalité. Encore un peu court en bouche, du fait de son jeune âge, mais vraiment prometteur.

WOLFBURN LANGSKIP

« À l’attaque »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. 4 malts sont déjà commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune légèrement doré. Nez assez puissant, sur les céréales et les fruits jaunes. Franchement brûlant à l’attaque (un peu d’eau n’est pas inutile), il se développe ensuite sur un corps plus moelleux, surtout malté, avec des notes de vanille (fût de bourbon) et des notes poivrées sur la finale. Portant à juste titre le nom du navire de guerre viking, voilà un presque brut de fût qui vous remet d’attaque.

GLEN ORD 2008

2″Une puissante douceur »

Propriété depuis 1838 de la famille Mackenzie, Glen Ord (dans les Highlands du Nord) s’est longtemps appelée Glen Oran, avant d’entrer dans le groupe John Dewar’s, devenu aujourd’hui Diageo. Autre spécificité, ses orges maltées sont produites sur place, mais sont également utilisées par d’autres distilleries du groupe. L’énorme succès du Singleton (produit par Glen Ord, mais aussi par Glendullan et Dufftown) a entraîné une très forte expansion, avec une capacité de 11 millions de litres d’alcool par an.

Jaune pâle. Nez finalement malté, avec un peu de prune jaune et des notes épicées. Plutôt onctueux à l’attaque, il est vite brûlant (un peu d’eau n’est pas inutile) avec une dominante poivrée. On retrouve le fruité du nez, avec aussi un peu de pomme cuite au beurre. Puissant jusqu’à la finale sans être trop agressif, grâce à des notes miellées qui apportent de la douceur.

LEDAIG 2005

« Un riche mariage »

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie dans le port de Tobermory, dont elle porte le nom. Remontant à 1795, elle a été créée par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture depuis les années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart et maintenant par le groupe Distell, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé.

Ambré avec des reflets rosés. Nez sur la tourbe végétale, assez douce, puis l’alcool se développe avec un caractère légèrement vineux. Attaque puissante, voire brûlante (un peu d’eau peut être nécessaire) avec une nette domination tourbée, caractéristique de la marque. Mais les notes fruitées du porto apportent une diversité aromatique supplémentaire, ce qui n’était pas forcément facile à réaliser. Un riche mariage qui se prolonge longuement…

GLENGOYNE

« Solidement épicé » …

Cette distillerie fondée en 1833 présente la particularité d’être géographiquement dans les Lowlands, mais d’avoir été rattachée aux Highlands depuis une trentaine d’années, car l’eau qu’elle utilise en provient directement. En outre, sa typicité n’a rien à voir avec les malts herbacés et fl oraux des Lowlands. Une des spécificités de la distillerie est d’utiliser différents xérès pour le vieillissement de ses malts. Par ailleurs, une distillation particulièrement lente (3 litres à la minute) donne un style particulier au malt.

Ambré clair aux reflets orangés. Nez puissant, bien malté et tirant sur le fauve, avec des notes épicées. Attaque presque brûlante (un peu d’eau sera apprécié des palais sensibles) mais le corps se révèle vite moelleux et bien poivré. La pomme cuite au caramel accompagne le tout, sur un corps solide et tapissent bien le palais. Longue persistance sur le malt et les épices.

TOMATIN 15 ANS

« Contrasté, mais équilibré »

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune doré soutenu. Nez d’abord fermé, s’ouvrant ensuite sur de la douceur, à la fois maltée et miellée. Attaque assez ferme, plutôt sèche. Tout en contrastes, la bouche va d’un malté assez sec et épicé, à une rondeur fruitée, légèrement sucrée, en arrière-plan. L’ensemble est toutefois harmonieux et bien fondu, avec une réelle originalité apportée par la finition vineuse. A découvrir…

MC WARRIOR

« Xérèsement vôtre »

Appartenant à un des plus anciens clans d’Ecosse qui lui a donné son premier roi, Anthony Mc Callum a d’abord vécu en France avant d’aller se former au whisky en Ecosse sous la direction des meilleurs spécialistes. Après plus de 20 ans passés à travailler pour des négociants, il a créé
sa propre société d’embouteillage, House of Mc Callum, développant une gamme de malts très
typés comme il les aime.

Ambré foncé à dominante grenat. Nez vineux sur le liquoreux. Moelleux à l’attaque en bouche, il est bien marqué par les fruits rouges et noirs (cassis, mûre) sur une base maltée. Notes d’épices assez discrètes, avec une pointe de poivre noir. Très agréable sur la persistance un peu liquoreuse, mais est-ce encore un whisky ? A l’aveugle, on pourrait facilement s’y tromper…

TOMATIN

« Chaleureusement fruité »

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune très pâle. Nez puissant, sur la céréale et le pain frais, avec un peu de poivre noir. Attaque brûlante (un peu d’eau est conseillé), puis se développe avec un caractère sec mais très fruité (poire surtout, raisin jaune). Il devient plus gras sur la finale, le malté s’accompagnant de quelques notes épicées. Finale bien chaleureuse, avec persistance sur le malt et le fruité.

TOBERMORY

« Un grand charmeur malgré son jeune âge »

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port qui porte le même nom. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. Depuis sa reprise par Burn Stewart, elle-même achetée par le Sud-Africain Distell Group, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons  : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé. La distillerie vient de rouvrir après deux ans de travaux de modernisation.

Jaune doré. Plutôt doux au départ, le nez gagne en puissance sur le végétal (sous-bois d’automne) et quelques notes plus animales (fourrure, cuir vieilli). Attaque puissante, voire un peu brûlante, mais il devient vite bien moelleux, sur l’orge maltée, avec de la pomme cuite, du caramel au beurre et des notes épicées (poivre noir, gingembre). Finale plutôt enveloppante, sur les raisins de Corinthe, le bois de santal et un petit côté Havane. Un vrai charmeur de fin d’après-midi.

TOMATIN

« Le grand dram pour un soir »

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Jaune pâle. Nez malté et épicé, avec des notes boisées (chêne) un peu vanillées. Plutôt doux à l’attaque, il développe ensuite une belle puissance sur un corps sec. Bien épicé, il présente de l’ampleur sur les raisins de Corinthe, le pignon de pin, avec des notes de miel de châtaignier. Un digestif tout en rondeur qui s’appuie sur de solides notes boisées. Un grand dram pour le soir.