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SELECTION DU CLAN – Smoky Discovery Gordon & Macphail – 12 ans – 43% – 70cL – Ref 100953

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie dans le port de Tobermory, dont elle porte le nom. Remontant à 1795, elle a été créée par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture depuis les années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart et maintenant par le groupe Distell, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé. Produit sur l’île de Mull au sein de la distillerie Tobermory, Ledaig incarne la version tourbée et maritime de la maison. Son style est marqué par une fumée grasse et légèrement médicinale, soutenue par une trame saline et une belle intensité céréalière. Sous la sélection Discovery de Gordon & MacPhail, l’accent est mis sur la lisibilité du profil : un Ledaig franc, précis et expressif, mettant en avant l’équilibre entre tourbe, fraîcheur et douceur maltée. Ce 12 ans s’ouvre sur la tourbe et conserve toute sa vivacité tout en gagnant en rondeur, offrant une dégustation à la fois énergique et harmonieuse.

Nez : Une attaque de fumée de tourbe s’ouvre sur des notes de viande fumée au sirop d’érable, de caramel au beurre (toffee) et de pommes cuites. Des arômes d’herbes marines persistent pour s’achever sur une délicate pointe saline.
Bouche : Un assemblage de fruits compotés, de raisins secs et de groseilles s’associe à des saveurs de chocolat au lait et de crème brûlée. La douceur du caramel est complétée par des éclats d’agrumes et une nuance de braises de feu de camp.
Finale : Un boisé persistant s’estompe lentement pour révéler de subtiles notes d’agrumes.

SELECTION DU CLAN – DALMORE – 17 ans – 42% – 70cl – Ref 69987

Créée en 1839, cette distillerie des Highlands du Nord a été assez vite liée au blender Whyte & Mackay. Elle a pour particularité un très vieil alambic dont le col est refroidi par une circulation d’eau, ce qui a pour effet d’alléger l’eau-de-vie de ses éléments les plus lourds. Ce qui explique peut-être ses capacités à vieillir longuement (au-delà de 50 ans), même si les bouteilles d’un tel âge sont particulièrement rares et valent de petites fortunes. The Dalmore 17 ans est élaboré dans la continuité du savoir-faire de la maison et s’inscrit dans la gamme permanente à mi-chemin entre l’élégance de The Dalmore 15 ans et la complexité de The Dalmore 18 ans. Vieilli pendant 12 ans en fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique, ce whisky est ensuite réparti à parts égales dans trois types de fûts de sherry rares : Amoroso, Apostoles et Matusalem Oloroso, pour un affinage de 5 années supplémentaires. Ce double vieillissement révèle un single malt parfaitement structuré, à la fois riche, généreux et intensément gourmand.

Nez : Vanille, chocolat noir, marmelade et réglisse douce.
Bouche : Raisins secs, chocolat, agrumes, café, noix de muscade et épices.
Finale : Fruits compotés et caramel.

KNOCKDHU – An Cnoc – 12 ans – 40°

« Élégante richesse »

Fondée en 1893 par DCL, cette distillerie des Highlands de l’Est a été surtout vouée à alimenter les blenders, tout en connaissant de longues périodes de fermeture. Le premier single malt offi- ciel date de 1989, mais il prit par la suite le nom d’An Cnoc, peut-être par crainte d’une confusion avec la distillerie Knockando. Mais le chassé-croisé entre les deux noms s’est reproduit plusieurs fois depuis, ne facilitant pas la tâche des amateurs. Depuis 2003, An Cnoc semble être devenu définitif… au moins pour les embouteillages officiels.

Jaune doré. Discret et délicat, il révèle peu à peu du fruité (pomme, prune jaune) puis un peu de floral (fleurs blanches). En bouche, attaque bien maltée, avec la rondeur caractéristique du Speyside et des fruits exotiques (banane ?). Et toujours de la douceur un peu poivrée sur la finale, tout en conservant son fruité avec des notes d’agrumes et une pointe caramélisée. Riche et surtout élégant.

OLD PULTENEY – Flotilla – 2012 – 46°

« Plutôt maritime »

La plus septentrionale des distilleries écossaises (exception faite des Orcades) remonte à 1826, et doit son nom à sir Williams Pulteney, directeur de la Société des Pêches britanniques qui y construisit un port modèle en 1811. Tout en changeant plusieurs fois de propriétaires, la distillerie a surtout fourni les blenders, qui apprécient son malt autant pour ses notes salées (la mer n’est qu’à 20 km) que ses caractères fruités dus à l’emploi de fûts de xérès.

Jaune pâle. Nez assez doux, légèrement pâtissier, avec aussi des notes fruitées (pomme, agrumes). En bouche, se développe un caractère assez iodé, mais accompagnant aussi des céréales et une pointe épicée. Finale bien persistante, sèche et minérale, avec quelques notes salées. Un apéritif finalement plutôt maritime.

GLENDRONACH – 12 ans – 43° – Fûts de xérès (Pedro Ximenez et oloroso)

« Pour le xérès bien sûr »

Protégé du duc de Gordon (à l’origine de la loi de 1823 qui a mis fi n à la distillation clandestine), James Allardes et un groupe d’investisseurs fondent la distillerie en 1826, qui fut ravagée par un incendie onze plus tard, suite aux négligences de son propriétaire. Reconstruite, elle connut plusieurs propriétaires indépendants, puis Teacher’s, Allied Breweries et enfi n Pernod-Ricard, qui l’a revendu en 2008 à BenRiach, propriété d’un groupe d’investisseurs, qui ont relancé la production après des années de mise en sommeil et d’importants agrandissements depuis deux ans.

Ambré légèrement orangé. Nez marqué par les notes vineuses des xérès, que l’on retrouve dans le moelleux de la bouche. Mais il s’accompagne ensuite d’une certaine sècheresse boisée. Le corps est puissant et bien structuré. Le fruité vineux domine jusqu’à la finale, également sèche et boisée. Longue persistance sur le xérès.

BALBLAIR – 12 ans – 46° – Vieillissement en fûts de bourbon en chêne américain toastés deux fois

« Sentez-vous la mer ? »

Proche de la mer dans le comté de Ross, le site de Balblair abrite une distillerie depuis le milieu du 18e siècle au moins. Les installations actuelles remontent à 1870, mais il existe encore des bâtiments beaucoup plus anciens, qui lui donne beaucoup de charme et de caractère. La tourbe de la région est particulière, sèche et très friable, et l’eau utilisée par la distillerie en est imprégnée. Depuis son rachat par Inver House, le malt est un peu moins rare sur le marché.

Jaune clair, voire pâle. Nez assez puissant pour un réduit, sur les fruits jaunes avec des notes de céréales. Attaque bien épicée et poivrée, avec aussi un peu de douceur crémeuse. Sec et plutôt apéritif, on peut aussi percevoir quelques notes boisées apportant de l’astringence. L’influence maritime apportant une fraîcheur mentholée se fait sentir sur la finale et même sur la persistance.

ARRAN – The Bothy – 9 ans – 56,2% – Brut de fût, vieilli en fûts de bourbon pendant 7 ans, puis en petits fûts (quarter cask) de chêne américain pendant 2 ans

« Puissamment apéritif »

Fondée en 1995, cette distillerie a été installée par Harold Currie, ancien responsable chez Chivas et Campbell, sur la magnifique île d’Arran, au large de Glasgow. Un deuxième site, appelé Lochranza, a été ensuite ouvert à proximité. Pour autant, ses malts n’ont rien d’îliens, se rapprochant souvent du Speyside. Ses installations modernes sont accompagnées d’un important centre de visite et d’information sur le whisky.

Jaune pâle. Nez d’abord fermé, puis à l’aération, plutôt doux et rond, mais avec de la puissance épicée. Attaque sèche et assez brûlante, mais avec du fruité (fruits jaunes, ananas), la bouche se développe ensuite sur les fruits secs (amande) avec aussi du raisin blanc et des agrumes. Finale un peu courte, mais bien apéritive.

BLAIR ATHOL – 8 ans – 2016 – 48 % – Fûts de xérès – Elixir Distillers

« Puissant et bien épicé »

Cette distillerie des Highlands remonte à la fin du 18e siècle, appelée alors Aldour, mais elle a été ensuite déplacée puis plusieurs fois agrandie, notamment en 1973 avec le doublement du nombre d’alambics. A noter que le village dont elle porte le nom s’écrit lui avec deux “l”. Ses malts servent essentiellement aux blends de Bell’s (Diageo), et ne sont que rarement disponibles. Elixir Distillers sélectionne des single malts à partir d’un seul fût et à leur degré naturel.

Ambré à dominante rouge cardinal. Nez à dominante vineuse, sur le xérès. En bouche, une attaque épicée (gingembre ?) puis le fruité (fruits rouges et noirs) l’emporte, avec aussi de belles notes épicées (poivre noir). Puissant et riche, il a beaucoup de corps et peut s’harmoniser avec du gibier ou des desserts au chocolat noir.

WOLFBURN – Northland – 46 % – Vieilli en petits fûts de chêne américain

« Très apéritif »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. Plusieurs malts sont commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune très pâle. Nez assez discret, sur le fruité et le malté, avec un peu de fumé en arrière-plan. Chaleureux à l’attaque, sur un corps bien sec. Le malté est dominant avec des notes de poire et de coing, sur un fond tourbé et fumé. Harmonieux et très équilibré, un whisky encore jeune, très apéritif, avec de la puissance.

SECRET ORKNEY – 14 ans – 57,1 % – Vieilli en fûts de xérès oloroso – Signatory Vintage

« L’athlète complet »

Fondée en 1988 par les frères Symington, l’embouteilleur indépendant Signatory Vintage s’est rapidement fait apprécier pour ses single malts millésimés, ne provenant que d’un seul fût et soigneusement sélectionnés. Chaque bouteille est numérotée et signée manuellement. Parfois, le nom de la distillerie n’est pas indiqué, mais, dans le cas de ce Secret Orkney, il n’est pas difficile de deviner qu’il s’agit d’Highland Park.

Ambré soutenu. Nez puissant et riche sur la pomme cuite, le boisé et un peu de tourbe en arrière-plan. Bouche également très puissante et relevée (un peu d’eau n’est pas à dédaigner), où l’on retrouve les fruits cuits et le boisé du nez. Finale davantage épicée, et très longue persistance aromatique. Un athlète complet.