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INCHGOWER

« Un mariage très réussi »

Fondée en 1871 à Buckie dans le Speyside, cette distillerie a eu une existence relativement discrète, si on excepte le fait qu’elle fut propriété de la municipalité pendant quelques temps dans les années 30, ce qui est assez rare en Ecosse. Modernisée en 1966 avec ajout de deux nouveaux alambics, puis à nouveau en 2011, elle produit des malts surtout utilisés pour les blends de Diageo, et rarement embouteillés.

Ambré légèrement orangé. Nez assez doux, Ambré légèrement orangé. Nez plutôt vineux, voire liquoreux, d’une belle douceur fruitée. Moelleux en bouche, mais bien épicé sur le poivre noir. La céréale reste présente, mais environnée par des notes fruitées très variées. Une belle  réussite pour le mariage malts d’orge et vins mutés. Longue finale sur la suavité.

TOMATIN CÙ BÒCAN

« Une vraie rareté aromatique »

La plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics existants (mais la moitié seulement sont utilisés actuellement). Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients japonais, dont le distillateur Takara Shuzo. Intéressé au départ pour se fournir en malts pour ses blends, mais, au vu du potentiel de la distillerie, il décide de développer une nouvelle gamme appelée « Cu Bocan », le chien fantôme en gaélique, avec des finitions originales, comme ce Creation #2, en fût de shochu japonais.

Jaune pâle. Nez légèrement suave, d’une belle douceur avec des notes végétales, voire un peu terreuses. Attaque toute en fi nesse aromatique, rappelant certains vins liquoreux. Le corps est
ensuite plutôt sec, relevé par des notes épicées, alors qu’une petite note tourbée se laisse sentir en arrière-plan. Un profi le aromatique rare pour un single malt.

WOLFBURN Small Batch n° 318

« Tout en puissance maltée »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. Plusieurs malts sont commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune doré. Nez discret puis, après aération, se développe surtout une dominante céréalière avec un peu de fruits jaunes. Attaque assez sèche, avec un beau fruité. Malgré la réduction, le corps est bien épicé et poivré, voire légèrement brûlant. Une belle puissance qui perdure jusqu’à la finale et au-delà.

SPRINGBANK 15 ans

« Le charme du vieillissement »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Ambré soutenu. Nez chaleureux, plutôt caramélisé avec des notes de cuir, plus tourbé à l’aération. Beaucoup de puissance en bouche, avec une dominante gourmande : caramel au beurre, épices douces, poivre noir, avec une pointe de tourbe en allant vers la finale. L’âge aidant, ce Springbank prend une belle ampleur légèrement boisée, sans rien oublier de son style si particulier. A ne pas manquer.

WOLFBURN – N° 155

« Puissant et très complet » …

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. Plusieurs malts sont commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Ambré clair. Nez discret, évoluant sur un solide malté. Après une attaque puissante, le malté domine en bouche, avec des notes poivrées et une belle harmonie tournant autour du caramel au beurre, avec quelques notes tourbées en arrière-plan. Très complet grâce à un assemblage de différents fûts, et une longue persistance maltée au-delà du final.

CAOL ILA 12 ans

« Ce que tourbé veut dire … »

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’île de Jura,
et une eau bien tourbée, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts  puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par  United Distillers (Diageo aujourd’hui). Compte tenu de la demande, elle a été à nouveau agrandie en 2011, ce qui porte sa capacité à 6,5 millions de litres par an. Élégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions, mais existent aussi des malts non tourbés.

Jaune très pâle. Élégamment tourbé dès le premier nez, devenant plus puissant à l’aération. La tourbe phénolique s’impose dès l’attaque, avec des notes céréalières (froment) bien  chaleureuses. L’alcool se fait bien sentir malgré la réduction, tandis que le tourbé persiste longuement. Un retour aux sources salutaire, pour rappeler ce que tourbé veut dire …

GLASGOW – 1770 (2ème édition 2019)

« Vraiment classieux » …

Fondée en 2012 avec des investisseurs asiatiques, cette nouvelle distillerie de Glasgow renoue avec un passé plus que centenaire, la dernière distillerie de ce type dans la grande ville d’Ecosse ayant fermé en 1902. Après un gin, a été lancée une gamme de single malts, baptisée 1770, date de la création de la première distillerie connue de la ville, dans un packaging très soigné.

Jaune légèrement doré. Nez puissant (malgré la réduction) avec un beau fruité. Moelleux dès l’attaque, il est bien fruité (fruits jaunes, un peu de raisins secs) mais évolue sur un corps plus sec et bien apéritif. Beaucoup d’ampleur en bouche, sur un ensemble aromatique bien fondu ayant de la classe. Une élégance à la fois puissante et d’une grande finesse.

Nos sélections – TOMINTOUL

« Sec, mais chaleureux » …

Créée en 1965, la distillerie, d’abord indépendante, est entrée ensuite dans le groupe Whyte & Mackay, qui changera plusieurs fois de mains. Finalement, c’est la société indépendante et familiale Angus Dundee Distillers qui rachète Tomintoul en 2000, puis Glencadam en 2003. Encore méconnue, Tomintoul a une activité importante (3,3 millions litres d’alcool par an) et une large gamme, non tourbée et tourbée, d’une quinzaine de références.

Jaune doré. Nez bien malté, plutôt sec sur des notes de fruits jaunes. Sec à l’attaque, voire brûlant malgré la réduction, le corps a de l’ampleur avec une dominante épicée (poivre noir). Bien chaleureux jusqu’à la finale, il se termine sur des notes de fruits secs (raisins de Corinthe, amande), mais la persistance est un peu courte.

TEELING

« Réconciliant la grappe et le grain » …

Avec un ancêtre créateur d’une distillerie en 1782 à Dublin, et fils de John Teeling, qui a fondé Cooley en 1987, Jack et Stephen Teeling ont de qui tenir. D’abord embouteilleurs indépendants, ils proposent des assemblages (à partir des stocks de Cooley) très différents du style irlandais classique, plutôt doux et moelleux. En mars 2015, ils ont ouvert leur propre distillerie à Dublin.

Jaune doré, à peine rosé. Nez floral et fruité à la fois, d’une agréable rondeur. L’attaque, d’abord  douce, se révèle ensuite plus puissante. Le corps est surtout sec, mais aussi bien fruité fraise, cerise noire). Bel équilibre général, avec une diversité aromatique franchement plaisante. Une finition très réussie qui réconcilie la grappe et le grain.

WOLFBURN NORTHLAND

« Puissamment apéritif »…

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. Plusieurs malts sont commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune très pâle. Nez un peu discret, sur le fruité et le malté, avec un peu de tourbe en arrière-plan. Chaleureux à l’attaque, sur un corps bien sec. Le malté est dominant avec des notes de poire et de coing, sur un fond tourbé. Harmonieux et très équilibré, un whisky encore jeune, très apéritif, avec de la puissance.