Doux avec beaucoup de force
Fondée en 1924 par le groupe Suntory, c’est la plus ancienne distillerie de whisky du Japon, ayant bénéficié de l’expérience acquise en Ecosse par Matasaka Taketsuru. Située entre Kyoto et Osa-ka, elle se trouve dans une région montagneuse, avec un climat qui n’est pas sans rappelé les Hi-ghlands, et bénéficie d’une eau dont la pureté est reconnue depuis le 16èmc’ siècle. Equipée de douze alambics de forme et de contenance variées, la distillerie produit aujourd’hui des malts assez différenciés.
Jaune doré. Nez plutôt chaleureux, miellé, et des notes de fruits jaunes (pêche, coing) et un peu de cire d’abeille. Même chaleur en bouche dès l’attaque, mais sans excès. Bien charpenté sur une base maltée, il est onctueux, avec toujours le miel, les fruits jaunes, et quelques notes épicées plus évidentes en allant sur la finale : poivre gris, gingembre, coriandre et résine de pin. Très harmonieux, il possède aussi une belle force, qui se poursuit sur une longue persistance.
Arrondi par le fruité
Fondée en 1785 par un négociant en textile, cette distillerie (appelée à l’origine Milltown ou Milton) revendique le titre de plus ancienne d’Ecosse toujours en activité, sur un site où se trouvait une brasserie au 13ème siècle. Elle a toutefois été largement reconstruite après un incendie en 1876. Mais elle conserve beaucoup de charme, tout en maintenant Finition Petrus Gaia une ]ongue tradition de petits alambics. Propriété de Seaeram, puis de Pernod-Ricard, ses malts sont Clan des Grands Malts surtout utilises pour les blends Chivas, et assez peu commercialisés.Ambré léger, avec quelques reflets orangés.
Nez léger, un peu fermé, avec quelques notes de fruits rouges (fraise des bois) et un petit caractère malté. Plutôt moelleux à l’attaque, il prend vite beaucoup de puissance en bouche, avec de beaux accents poivrés et pimentés. Un léger caractère fruité se développe ensuite, sans trop insister. La finale reste surtout dominée par le poivre, offrant une longueur correcte. Joli malt pour une fin d’après-midi d’automne.
Un jardin de fleur au chocolat
Cette distillerie est une des rares à pouvoir se prévaloir d’être encore indépendante. Elle propose une très large sélection de malts. Elle a même initié la diffusion des tous premiers bruts de fût. Le malt non filtré du club délicatement ciselé par le sherry est enthousiasmant au nez. Très parfumé et frais, il évolue en bouche en de très douces saveurs florales teintées de l’amertume du chocolat. Très bonne persistance en bouche.
Tout en délicatesse et en finesse
La distillerie située à proximité de Glasgow a su préserver la triple distillation de ses malts. Ce 8 ans d’âge non filtré illustre parfaitement son savoir faire. Le nez subtil et délicat est enveloppé d’un parfum de poire. En bouche délicieusement rond et souple, il vous séduira par son caractère fruité tout en finesse. Un très beau malt idéal pour l’apéritif.
L’élégance de la tourbe iodée
Nous ne pouvons vous révéler le nom de la distillerie. Sachez simplement que les whiskies qui en sont issus font maintenant référence lorsqu’on évoque l’appellation. Située dans une petite baie, la mer affleure les murs et semble vouloir pénétrer l’esprit du malt. Le malt sélectionné, tout en puissance est associé à de doux arômes marins tourbes. Cet Islay de caractère, long en bouche, est un mélange de bruyère brûlée, de miel et de mystère.
Tout en finesse
Ce whisky est originaire d’une distillerie bien connue située sur l’île de Skye. Robe jaune paille, très pâle. Nez marqué par le fumé et l’épicé. Beaucoup de vivacité à l’attaque, avec une touche crémeuse très enrobante. La dominante fumée et poivrée se confirme et se développe avec une longue persistance. La structure est très élégante, plutôt aérienne, sans aucune lourdeur. Très apéritif et excitant, avec le retour des notes épicées en fin de bouche.
Un fruité tout en équilibre
Issu d’une célèbre distillerie dont la réputation n’est plus à faire, ce whisky est à l’image d’un grand Highland. Le nez très frais et noisette est très légèrement épicé. Sous une robe dorée élégante, il se distingue par des arômes maltés et fruités ou la pomme prédomine. La finale est nette et très élégante. Un whisky de bel équilibre qui fait l’unanimité des connaisseurs ou non.
Un vénérable pas vraiment assagi
Élaborée par Sir lan Noble sur l’île de Skye, la gamme des whiskies gaéliques est conçue comme un porte drapeau de la langue et de la culture gaélique. C’est pourquoi on ne la trouve qu’en Ecosse et dans les pays de tradition celte… mais aussi en France. Elle comprend les blends Mac Na Mara (Le fils de la mer) et Te Bheag (La petite dame des îles) et un pure malt, Poit Dubh (L’alambic noir illicite) qui fait référence aux origines clandestines des whiskies celtes… comme écossais.
Ambré clair. Nez charmeur, sur la pomme compo-tée, le toffee. Moelleux à l’attaque, il présente une belle puissance pour son âge. Le corps est puissant, avec des arômes bien fondus, mais garde une belle vivacité, autour du miel d’acacia, de la tarte Tatin et quelques notes de caramel. C’est à peine si l’âge l’a assagi…. Dommage que la persistance soit tout de même un peu courte.
Un apéritif bien élégant
Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été complétés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973. Surtout secs et épicés, les malts développent également d’autres aspects grâce à l’utilisation de fûts de xérès.
Jaune pâle. Nez sec comme un fino, avec des notes de fleurs blanches. Attaque fine et élégante, puis il prend une belle puissance, avec un caractère bien sec, épicé et même poivré. Accompagné par un joli fruité (poire surtout), il prolonge son caractère sec et bien apéritif jusqu’à la finale, offrant une jolie persistance.
Un peu jeune encore
En face d’Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19e siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont apparus des malts tourbes, ce qui n’était pas le cas auparavant.
Jaune très pâle. Nez discret, plutôt herbacé avec de rares notes de fruits jaunes (pêche). L’attaque est assez vive, et même plutôt brûlante pour un réduit. Le corps est par contre assez gras, moelleux, mais bien épicé, avec une dominante poivrée qui l’emporte sur le reste : céréales, fruits secs, raisin muscat. Il aurait sans doute mérité de rester quelques années de plus en fûts pour mieux se développer. A apprécier surtout à l’apéritif.