l’ actualite du whisky

Découverte d’un whisky vieux de cent ans en Antarctique

par Robot U&P le Lun 8 Fév – 18:16

Cinq caisses de whisky et de cognac ayant appartenu à l’explorateur Ernest Shackleton ont été retrouvées dans les glaces de l’Antarctique après y avoir séjourné plus d’un siècle, ont indiqué vendredi les membres d’une expédition.

« A notre plus grand étonnement, nous avons trouvé cinq caisses, trois contenant visiblement du whisky et deux du cognac », a indiqué Al Fastier, de l’organisation New Zealand Antarctic Heritage Trust.

« Les caisses de brandy, dont l’une porte la marque Chas Mackinlay & Co et l’autre The Hunter Valley Distillery Limited Allandale, sont une sacrée découverte », a-t-il également déclaré.

Certaines caisses se sont fendues et de la glace s’est formée à l’intérieur, ce qui risque de rendre très délicate l’extraction de leur contenu.

M. Fastier s’est cependant dit persuadé qu’il y avait encore des bouteilles intactes dans les caisses, car on peut entendre un bruit de liquide à l’intérieur lorsqu’on les remue.

Explorateur anglo-irlandais, Ernest Shackleton était parti à la conquête du pôle Sud depuis le Cap Royds entre 1907 et 1909. A cours de vivres, l’expédition s’était arrêtée à 160 km de son objectif.

Le parcours accompli constituait cependant un exploit, qui vaudra à l’explorateur d’être anobli à son retour par le roi Edouard VII. (Belga)

Quels sont les plus vieux whiskies du monde ?

Lors de travaux sur un pont, des ouvriers écossais ont trouvé, dans la structure une vieille boîte à souvenirs rouillée. À l’intérieur ? Un journal vieux de 121 ans et une bouteille de whisky, intacte.

Ce whisky de 121 ans est peut-être consommable, mais il n’y a aucun moyen de prédire s’il aura bon goût.

TRANSITION QUAND TU NOUS TIENS !

EN ECOSSE, LE WHISKY POURRAIT
DECONTAMINER UN SITE NUCLEAIRE

Les déchets des distilleries de whisky pourraient servir à décontaminer le site nucléaire de Dounreay près de Thurso, en Ecosse.

La décontamination des sites nucléaires est un épineux problème posé à cette industrie. Sur le centre de recherches nucléaires de Dounreay, près de la ville de Thurso en Ecosse, les scientifiques ont commencé des tests de décontamination originaux. Des déchets issus des distilleries de whisky, mais aussi des algues, des carapaces de crabes et du marc de café ont été répandus dans un vaste puits. Le but est d’absorber le strontium 90, un isotope radioactif, explique la BBC.

Le site radioactif comprend cinq réacteurs.

Noyé dans les années 50, le puits plonge à un peu plus de 65 mètres sous terre, près du détroit
de Pentland Firth. Des déchets radioactifs y avaient été déposés entre 1959 et 1977, avant qu’une explosion ne mette fin à la pratique. Depuis, les rumeurs les plus folles ont couru. L’une d’entre elles explique qu’un travailleur y aurait enfermé sa belle-mère.

Une solution peu onéreuse et locale !

Rattaché au North Highland College, l’Institut environnemental de Thurso mène l’expérience, s’appuyant sur le phénomène de « biosorption. Le processus physico-chimique doit permettre de dépolluer à moindres frais certains sites industriels. Il est aussi utilisé pour récupérer de faibles quantités d’or et d’argent provenant d’eaux usées.

Mike Gearhart, qui dirige l’équipe à Dounreay a déclaré à la BBC, « qu’un certain nombre de questions restaient à traiter, mais que les résultats à ce jour étaient très prometteurs ». De surcroît, cette solution présente l’avantage de mettre à profit des ressources locales.

David Namias pour BFMTV

DANS UN VIEUX FÛT … IL N’Y A RIEN A JETER

par Nicole LOISEAU

Dans les années 1998, Pioneer fabriquant d’électronique ‘’Haute fidélité’’, eu l’idée de produire une édition limitée de deux paires d’enceintes fabriquées en bois de chêne provenant des vieux fûts de whisky de Yamazaki. Seulement 1000 paires ont été produites à partir de fûts de chêne américain vieux de cent ans, ayant servi, pendant près de cinquante ans, à vieillir des whiskies de la distillerie Suntory.

Suntory & Pioneer : un mariage imprévu.

Les propriétés naturelles du bois de chêne mêlées au travail du spiritueux sur le fût, donnaient,
parait il, à ces hauts-parleurs une qualité de son époustouflante pour l’époque…

Il s’agissait précisément de puncheon, fûts dont la forme est plus allongée, qui à la fin de leur cycle de vie ont été entièrement démontés pour être retravaillés et assemblés en coffret d’enceintes par les artisans de Oak Village, une célèbre fabrique japonaise de meubles en bois.

Ces enceintes vintage, destinées tout d’abord au marché Américain, peuvent encore faire le bonheur de collectionneurs et se retrouver dans leur salon, proches de leurs whiskies préférés.

Article( librement interprété) de Nicolas sur http://www.whisky-japonais.net/autour-du-japon/insolite/suntory-pioneer-mariage-haute-fidelite – mardi 01 avril 2014

https://scotchwhisky.com/

J’ai trouvé au détour de mes recherches autour du whisky, un article, publié sur le remarquable site scotchwhisky.com, qu’il m’a semblé intéressant de traduire. Il aura peut-être un impact sur la façon dont vous stockerez vos bouteilles de whisky préférées… par Tony TERRAIN

Il y a certaines « règles » quand il s’agit de stocker du whisky, mais qu’advient-il du breuvage si vous les ignorez? Un groupe d’amateurs de whisky suédois a mené une expérience pour le découvrir.

Habituellement il convient de dire que le whisky doit être conservé à une température inférieure à la température ambiante, dans l’obscurité et avec les bouteilles debout. Les bouteilles ouvertes ne doivent pas rester avec beaucoup d’air pendant trop longtemps. Sinon, vous courez le risque que le whisky soit affecté de manière négative.

Il serait sage de considérer ces idées reçues comme les paroles d’Evangile. Mais que se passe-t-il si vous stockez le whisky différemment? L’amateur de whisky suédois Mattias Klasson a décidé de le découvrir. Il a exposé des bouteilles d’un whisky en provenance d’Islay, un Bowmore Laimrig, le batch 3 pour être précis, à ce que la plupart des amateurs de whisky considèrent comme une punition cruelle et inhabituelle. Continuer la lecture

DU WHISKY DANS LE BUNKER, OU COMMENT FAIRE DU NEUF AVEC DU VIEUX.

Grâce à Yves Medina et Jean-Philippe Ballanger, La distillerie bordelaise Moon Harbour est désormais opérationnelle. Ses barriques de whisky vieilliront pendant trois ans dans un ancien bunker de l’armée allemande, derrière la base sous-marine du port de la lune. Elle produit le premier whisky de Bordeaux.

Le whisky Bordelais est élaboré sous la responsabilité et avec l’expertise de John McDougall maître distillateur et assembleur, bien connu dans le monde du whisky.

Moon Harbour a déjà réalisé deux whiskys sous-titrés Pier 1 et Pier 2, pas encore pleinement bordelais, mais quand même marqué par des barriques de Sauternes et de La Louvière et griffés par John McDougall.

Ainsi la première bouteille de Moon Harbour 100 % port de la Lune ne sera pas disponible avant 2020. Si le malt est cultivé à quelques kilomètres de Bordeaux, à Saint-Jean-d’Illac, la distillerie est équipée d’un premier alambic qui a été fabriqué encore plus près : à Bègles, par la maison Stupfler.

La distillerie atteindra son potentiel de production nominal après l’installation du deuxième alambic.

Les whiskys bordelais seront fi nis dans des barriques ayant contenu du Sauternes tandis que d’autres le seront dans des futs imprégnées par les vins rouges, en particulier le Château La Louvière (Pessac-Léognan).

Ils seront commercialisés par la maison de négoce bordelaise Mähler-Besse.

Mais auparavant ils cherchent des partenaires au travers d’un actionnariat participatif.

     A suivre.  par Gérard TRENTESAUX

WHISKY MADE IN FRANCE – vient de paraître ….

Présenté par Gilbert DELOS

En 2014, Robin Entreinger, cinéaste-baroudeur (comme il se définit lui-même) et passionné de whisky, découvre dans la région de Grenoble une cave, L’Echanson, riche de quelques beaux malts… dont plusieurs distillés en France. Rapidement, il envisage de rendre visite à ces quelques distilleries, qu’il pense être en nombre très réduit. Mais le caviste, Jean-Pierre Soufflet, le détrompe en l’informant qu’il y en a au moins une trentaine !

Robin Entreinger entreprend Alors un véritable Tour de France du whisky, dont ce livre très complet est le résultat, ainsi qu’un film visible sur You Tube. Y figurent toutes les distilleries en activité, au moment de la rédaction du livre (il y en a eu de nouvelles depuis) avec présentation de l’entreprise, son histoire, ses équipements, et des photos en complément. Sont également présentés quelques embouteilleurs/assembleurs qui existent aussi en France.

Enfin, 70 bouteilles ont été dégustées par six spécialistes du whisky.

En bref, un état des lieux qui prouvent amplement que le whisky français est une vraie réalité. Si notre pays est un des tous premiers consommateurs de l’eau-de- vie à base de céréales, il en est également un producteur. Car, comme le rappelle Philippe Jugé, directeur de la Fédération du Whisky de France, dans sa préface, notre pays a tous les atouts pour devenir un acteur important en la matière : des céréales et des malts de qualité, des chaudronniers expérimentés pour les alambics, l’existence de nombreuses distilleries (plus de 2 000 !), un vrai savoir-faire en matière de tonnellerie, et les grandes connaissances des vignerons en matière de vieillissement sous bois, sans oublier nos maîtres de chai spécialistes de l’assemblage.

Bref… il n’y a plus qu’à !

Whisky Made In France,
de Robin Entreinger,

208 pages, 24,90 €.
Éditions Dunod.

Le whisky alsacien …

Apparu dans les années 2000, le whisky d’Alsace fait désormais l’objet d’une définition
réglementée, car la profession s’est mobilisée pour la mettre au point dans un cadre
européen. C’est la première région de France à obtenir une telle réglementation, elle
concerne aussi quatre eaux-de-vie traditionnelles de la région.

L’apparition des premiers whiskies alsaciens découle, on serait tenté de dire fort logiquement,
de l’existence de deux savoir-faire propres à la région : la production de bière et la distillation d’eaux-de-vie, qui sont ici très anciennes. A se demander d’ailleurs pourquoi ce spiritueux n’est pas apparu plus tôt dans la région…

En fait le processus est né sans doute d’une double démarche. D’une part, les nouveaux brasseurs artisanaux apparus depuis une vingtaine d’années ont cherché à diversifier leurs productions. D’autre part, les distillateurs d’eaux-de-vie de fruits, de qualité mais guère à la mode, ont eu l’idée de se tourner vers un spiritueux en plein boom, tout particulièrement en France.

Tout est venu d’une nouvelle réglementation européenne apparue en 2008 à propos des eaux-de-vie se prévalant d’une indication géographique précise. Elle stipule que, pour pouvoir être maintenue, cette indication doit s’appuyer sur un cahier des charges définissant des règles de qualité précises, établies par un organisme de défense et de gestion des appellations concernées. Et la réglementation précisait que les professionnels devaient mettre en place
ces outils avant le 1er janvier 2015. Or, rien de tout cela n’existait à l’époque, même pour les eaux-de-vie traditionnelles.

Six distilleries, Bertrand et Hepp à Uberach, Hagmeyer à Balbronn, Lehmann à Obernai, Windholtz à Ribeauvillé et Wolfberger à Colmar ont lancé le mouvement pour mobiliser leur profession afin de définir l’indication géographique « Alsace » ; toutes ne sont d’ailleurs pas productrices de whisky, car leur démarche a visé dès le départ l’ensemble des eaux-de-vie alsaciennes, c’est-à-dire le kirsch, la quetsch, la mirabelle et la framboise.

Ils ont donc « réveillé » le syndicat des distillateurs et liquoristes d’Alsace à partir de 2013, afin d’élaborer les cahiers des charges spécifiques à chacune d’entre elles. Ce qui fut fait en janvier 2015, avec leur publication au Journal Officiel. Six mois plus tard, les plans de contrôle correspondants ont été validés par l’INAO.

Qu’est-ce que le whisky alsacien ?

En Alsace, la distillation de jus de fruits pour en faire une eau-de-vie est très ancienne. Ainsi, le kirsch, à base de jus de cerises fermentées, remonterait au moins au XVIIe siècle, le mot, d’origine alsacienne, ayant été ensuite repris dans d’autres régions. Puis, au cours des siècles suivants, sont apparues la quetsch, la mirabelle et enfin la framboise.

Quant à la production de bière, elle est encore bien plus ancienne. Le plus ancien brasseur français connu, Arnoldus le cervoisier, était établi à Strasbourg en 1259 !

Pour compléter ces deux savoir-faire, l’eau est très abondante en Alsace et enfin, grâce à la viticulture, les fûts de chêne nécessaires au vieillissement du whisky ne manquent pas.

Le cahier des charges spécifique du whisky alsacien repose sur les points principaux suivants :
• l’eau nécessaire est puisée en Alsace ;
• le distillat d’orge malté est vieilli au moins trois ans en fûts de chêne ;
• la couleur du whisky est obtenue naturellement par le contact avec le chêne, sans adjonction de caramel ;
• le whisky obtenu, qui est donc un pur malt, titre entre 40 et 65 % d’alc. vol.

Cette charte de qualité fait l’objet d’un contrôle par un organisme externe et indépendant.
Actuellement, il existe cinq distilleries producteurs de whisky d’Alsace : Bertrand et Hepp à Uberach, Lehmann à Obernai, Miclo à Lapoutroie et Mersiol à Dambach-la-Ville. Et tout producteur souhaitant utiliser la mention « whisky d’Alsace » doit non seulement souscrire à ce cahier des charges, mais encore avoir obtenu son adhésion au syndicat professionnel.

Celui-ci regroupe aujourd’hui neuf distilleries alsaciennes, mais aussi les brasseries Meteor, Perle et Uberach, ainsi que des producteurs de fruits de la région. C’est donc toute une filière qui s’est mobilisée pour protéger l’indication géographique de leur région, tout en faisant une place au dernier venu, le whisky.

La production en chiffres
En 2015, la production totale d’eaux-de-vie d’Alsace a atteint le chiffre de 53 000 litres d’alcool
pur, soit 16 600 litres pour le kirsch, 6 000 litres pour la questch, 6 300 litres pour la mirabelle,
500 litres pour la framboise… et pas moins de 23 600 litres pour le whisky !
Les cinq eaux-de-vie alsaciennes, avec au centre le whisky, le seul à connaître un vieillissement en fûts.