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Les nouveautés – AS WE GET IT

« Un concentré de tourbe » …
Sous cette dénomination originale (« Comme nous l’avons trouvé »), Ian Mac Leod propose régulièrement l’embouteillage d’un fût unique (single cask) soutiré sans la moindre  manipulation : pas de réduction, pas de fi ltrage à froid, pas de colorant. Pur et naturel, peut-on dire. Tout repose bien évidemment sur le talent et le savoir-faire du maître de chais pour sélectionner un fût intéressant. Cette fois encore, le fût provient d’une distillerie d’Islay.

Jaune très pâle. Bien tourbé dès le nez, avec une forte dominante phénolique. Et c’est aussi la tourbe qui l’emporte en bouche, avec un caractère un peu brûlant vu le degré d’alcool.  L’ensemble est puissant, bien sec, net et sans fioritures, avec juste quelques notes céréalières en arrière-plan. A ne pas manquer pour tous les amoureux de tourbé…

Les nouveautés – BUNNAHABHAIN

« Jeune, mais puissamment tourbé » .. 

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart, qui appartient maintenant au groupe Distell, et qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, principalement tourbée.

Jaune très pâle, presque incolore. Nez fortement tourbé d’entrée, plus phénolique que végétal. En bouche, beaucoup de puissance, et, malgré un âge vraiment très jeune, déjà une belle rondeur autour de la tourbe, accompagnée de quelques notes fruitées et épicées. Belle
persistance tourbée.

Les nouveautés – AULTMORE

« Bien épicé pour l’apéritif » …

Située au nord de la ville de Keith, dans l’extrême ouest du Speyside, cette distillerie est installée sur les bords de la rivière Isla (à ne pas confondre avec l’île réputée pour ses malts tourbés). Fondée en 1886, elle alimente surtout les blends Dewar’s, et a été complètement reconstruite dans les années 1970. Appartenant au groupe Bacardi depuis 1998, les  embouteillages officiels sont encore assez rares.

Jaune pâle. Nez peu expressif, plutôt céréalier et floral. Attaque puissante, surtout épicée, puis de la rondeur fruitée en bouche : poire jaune, pomme un peu caramélisée. Finale plus sèche voire astringente, avec une forte dominante de poivre noir, menant à une belle persistance maltée. Apéritif, certes, mais pas seulement…

Les nouveautés – KILKERRAN

« Un solide compagnon » …

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant
à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran
(pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région. Aux côtés de Springbank, la distillerie est dédiée à des expérimentations, notamment sur des malts très tourbés.

Le nez est toasté, avec une dominante de vanille. En bouche, ce sont le fruité puis le tourbe qui s’expriment. La finale est marquée par de la douceur, avec une belle longueur (d’après les  notes de dégustation de la société Dugas).

Nos sélections – BÅRELEGS – Battle Axe

« Tourbé comme un viking » …

Donald MacKenzie (ambassadeur whisky chez Dugas) et son ami d’enfance Mackay Smith ont créé leur société d’embouteilleurs indépendants en lançant Flatnöse, deux blended malts. Puis ont suivi un premier Bårelegs, single malt bien tourbé provenant d’Islay (leur île natale), puis un autre provenant des Highland. Celui-ci, baptisé Hache de Guerre (Battle Axe, l’arme des vikings) provient également d’Islay. Tous leurs whiskies sont embouteillés sans filtration à froid.

Jaune pâle. Nez tourbé dès l’attaque, avec un caractère un peu iodé. En bouche, la tourbe se développe immédiatement, franchement phénolique. Le corps est chaleureux, un peu brûlant, avec aussi un beau fruité (pomme cuite) qui le rend plus riche et plus supportable. Finale davantage sur la rondeur, avec une belle persistance tourbée. A noter que le degré d’embouteillage, proche du degré naturel d’un brut de fût, correspond à la latitude située à mi-chemin entre les deux villages natals des deux fondateurs.

LONGROW RED

« Comme un vin rosé … »

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbé (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Couleur rosée tirant sur l’orangé. Nez sur les fruits rouges, avec un  peu de tourbe en filigrane. Bien sec à l’attaque, voire un peu brûlant, il est bien marqué par les fruits rouges, voire le vin, alors que la tourbe est plutôt discrète, en arrière-plan. Mais l’ensemble est harmonieux, agréablement fruité, rappelant presque un vin rosé… la puissance du malt en plus !

WOLFBURN LANGSKIP

« À l’attaque »

Située à Thurso, tout au nord de l’Ecosse, la distillerie a été construite en 2012 par un groupe d’investisseurs, sur un site ayant déjà connu une distillerie entre 1821 et 1860. Avec un nom signifiant la source du loup, elle se veut de caractère artisanal, avec une distillation « lente et douce » selon ses créateurs. 4 malts sont déjà commercialisés, ainsi que des séries limitées.

Jaune légèrement doré. Nez assez puissant, sur les céréales et les fruits jaunes. Franchement brûlant à l’attaque (un peu d’eau n’est pas inutile), il se développe ensuite sur un corps plus moelleux, surtout malté, avec des notes de vanille (fût de bourbon) et des notes poivrées sur la finale. Portant à juste titre le nom du navire de guerre viking, voilà un presque brut de fût qui vous remet d’attaque.

BENRINNES 2000

« Vraiment savoureux »

Situé sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux bien filtrées
par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s. La distillerie a été entièrement automatisée en 2012. Le single malt est rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.

Jaune doré. Nez sur la rondeur miellée, voire un peu gras, et bien fruité. En bouche, attaque puissante mais moelleuse. Le corps devient plus sec, avec une belle opulence fruitée (prune jaune), relevée par quelques notes épicées (poivre noir). Finale riche, très aromatique, avec une longue persistance sur le malt et un peu de miel. Savoureux, vraiment…

GLEN ORD 2008

2″Une puissante douceur »

Propriété depuis 1838 de la famille Mackenzie, Glen Ord (dans les Highlands du Nord) s’est longtemps appelée Glen Oran, avant d’entrer dans le groupe John Dewar’s, devenu aujourd’hui Diageo. Autre spécificité, ses orges maltées sont produites sur place, mais sont également utilisées par d’autres distilleries du groupe. L’énorme succès du Singleton (produit par Glen Ord, mais aussi par Glendullan et Dufftown) a entraîné une très forte expansion, avec une capacité de 11 millions de litres d’alcool par an.

Jaune pâle. Nez finalement malté, avec un peu de prune jaune et des notes épicées. Plutôt onctueux à l’attaque, il est vite brûlant (un peu d’eau n’est pas inutile) avec une dominante poivrée. On retrouve le fruité du nez, avec aussi un peu de pomme cuite au beurre. Puissant jusqu’à la finale sans être trop agressif, grâce à des notes miellées qui apportent de la douceur.

SMOKEHEAD

« Vigoureusement tourbé » ….

Ce single malt d’Islay, qui signifie “Tête fumée“ a été sélectionné et assemblé par Ian MacLeod pour sa puissance tourbée. Il se caractérise également par son packaging représentant un crâne stylisé La gamme comprend maintenant cinq références, avec des finitions en fût de xérès et de rhum.

Jaune doré. La tourbe, plutôt végétale, s’installe progressivement au nez. L’attaque est puissante, voire brûlante, avec de belles notes d’épices et de poivre noir. Sec de dominante, il devient un peu plus rond et fruité (raisins secs, amande) sans rien perdre de sa vigueur. Plus riche qu’on aurait pu le supposer, sa finale chaleureuse persiste longuement sur des notes avant tout tourbées