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Tullibardine

Aussi long que son âge … 

Créée dans le comté de Perth en 1949, la distillerie a été installée sur l’emplacement d’une ancienne brasserie. Vouée essentiellement à la production de malts pour les blenders, Tullibardine a changé plusieurs fois de propriétaires, puis a été agrandie en 1974. Elle a été ensuite fermée entre 1995 et 2004, et ses propriétaires actuels, une société familiale de vignerons français, veulent davantage développer la commercialisation en single malt.

Jaune pâle. Nez relevé, céréalier et malté. Bien sec à l’attaque, il se développe sur les céréales, avec des notes de fruits jaunes (prune, coing). Plutôt fondu, l’ensemble révèle aussi un peu d’épices et de poivre, surtout sur la finale, marquée elle aussi par le caractère sec. Persistance bien longue, avec de l’astringence.

Mortlach

Un Speyside ? C’est à ne pas croire !

Existant dès 1823, année de la légalisation du scotch whisky, cette distillerie de Dufftown, au coeur du Speyside, élabore surtout un malt très apprécié des blenders pour sa richesse et sa puissance… d’où la grande rareté des single malts. Une distillation en deux étapes et demi (mais
différente de celle pratiquée à Springbank) expliquerait son caractère original, ainsi que la grande diversité de formes de ses six alambics.

Jaune doré. Plutôt fermé, le nez finit par s’ouvrir les fruits jaunes (prune, pêche) et le sucre candi. Attaque sur les épices (ginseng, poivre noir), avec un certain moelleux. Le côté brûlant domine ensuite, mais on distingue tout de même les épices et le fruité, avec une pointe de miel de châtaignier. Longue finale sur le poivre noir, pour un malt puissant bien différent du style rond et charmeur du Speyside.

Glen Elgin

Moelleusement malté

La région d’Elgin au nord du Speyside, le long de la rivière Lossie, compte neuf distilleries en activité, mais celle qui porte son nom est l’une des moins connues. Fondée à la fin du 19e siècle, puis modernisée en 1964 puis en 1992, ses malts sont en effet essentiellement utilisés pour l’élaboration des blends, dont le White Horse. Leur finesse fruitée découle d’une longue fermentation et d’une lente distillation. Il n’existe qu’un seul malt officiel, en 12 ans d’âge.

Jaune d’or. Nez d’abord, puis rond sur le malté et la croûte de pain. Attaque moelleuse, puis la puissance de l’alcool se fait vite dominante (un peu d’eau est conseillé). Dominante des céréales, avec des notes miellées, mais relevées par le poivre noir et quelques notes de gingembre. Le fruité (poire très mûre) se fait également sentir. Finale longue et chaleureuse, avec de la persistance sur le moelleux malté.

Craigellachie

Moelleux et tannique

Fondée en 1891 par Peter Mackie, le créateur de White Horse, cette distillerie a servi principalement à l’assemblage de ce blend, même si son embouteillage en single a commencé très tôt, quoiqu’en quantités limitées. Située au coeur du Speyside, non loin de Macallan, elle a été modernisée et agrandie en 1965. Elle appartient depuis 1998 au groupe Martini-Bacardi.

Ambré foncé. Nez discret mais onctueux, sur le caramel et la pomme cuite. Attaque bien elevée,
avec des fruits noirs bien mûrs. La bouche est moelleuse sur le caramel au beurre, mais plutôt épicée (poivre noir), amenant vers une finale assez sèche et tannique, voire desséchante. Belle persistance sur le caramel et les fruits cuits.

Glen Spey Glenlivet

Fruité et poivré …

Bien que fondée en 1880, et modernisée un peu moins d’un siècle plus tard, cette distillerie du Speyside, dans la ville de Rothes, n’a jamais vraiment fait beaucoup parler d’elle. Il est vrai que ses malts sont depuis longtemps essentiellement utilisés pour élaborer le blend J&B, qui se réserve la quasi-totalité de la production, avec une capacité de 1,4 million de litres par an. Une rareté…

Jaune d’or. Nez fruité, mais aussi céréalier, avec une petite touche de miel. Plutôt sec à l’attaque, il devient ensuite un peu plus moelleux grâce au développement d’un fruité assez généreux. Avec les fruits jaunes (poire, prune) se détachent quelques notes de poivre noir qui relèvent l’ensemble. Harmonieux et long, un parfait malt d’apéritf.

Glenrothes 1999

Une chaleureuse puissance …

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’ en 1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts sont rares en embouteillage en single, car l’essentiel est utilisé par les blenders, notamment pour ’élaboration du Cutty Sark. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers.

Jaune clair. Nez plutôt fermé puis, à l’aération, se développe sur un caractère céréalier et miellé. Puissant à l’attaque et plutôt sec, il s’épanouit sur une tonalité de fruits secs (raisins de Corinthe, amande douce) adouci par un peu de miel. Bien chaleureux, car non réduit, voilà un malt bien réjouissant par son équilibre entre le sec et le fruité. Finale réconfortante sur les fruits secs.

Clynelish

Un apéritif revigorant …
Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondue avec Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout). D’importants travaux d’agrandissement ont été annoncés par Diageo, mais sont depuis suspendus.
Jaune doré. De la puissance maltée au nez, avec des notes épicées. La bouche se développe dans le même registre, sur les fruits jaunes (poire Williams, pomme jaune), un peu de miel doré et du poivre gris. Bien sec dans l’ensemble, il constitue surtout un apéritif revigorant, mais avec une belle longueur apportée par sa robuste constitution.

Glen Elgin

Puissamment savoureux …
La région d’Elgin au nord du Speyside, le long de la rivière Lossie, compte neuf distilleries en activité, mais celle qui porte son nom est l’une des moins connues. Fondée à la fin du 19e siècle, puis modernisée en 1964, ses malts sont en effet essentiellement utilisés pour l’élaboration des blends, dont le White Horse. Leur finesse fruitée découle d’une longue fermentation et d’une lente distillation. Il n’existe qu’un seul malt officiel, en 12 ans d’âge.

Ambré. Nez un peu discret, avant que ne se développent le biscuit malté, le caramel au beurre et un peu de cire d’abeille. Moelleux voire onctueux au premier abord, il devient ensuite un peu brûlant (degré oblige) sans perdre de son côté fruité (pomme cuite, poire jaune). Le corps est puissamment savoureux, mais bien équilibré, avec une belle finale poivrée et une remarquable persistance. Un Speyside qui reste à découvrir.

Linkwood

Chaleureux et puissant …
Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été remplacés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973, puis par une nouvelle paire en 2013. Il n’existe qu’un malt officiel, le 12 ans, les autres viennent des embouteilleurs indépendants.

Plutôt fermé au départ, le nez se révèle lentement sur un malté chaleureux. Ce qui se confirme en bouche, avec de la puissance et une netteté bien franche. Bien fondus, les arômes de fruits secs (raisins de Corinthe, bananes caramélisées) s’accompagnent de pomme cuite et d’une petite pointe épicée (poivre noir). Bien rond, mais sec, jusqu’à la finale, d’une remarquable persistance.

Tamdhu

Apéritif, mais aussi digestif …
Fondée en 1896, cette distillerie du Speyside (non loin de Cardhu) est devenue très vite la propriété des Highland Distillers, avant d’appartenir à Edrington Group. Rénovée et agrandie dans les années 70, elle élabore des malts très appréciés des blenders. Elle a eu pour particularité de procéder sur place au maltage de son orge, en utilisant le système Saladin. Toutefois, la distillerie a été mise en sommeil en 2009. En 2011, Ian Macleod l’a rachetée, la production a repris un an après (mais le maltage a été arrêté) avec l’ambition de faire de
Tamdhu un malt plus présent sur le marché.

Jaune doré, limite ambré. Nez d’abord discret, puis puissant à l’aération, sur les céréales maltées et le pain toasté. Bien corpulent en bouche, sur une dominante caramel, avec de la pomme cuite et du boisé. Mais il reste sec sur la finale, avec une petite pointe astringente. Ce qui le positionne aussi bien à l’apéritif qu’en digestif très réconfortant.