Bien épicé pour l’apéritif
Fondée en 1973 sous le nom de Braes of Glenlivet – c’était la plus moderne de l’Écosse à l’époque – la distillerie a toujours été destinée à l’élaboration de malts pour les blends, principalement Chivas. En 1994, son nom devient Braeval, pour éviter toute confusion avec The Glenlivet, propriété du même groupe. Appartenant aujourd’hui à Pernod-Ricard, elle a été en sommeil à partir de 2002, puis rouverte depuis 2008. Ses malts ne sont pas commercialisés officiellement.
Jaune clair. Nez discret, à dominante maltée. Moelleux à l’attaque, il se développe sur un caractère plus sec, voire un peu astringent et épicé. Prune jaune et coing marquent le côté fruité. Finale puissante sur la dominante épicée (poivre noir, gingembre) qui présente une belle persistance et ouvre l’appétit.
Très Xéres …
Protégé du duc de Gordon (à l’origine de la loi de 1923 qui a mis fin à la distillation clandestine), James Allardice fonda la distillerie en 1826, qui fut ravagée par un incendie onze mois plus tard, suite aux négligences de son propriétaire. Reconstruite, elle connut plusieurs propriétaires, dont Walter Scott et Charles Grant (de la distillerie Glenfid-dich). Après avoir été propriété de Teacher’s, puis d’Allied Breweries, elle appartient depuis 2008 à BenRiach, propriété d’un groupe d’investisseurs, qui ont relancé la production après des années de mise en sommeil. Couleur acajou avec des reflets fauves. Nez intense, parfumé, fruits rouges très mûrs, bois de santal, tabac blond, raisins secs. Attaque plutôt onctueuse, puis devient très vite plus vif, acéré et sec. Beaucoup d’épices, puis se développe une belle amertume apportée par le cacao amer et un peu de boisé. Long et plaisant jusqu’à la fin, sans aucune lourdeur et une pointe de rancio…
Belle vivacité
Ambré aux notes orangées. Nez de fruits rouges et de cire d’abeille, sur une base bien maltée. Attaque assez moelleuse, suivie pas une belle vivacité épicée (poivre noir).
Un junior richement prometteur
Fondée en 1875, cette distillerie est située en bord de mer, sur le Moray Firth. Une localisation qui la voit parfois classée dans le Speyside (très voisin), mais aussi dans les Highlands du Nord. Assez vite propriété des Highland Distillers, elle a été complètement rénovée à la fin des années 50, avec notamment le changement des alambics. Ses malts ont surtout été utilisés par les blenders. Mise en sommeil en 1986, elle a été rachetée par des investisseurs privés en 2008, qui ont relancé la production, puis reprise par le groupe BenRiach en 2013.
Jaune très pâle. Nez fruité (pêche) avec un peu de caramel au beurre
et une pointe de vanille. Bouche moelleuse et fruitée (malgré la puissance en alcool), presque doucereuse, mais finalement relevée par des épices (gingembre et poivre noir) et un peu de fruits exotiques. Déjà riche en arômes pour son jeune âge.
Un solide compagnon
Fondée en 1973 sous le nom de Braes of Glenlivet – c’était la plus moderne de l’Écosse à l’époque – la distillerie a toujours été destinée à l’élaboration de malts pour les blends, principalement Chivas. En 1994, son nom devient Braeval, pour éviter toute confusion avec The Glenlivet, propriété du même groupe. Appartenant aujourd’hui à Pernod-Ricard, elle ne possède pas de chais de vieillissement sur le site, l’eau-de-vie nouvelle étant expédiée à Keith. En sommeil entre 2002 et 2008, ses malts ne sont pas commercialisés officiellement.
Jaune d’or. Nez de céréales maltées, avec des notes de fruits jaunes (prune). Attaque puissante, mais moelleuse aussi. Les notes maltées et fruitées s’expriment à plein, avec beaucoup de rondeur mais aussi une pointe épicée qui prend plus d’ampleur sur la finale. Bonne persistance pour un malt sans complication, mais solide et de bonne compagnie.
Un automne dans les Highlands ,,,
Fondée en 1891 par le créateur de White Horse, Peter Mackie, cette distillerie a servi principalement à l’assemblage de ce blend, même si son embouteillage en single a commencé très tôt, quoiqu’en quantités limitées. Située au coeur du Speyside, non loin de Macallan, elle a été modernisée et agrandie en 1965. Elle appartient depuis 1998 au groupe Martini-Bacardi. Bouteille de sous- Ambré.
Nez fauve, sous-bois, pommes cuites. Attaque un peu brûlante, mais le corps se développe ensuite sur un bel ensemble d’arômes boisés et tanniques, avec beaucoup de fruité comme au nez, dans un registre de confiture. Mais il reste sec jusqu’à la finale, avec un peu d’astringence, l’ensemble des arômes étant bien fondu, Un males senteurs automnales.
Agréablement malté
Fondée en 1896, cette distillerie du Speyside (non loin de Cardhu) est devenue très vite la propriété des Highland Distillers, avant d’appartenir à Edrington Group. Rénovée et agrandie dans les années 70, elle élabore des malts très appréciés des blenders. Elle a pour particularité de procéder sur place au maltage de son orge, en utilisant le système Saladin. Toutefois, la distillerie a été mise en sommeil en 2009. En 2011, Ian Macleod l’a rachetée, la production a repris un an après (mais le maltage a été arrêté) avec l’ambition de faire de Tamdhu un malt plus présent sur le marché.
Ambré doré. Nez discret, plutôt sur le fruité. Bien sec sur l’attaque, il se développe ensuite sur un registre plus moelleux, avec un bon fondu fruité, caramel au beurre et un peu de poivre noir pour le relever. Finale agréable, avec du caractère, et une bonne persistance sur le malté.
Élégamment apéritif
Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été complétés par quatre autres lors d’un grandissement en 1973. Surtout secs et épicés, les malts développent également d’autres aspects grâce à l’utilisation de fûts de xérès.
Jaune pâle. Nez plutôt sec et floral. Attaque sur un caractère sec qu’il conserve bien ensuite. Beaucoup d’élégance sur un corps puissant, avec du poivre noir, un peu de gingembre, mais aussi des notes florales plus discrètes (bruyère, lilas). Bien présent jusqu’à la finale, sa longue persistance (surtout pour un non tourbé) ne se laisse pas oublier.
Un puissant gaillard
Fondée en 1896, cette distillerie du Speyside (non loin de Cardhu) est devenue très vite la propriété des Highland Distillers, avant d’appartenir à Edrington Group. Rénovée et agrandie dans les années 70, elle élabore des malts très appréciés des blenders. Elle a pour particularité de procéder sur place au maltage de son orge, en utilisant le système Saladin : il s’agit de caissons de 50 mètres de long équipé de remueurs où l’orge en train de germer est régulièrement brassé pour éviter de s’altérer. Un système aujourd’hui unique en Ecosse, que rappelle (discrètement), un épi d’orge situé sur l’étiquette de la version officielle.
Ambré fauve. Nez fruité : prunes jaunes, noisettes, avec une lègère pointe de caramel au beurre. Surtout alcoolisé à l’aération. Attaque d’abord moelleuse, puis très vite brûlante (ne pas hésiter à le diluer un peu…). Il développe ensuite avec puissance les fruits secs (noisette, raisins de Corinthe), le caramel et les épices (poivre noir, gingembre). Constitution robuste et solide, avec une finale plutôt astringente et une belle persistance.
Malt et xérès : un beau mariage
Fondée en 1896, cette distillerie du Speyside (non loin de Cardhu) est devenue très vite la propriété des Highland Distillera, avant d’appartenir à Edrington Group. Rénovée et agrandie dans les années 70, elle élabore des malts très appréciés des blenders. Elle a pour particularité de procéder sur place au maltage de son orge, en utilisant le système Saladin : il s’agit de caissons de 50 mètres de long équipé de remueurs où l’orge en train de germer est régulièrement brassé pour éviter de s’altérer. Toutefois, la distillerie a été mise en sommeil en novembre 2009
Couleur ambrée. Le nez présente un caractère sec, avec des notes d’amande et de céréales mûres. En bouche, l’attaque est d’abord un peu douce, puis le corps se développe avec une belle amplitude. Le fino apporte sa dominante caractéristique : sec, un peu épicé, avec de belles notes de fruité, tandis que le malt lui donne fruité et moelleux, perceptibles davantage en fin de bouche. : Mais la finale reste sur le caractère sec et très apéritif. Une belle union entre le malt et le xérès.