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Glendullan 96

Moelleux et tannique …
Rachetée par la DCL, la distillerie va être progressivement fermée dans les années 70, tandis
qu’une unité de production (brassage et distillation) est construite à proximité, donnant des malts plus légers et plus aromatiques que ceux de l’ancienne installation. Glendullan est l’un des trois Singleton commercialisés aujourd‘hui par Diageo.

Onctueux et poivré… Deux périodes marquent l’histoire de cette distillerie créée à la fin du XIXe
siècle. Au cours de la première, elle produisait  un malt très apprécié du roi Edouard VII, qui avait droit à des versions spéciales.

Glenrothes

Bien caramélisé …

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en 1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts sont rares en embouteillage en single, car l’essentiel est utilisé par les blenders. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers, ce qui est très rare en Ecosse.

Ambré profond, presque brun. Nez discret, sur le sucre brun et un peu de noisette. Attaque onctueuse, sur le caramel cuit, mais devient sec et presque virulent lorsqu’il gagne tout le palais. Sur la finale, il devient acidulé et plutôt astringent, avec des notes tanniques. Chaleureux, avec une persistance sur le caramel cuit.

Ardbeg

Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciée de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.

[Commentaire à venir]

Benriach

Bien épicé pour l’apéritif …
Voisine de Longmorn, et construite un an après, en 1898, cette distillerie du Speyside n’a fonctionné que quatre ans… avant d’être fermée pendant 65 ans ! Mais sa malterie a longtemps été en service. Rachetée par Seagram en 1978, elle a été ensuite agrandie en 1985… puis mise en sommeil en 1999. Devenue propriété de Pernod-Ricard en 2001, elle a été revendue en 2004 à un groupe sudafricain. Depuis, ses malts, longtemps réservés aux blends, ont été renouvelés avec des créations très intéressantes. Et les aires de maltage doivent être remises en service !

Jaune pâle. Nez plutôt discret, à dominante végétale, tourbe (?) et foin. Attaque sur le fruité (pomme jaune, coing) avec quelques notes épicées. Le corps est moelleux, avec de l’ampleur, mais reste sec, ce qui le rend bien apéritif. Les épices (poivre noir surtout) se font davantage sentir sur la finale, et persistent assez longtemps en bouche, accompagnées par les notes fruitées.

Glendullan

Onctueux et poivré …

Deux périodes marquent l’histoire de cette distillerie créée à la fin du 19ème siècle. Au cours de la première, elle produisait un malt très apprécié du roi Edouard VII, qui avait droit à des versions spéciales. Rachetée par la DCL, la distillerie va être progressivement fermée dans les années 70, tandis qu’une unité de production (brassage et distillation) est construite à proximité, donnant des malts plus légers et plus aromatiques que ceux de l’ancienne installation. Glendullan est l’un des trois Singleton commercialisés aujourd ‘hui par Diageo.

Jaune très pâle. Le nez est onctueux, voire gras, avec du caramel au beurre et une petite pointe florale. Epicé voire brûlant dès l’attaque, il se développe sur le moe lleux, sans perdre un caractère assez sec. Les fruits jaunes dominent (poire, coing, prune) accompagné par le poivre noir et un peu de gingembre qui le rend astringent. Finale chaleureuse, mais toujours bien épicée.

Fettercairn

Avec une belle note fumée

Les malts de cette distillerie créée en 1824 dans les Highlands Orientales se sont appelés Old Fettercairn jusqu’en 2002. Elle a appartenu à la famille de William Gladstone, le célèbre Premier Ministre de la reine Victoria, et se trouve dans la région des Mearns réputée pour ses orges. Produits par quatre alambics, ses malts servent essentiellement à l’élaboration des blends Whyte & Mackay, un groupe qui a souvent changé de propriétaire ces trente dernières années.
Au nez, sur une dominante vanille assez classique, se développent des notes plus originales de chocolat blanc, d’un peu de gingembre et même de traces de fruits exotiques. En bouche, le fumé (caractéristique de la distillerie) est perceptible avec une touche minérale, bien accompagné par le caramel au beurre, la citronnelle, toffee et un peu de fruits rouges. La finale est plutôt sèche et rafraîchissante, avec des notes tanniques et boisées,

Springbank 1991

A savourer longuement

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Au nez, la douceur maltée caractéristique se développe, avec des arômes de noisettes grillées, de caramel mou et de vanille, de fruits tropicaux (kiwi, lychee) et une finale plus salée. La bouche, bien moelleuse, voire crémeuse, offre une dominante boisée, avec en accompagnement de la pomme, de la pêche, de la cannelle et de légères effluves de tabac blond. Un léger ajout d’eau développe davantage encore ces arômes. Finale longue et très moelleuse, pour un grand malt d’après repas. »

Glentauchers

Harmonieuse discrétion

Fondée en 1898 dans le Speyside par deux associés, William Lowrie et le célèbre James Buchanan, créateur d’un des blends les plus vendus à l’époque, le Black & White. Bien desservie par le chemin de fer, et plusieurs fois modernisée, la distillerie a changé souvent de propriétaires (dont DCL, United Distillers, Allied Domecq et maintenant Pernod-Ricard), mais a toujours servi exclusivement à l’élaboration de blends, à tel point qu’il n’en existe pas de version officielle en single malt, et se trouve difficilement même chez les embouteilleurs indépendants.

Ambré un peu rosé. Nez discret, légèrement malté. Attaque moelleuse, puis un peu plus vive. La bouche est assez corpulente, avec une dominante fruitée (mirabelle, prune) mais aussi quelques notes de fruits rouges. Ensemble harmonieux, mais avec une certaine discrétion générale. Finale assez sèche, voire un peu astringente, mais avec toujours du fruité.

Glen Lossie

Élégamment fruité

Cette distillerie du Speyside, fondée en 1876 et agrandie en 1962, est assez méconnue des amateurs de malt… mais pas des blenders, qui ont été longtemps les seuls à l’utiliser, notamment pour Haig. Elle offre la particularité d’avoir six alambics équipés de purificateurs, ce qui donne un malt plus léger et plus net. Mis à part un embouteillage officiel de dix ans, les malts sont encore très rares sur le marché.

Jaune doré. Nez de céréales et de miel, mais plus sec à l’aération. Attaque vive, surtout pour un malt de cet âge. Passé le caractère un peu brûlant, il se révèle plutôt onctueux, sans perdre de son caractère sec et un peu astringent. Céréales, fruits jaunes (poire, pêche) sont accompagnées de petites notes poivrées, voire épicées. De plus en plus sec vers la finale, son fruité reste élégant avec une belle persistance.

Caol Ila Dun Eidean

Le bénéfice de l’âge

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’île de Jura, et une eau bien tourbée en provenance d’un loch “où souffle en permanence une brise aux effluves de bruyère et de myrte”, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions.

Ambré doré. Au nez, le tourbé est sensible, mais sans excès, avec des notes de céréales. Attaque puissante, même pour un réduit. La dominante tourbée s’accompagne d’une structure plus moelleuse, presque charmeuse, avec la présence de notes plutôt fruitées (fruits jaunes, raisins secs). Moins brutal, voire séducteur : l’âge aidant, la tourbe s’enrobe d’effluves maltées et fruitées en grande harmonie avec la structure générale. Comme quoi, l’apport du vieillissement…

Cameronbridge

Un air de Lowlands ?

Déjà existante en 1813, cette distillerie au nord-est d’Edimbourg a commencé par élaborer des malts, puis a été progressivement convertie au whisky de grain (ainsi qu’au gin) qui deviendra sa spécialité à partir de 1920. Elle a également produit entre 1880 et 1929 un silent malt, whisky de malt distillé en continu et complètement neutre sur le plan gusta-tif. C’est aujourd’hui la plus importante distillerie écossaise, capable de produire plus de 100 millions d’alcool de grain par an.

Le single grain à son nom est embouteillé en très petites quantités… par rapport à celui utilisé pour les blends. Jaune plutôt pâle. Nez puissant de céréales, élégant, proche aussi d’un vin blanc sec, voire d’un fino. Attaque brûlante, avec un peu de moelleux. Un peu d’eau est nécessaire pour que se développent de belles notes de poires bien mûres, de prunes jaunes et de coings, bien relevées par du poivre noir et un peu d’épices. Le long vieillissement lui donne de la ressemblance avec un Lowlands… région qui, il est vrai n’est guère loin. Bien agréable une fois le choc de l’alcool bien surmonté.

Blair Athol

Fruité et épicé

Cette distillerie des Highlands remonte à la fin du 18e siècle, appelée alors Aldour, mais elle a été ensuite déplacée puis plusieurs fois agrandie, no­tamment en 1973 avec le doublement du nombre d’alambics. A noter que le village dont elle porte le nom s’écrit lui avec deux « 1 ».

Ses malts servent essentiellement aux blends de Bell’s (Diageo), et ne sont que rarement disponibles, sauf pour des édi­tions commémoratives limitées. Jaune doré. Nez fruité, avec un caractère plus épicé à l’aération, avec des notes boisées (santal ??). Plutôt rond et moelleux à l’attaque, il mon­te vite en puissance, avec une belle dominante maltée accompagnée de fruits (pomme cuite, liqueur d’orange), d’un peu de caramel et de notes plus épicées. Finale chaleureuse et bien fruitée, mais tout de même un peu courte…