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SPRINGBANK

« Plus vineux que tourbé » …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Rosé soutenu. Nez de fruits rouges, plutôt vineux, tout en douceur. Attaque assez puissante et chaleureuse. Le corps, rond et très fondu, se développe sur une dominante de fruits rouges et noirs, avec un tourbé à peine décelable en arrière-plan. Finale sur le fruité. Un malt bien agréable, certes, mais ce genre de finition retire beaucoup de personnalité à ce que produit habituellement la distillerie.

BLADNOCH

« Sec mais fruité » …

Fondée en 1814 tout au sud de l’Ecosse, dans les Lowlands, cette ferme-distillerie possédant beaucoup de charme a été de nombreuses fois fermée puis réouverte au long de son histoire. La dernière fermeture, en 1993, a failli lui être fatale, même si elle avait été aménagée en centre de visite, mais un Irlandais à la recherche d’une maison de campagne en est tombé amoureux et a décidé de relancer la production depuis 1999. Menacée à nouveau de fermeture, elle a trouvé un repreneur australien en 2015, qui a relancé la production deux ans après.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, sur les céréales bien mûres, se développant ensuite sur le liquoreux avec des notes animales. Plutôt sec à l’attaque, le fruité s’installe ensuite, sur la pomme cuite, avec quelques notes poivrées. Longue persistance sur le fruité. Une finition en fût de xérès ou de vin a sans doute apporté plus de richesse aromatique.

GLENROTHES

« Le charme du vieillissement »

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts, le plus souvent maturés en fûts de xérès, sont rares en embouteillage en single. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers, au moins au Royaume-Uni.

Jaune légèrement doré. Nez surtout malté, bien chaleureux avec une pointe de gingembre. Attaque sèche, un peu brûlante, sur la prune jaune et la figue. Le corps a de l’ampleur, entre fruité et malté, tout en restant bien agréable. De quoi témoigner qu’un vieillissement prolongé donne bien du charme à ce malt au départ bien robuste.

BLADNOCH

« Sec mais fruité » …

Fondée en 1814 tout au sud de l’Ecosse, dans les Lowlands, cette ferme-distillerie possédant beaucoup de charme a été de nombreuses fois fermée puis ré-ouverte au long de son histoire. La dernière fermeture, en 1993, a failli lui être fatale, même si elle avait été aménagée en centre
de visite, mais un Irlandais à la recherche d’une maison de campagne en est tombé amoureux et a décidé de relancer la production depuis 1999. Menacée à nouveau de fermeture, elle a trouvé un repreneur australien en 2015, qui a relancé la production deux ans après.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, sur les céréales bien mûres, se développant ensuite sur le liquoreux avec des notes animales. Plutôt sec à l’attaque, le fruité s’installe ensuite, sur la pomme cuite, avec quelques notes poivrées. Longue persistance sur le fruité. Sans doute une finition en fût de xérès ou de vin a apporté plus de richesse aromatique.

Bunnahabhain

Un grand Islay …

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay, elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant « Bouche de la crique », elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart, (groupe CL World Brands) qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées, pour les malts. La distillerie est équipée de deux paires d’alambics et de six fermenteurs en pin
d’Oregon.

Jaune doré. Nez discret, surtout malté avec des notes de fruits secs et un peu de résine. Attaque très puissante, sur l’alcool mais surtout les épices (piment, poivre noir), pouvant justifier l’ajout d’un peu d’eau. Puis se développe un corps plus onctueux, très aromatique avec la céréale, les fruits jaunes et même des notes florales marquées, accompagnées d’un peu de miel. Peu de tourbe dans cette version, surtout en arrière-plan, mais une belle richesse très harmonieuse et fondue. Décidément, un grand d’Islay… même peu tourbé !

Clynelish

Moelleux et riche …

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec Brora, beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Brora est fermée depuis 1983, alors que les six alambics de Clynelish sont en pleine activité. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout).

Nez : Assez voluptueux, il développe surtout sur le caramel au beurre et le xérès sec (fino), avec du fruité (prunes, pelures d’orange séchées). Riche et très moelleuse, la bouche est marquée par le xérès, le cassis, le poivre de cayenne et la poire. Sur la finale, plutôt huileuse, se détachent surtout les fruits rouges avec un peu de pâte d’amande.

Mortlach

Un Speyside ? C’est à ne pas le croire !!!

Existant dès 1823, année de la légalisation du scotch whisky, cette distillerie de Dufftown, au
coeur du Speyside, élabore surtout un malt très apprécié des blenders pour sa richesse et sa puissance… d’où la grande rareté des single malts. Une distillation en deux étapes et demi (mais
différente de celle pratiquée à Springbank) expliquerait son caractère original, ainsi que la grande diversité de formes de ses six alambics.

Jaune doré. Plutôt fermé, le nez finit par s’ouvrir les fruits jaunes (prune, pêche) et le sucre candi. Attaque sur les épices (ginseng, poivre noir), avec un certain moelleux. Le côté brûlant domine ensuite, mais on distingue tout de même les épices et le fruité, avec une pointe de
miel de châtaignier. Longue finale sur le poivre noir, pour un malt puissant bien différent du style rond et charmeur du Speyside.

The Irishman

Chaleureusement fruité …

Fondée en 1999 par Bernard et Rosemary Walsh, la société Hot Irishman était d’abord centrée sur l’assemblage et la commercialisation d’une recette d’Irish Coffee jugée la plus intéressante après de multiples essais… dans un chalet des Alpes françaises. Ce fut en suite une crème irlandaise à base de whiskey. En 2006, ils signaient un contrat d’approvisionnement auprès d’Irish Distillers pour constituer des stocks de whiskeys vieillis trois fois. A partir de là, ils ont lancé différentes déclinaisons de leurs propres assemblages.

Ambré. Au nez, très puissant, sur le caramel au beurre, le biscuit sec et de riches notes fruitées (xérès ?). Attaque brûlante, puis moelleuse en bouche, avec des notes épicées et poivrées. Beaucoup de rondeur sur la pomme cuite, le vieux cuir ciré, le raisin de Corinthe, tout en se terminant sur une finale chaleureuse et un peu liquoreuse.

Aberfeldy 96

Céréalier avant tout ….
Fondée en 1896 par les Frères Dewar dans un village de la région de Perth (Eastern Highlands), la distillerie a été conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar’s, aujourd’hui leader sur le marché nord-américain. Avec sa reprise par Bacardi en 1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes), mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Belle longueur en bouche, et assez longue persistante. Un malt avant tout céréalier, voire campagnard…

Tobermory

Pour un soir d’automne … 

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port qui porte le même nom. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez spora-dique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, ce dernier étant tourbé.

Jaune doré. Nez fauve, animal, un peu musqué, avec du caramel au beurre. Attaque moelleuse sur les fruits cuits et la tarte Tatin. De l’ampleur en bouche, avec aussi des fruits secs (amande, noisette, raisin de Corinthe) et des arômes de sous-bois. Belle persistance sur ce fruité un peu caramélisé, aux senteurs automnales.