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Hazelburn Sherry Wood

La distillerie Springbank continue d’expérimenter de nouvelles techniques de vieillissement pour sa série des « Wood » avec un single malt Hazelburn triple distillé en octobre 2003 et vieilli intégralement dans des fûts de xérès oloroso pendant 13 ans qui lui apportent des notes très gourmandes de confitures de fruits, de chocolat blanc et de zeste d›orange.

Nez : raisins, sucre demerara, toffee.
Bouche : confiture, zeste d’orange, chocolat blanc. Finale : chocolat à l’orange, café.

Longrow Red

Mariage réussi entre tourbe et vin …

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbé (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Ambré avec reflets orangés. Nez puissant, aux notes fruitées (fruits rouges) sur fond de tourbe. Attaque moelleuse, puis il devient plus sec. La tourbe se développe rapidement, mais accompagnée de fines notes fruitées (cerise, fraise) résultant du passage un an en fût de vin. Le corps est puissant, l’alcool se faisant bien sentir. Le résultat est réussi, très harmonieux, et d’autant plus étonnant que le mariage de la tourbe et du vin rouge est très rarement une réussite. Mais, chez Springbank, on sait le faire…

Bunnahabhain Stiureadair

Tourbe marine …

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées. Le mot gaélique Stiureadair (Helmsman en anglais) signifie l’homme de barre, référence maritime classique de la distillerie.

Jaune doré. Au nez, une tourbe plutôt végétale se développe rapidement, mais sans domminer l’ensemble, accompagnée de fruits secs et de vanille. Attaque chaleureuse, un peu crémeuse, mais puissante ; la tourbe s’accompagne de noisettes, d’un peu d’épices et de notes salées. Finale riche et enveloppante sur les fruits secs et le poivre noir. Quant la tourbe se marie avec la mer…

Laphroaig

Un charmeur inattendu …

Créée vers 1815 par la famille Johnston (dont l’un des membres a péri noyé… dans une cuve de fermentation), cette distillerie d’Islay est longtemps restée une propriété familiale, possédant ses propres aires de maltage de l’orge (toujours utilisées) et ses tourbières. Sa puissance et ses arômes originaux ont donné à Laphroaig (qui se prononce «Lafrog») un rôle de pionnier dans la découverte des malts d’Islay.

Jaune doré. Nez bien tourbé, immédiatement phénolique, mais sans excès. Attaque onctueuse, puis une forte puissance s’installe, supportable toutefois. La tourbe est bien au rendez-vous, déroulant ses volutes fumées et ses accents végétaux. Une version se distinguant par son caractère très moelleux, l’astringence et l’âcreté n’étant guère dominantes, voire présentes. Sauf sur la finale, et encore, car on y trouve aussi de belles notes miellées. Un Laphroaig charmeur ? Et oui, c’est possible… sans rien perdre de son caractère.

Laphroaig

Tourbé ? Certes, mais pas seulement …

Créée vers 1815 par la famille Johnston (dont l’un des membres a péri noyé… dans une cuve de fermentation), cette distillerie d’Islay est longtemps restée une propriété familiale, possédant ses propres aires de maltage de l’orge (toujours utilisées) et ses tourbières. Sa puissance et ses arômes originaux ont donné à Laphroaig (qui se prononce « Lafrog ») un rôle de pionnier dans la découverte des malts d’Islay.

Jaune doré soutenu. Nez tourbé et phénolique ; petite touche de miel et de fruits jaunes. Attaque puissante et vigoureuse, nettement dominée par la tourbe fumée et les phénols, avec une pointe d’âcreté de calfat. Mais, avec une certaine rondeur, on retrouve comme au nez des notes fruitées (pêche jaune, mirabelle) et miellées, qui, sans atténuer l’habituelle puissance sauvage de Laphroaig, l’enrobe d’un caractère un peu plus aimable. Très belle finale qui n’en finit pas sur la tourbe.

Craigellachie Dun Bheagan

Puissant mais un peu limité …

Fondée en 1891 par le créateur de White Horse, Peter Mackie, cette distillerie a servi principalement à l’assemblage de ce blend, même si son embouteillage en single a commencé très tôt, quoiqu’en quantités limitées. Située au coeur du Speyside, non loin de Macallan, elle a été modernisée et agrandie en 1965. Elle appartient depuis 1998 au groupe Martini-Bacardi.

Ambré. Nez de caramel au beurre et de raisins de Corinthe bruns. Attaque vive et ample, mais brûlante. Le corps est moelleux, voire épais. On retrouve le caramel au beurre avec de la pomme cuite et du poivre noir. Beaucoup de puissance en bouche, mais la persistance aromatique est curieusement bien limitée. Il aurait sans doute mérité quelques années de fût supplémentaires.

Linkwood

Chaleureux et revigorant …

Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux
remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été remplacés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973, puis par une nouvelle paire en 2013. Les malts ne sont guère embouteillés, sauf par les indépendants.

Ambré soutenu. Nez animal, un peu lourd, puis se développant sur le santal et la pomme cuite. Très chaleureux en bouche, sans être franchement brûlant, il présente un corps moelleux et rond, sur les fruits cuits, que les épices (poivre noir, gingembre) relèvent ensuite. Le puissant boisé apporte des notes vanillées, mais aussi une petite astringence sur la finale. Un digestif puissant pour les hivers froids et humides.

Linkwood

Apéritif, bien-sûr …

Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine  (maintenant non utilisés) ont été remplacés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973, puis par une nouvelle paire en 2013. Les malts ne sont guère embouteillés, sauf par les indépendants.

Jaune clair. Nez floral, un peu miellé mais assez sec. Attaque sèche, mais bien aromatique, avec de la puissance poivrée. Notes florales surtout, mais avec aussi du fruité (prune jaune, poire williams). Très équilibré et harmonieux jusqu’à la finale et au-delà, voilà un bon apéritif, à conseiller aux néophytes en single malts : ils seront sûrement charmés.

Glenburgie

Suave et fruité …
Remontant à 1810 sous le nom de Kilnflat, cette distillerie située à l’ouest du Speyside, dans le Findhorn, a toujours été essentiellement vouée à la production de malts pour les blends, surtout Ballantine’s. Sa commercialisation en single n’est le fait que des embouteilleurs indépendants. En 1927, ce fut la première distillerie dirigée par une femme, Margaret Nicol, qui n’était pas l’épouse ou la veuve d’un propriétaire.

Jaune à peine doré. Nez floral, un peu sur les fruits jaunes. Plutôt sec à l’attaque, et un peu brûlant en raison de son degré, il s’épanouit ensuite sur la prune jaune, la cire d’abeille et un peu de miel blond, type acacia, sans rien perdre de son côté sec, devenant même astrigent vers la finale. Bonne persistance suave et fruitée, très intéressant pour l’apéritif.

Springbank Green

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown.

Un nez délicat, avec du fruité où dominent les abricots mûrs, les bananes, puis des notes gourmandes de loukoum et de beurre de cacao, avec en arrière plan de belles influences herbacées. En bouche dominent les épices, la vanille, le fruité, les délicates notes de sherry, dans une élégante harmonie.

Springbank Green

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown.

Un nez délicat, avec du fruité où dominent les abricots mûrs, les bananes, puis des notes gourmandes de loukoum et de beurre de cacao, avec en arrière plan de belles influences herbacées. En bouche dominent les épices, la vanille, le fruité, les délicates notes de sherry, dans une élégante harmonie.

Linkwood

Chaleureux et revigorant …
Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux
remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé
pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été remplacés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973, puis par une nouvelle paire en 2013. Les malts ne sont guère embouteillés, sauf par les indépendants.

Ambré soutenu. Nez animal, un peu lourd, puis se développant sur le santal et la pomme cuite. Très chaleureux en bouche, sans être franchement brûlant, il présente un corps moelleux et rond, sur les fruits cuits, que les épices (poivre noir, gingembre) relèvent ensuite. Le puissant boisé apporte des notes vanillées, mais aussi une petite astringence sur la finale. Un digestif puissant pour les hivers froids et humides.

Linkwood

Élégamment apéritif

Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant  les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été complétés par quatre autres lors d’un grandissement en 1973. Surtout secs et épicés, les malts développent également d’autres aspects grâce à l’utilisation de fûts de xérès.
Jaune pâle. Nez plutôt sec et floral. Attaque sur un caractère sec qu’il conserve bien ensuite. Beaucoup d’élégance sur un corps puissant, avec du poivre noir, un peu de gingembre, mais aussi des notes florales plus discrètes (bruyère, lilas). Bien présent jusqu’à la finale, sa longue persistance (surtout pour un non tourbé) ne se laisse pas oublier.

Glen Spey Glenlivet

Apéritif bien fruité

Bien que fondée en 1880, et modernisée un peu moins d’un siècle plus tard, cette distillerie du Speyside, dans la ville de Rothes, n’a jamais vraiment fait beaucoup parler d’elle. Il est vrai que ses malts sont depuis longtemps essentiellement utilisés pour élaborer le blend J&B, qui se réserve la quasi-totalité de la production. Une rareté, surtout en brut de fût.

Jaune clair. Nez évoluant entre fruits mûrs et champ de céréales, avec quelques notes de fruits secs (noix). Attaque généreuse, puis se développe un corps plein, avec poivre noir et piment, mais de la pomme cuite, du coing, des amandes séchées. La finale est plus tannique, rendant le malt très apéritif. Belle persistance sur le fruité et les épices.

Glen grant

Un solide compagnon

C’est en 1840 que les frères Grant créent cette distillerie près de Rothes dans le Speyside. Un patronyme assez répandu en Ecosse, que l’on retrouve d’ailleurs dans plusieurs distilleries et sociétés de négoce. Mais Glen Grant va rapidement se faire connaître, notamment dans des versions très jeunes (5 ans d’âge en moyenne) au point d’être présent dans de nombreux bars de la planète. Son entrée dans le groupe Seagram, en 1977 (maintenant chez Pernod-Ricard) et l’installation de nouveaux alambics, n’a modifié en rien sa notoriété, véritable référence en matière de Speyside.

Jaune vif. Riche nez miellé, devenant plus malté à l’aération. Attaque assez vive, avec une nette dominante maltée, relevée par des notes plus épicées (poivre noir) et un peu miellées. Le corps est plein, riche, très expansif et roboratif. Un solide compagnon au caractère enjoué et jovial. Belle finale sur la céréale et le poivre, ici à leur apogée.