Bienvenu pour l’hiver
Voisine de Longmorn, et construite un an après en 1898, cette distillerie du Speyside n’a fonctionné que quatre ans… avant d’être fermée pendant 65 ans ! Mais sa malterie a longtemps été en service. Rachetée par Seagram en 1978, elle a été ensuite agrandie en 1985… puis mise en sommeil en 1999. Devenue propriété de Pernod-Ricard en 2001, elle a été revendue en 2004 à un groupe sud-africain. Depuis, ses malts, longtemps réservés aux blends, ont été renouvelés avec des créations très intéressantes. Solstice, comme son nom l’indique, a été commercialisée juste après le solstice d’hiver 2010.
Ambré médium, tirant sur le rouge orangé. Au nez, la tourbe végétale s’accompagne de notes de fruits rouges bien mûrs et d’un caractère animal. Plutôt moelleux à l’attaque, il prend vite une belle puissance, entre un tourbe surtout végétal et les notes fruitées du nez. La finale laisse développer un caractère plus épicé (poivre noir) sur un style plutôt sec. Malgré ce mariage un peu curieux entre tourbe et fruité, c’est un malt généreux, puissant et très réchauffant surtout pour les longues nuits d’hiver !
Sec, avec du moelleux tout de même
Portant le nom du plus haut mont d’Ecosse (1 344 mètres), cette distillerie est doublement associée à Long John Macdonald, qui l’a créée en 1825, avant de donner son nom à la marque de blend bien connue. Après une certaine période d’instabilité, elle fut par la suite rachetée par la société… Long John Distillers, et enfin reprise en 1991 par les Japonais de Nikka, qui l’ont bien rénové et commercialisent le malt davantage que par le passé.
Jaune pâle. Nez d’abord discret, puis marqué par les céréales à l’aération, foin séché, mais aussi cire d’abeille et un peu de térébenthine. Attaque vive et sèche, évoluant sur le fruité (poires jaunes), le poivre noir, le gingembre. La puissance de l’alcool se fait davantage sentir sur la finale, mais bien enrobée par un certain moelleux qui le rend plus agréable. Il n’en reste pas moins un excellent apéritif bien sec.
Si jeune et déjà bien tourbé
Sous cette dénomination originale («Comme nous l’avons trouvé»), Ian Mac Leod propose régulièrement l’embouteillage d’un fût unique (single cask) soutiré sans la moindre manipulation : pas de réduction, pas de filtrage à froid, pas de colorant. Pur et naturel, peut-on dire. Tout repose bien évidemment sur le talent et le savoir-faire du maître de chais pour sélectionner un fût intéressant, sans défaut et d’une réelle qualité. Cette fois, son choix s’est porté sur un fût en provenance d’une distillerie d’Islay.
D’une couleur jaune pâle, il développe immédiatement au nez une dominante tourbée, plutôt phénolique, mais sans excès, ainsi que quelques notes florales (fleurs blanches). En bouche, l’attaque tourbée prend vite une ampleur étonnante, appuyée par un caractère sec et presque astringent. La tourbe est dominante et très concentrée, ne laissant guère de place à d’autres arômes, à part un peu de poivre noir en arrière-plan. La permanence tourbée accompagne tout au long une très longue finale, remarquable pour un malt aussi jeune. Les amateurs des single malt tourbés d’Islay ne pourront qu’être aux anges… »
Classique mais chaleureux
Située dans une vallée reculée à la limite du Speyside, cette distillerie centenaire (fondée en 1898) a longtemps servi à l’élaboration du blend Teacher’s. Malgré son importance – huit grands alambics chauffés au charbon – elle est encore méconnue, mais sa notoriété augmente depuis son acquisition par Jim Beam en 2005.
Jaune doré. Nez bien malté, chaleureux avec des Fût de manzanilla notes de miel et de cire d’abeille. Attaque vive, avec un corps assez enveloppant tout en étant plutôt sec. Bonne richesse aromatique, où l’on retrouve les notes du nez, avec une dominante plus marquée du caractère malté. Il devient un plus gras sur la finale, avec des notes poivrées d’une grande vivacité. Que du classique, mais avec une belle chaleur général.
Un vrai Highlander
Située dans une vallée reculée à la limite du Speyside, cette distillerie centenaire (fondée en 1898) a longtemps servi à l’élaboration du blend Teacher’s. Malgré son importance – huit grands alambics chauffés au charbon – elle est encore méconnue, mais sa notoriété augmente depuis son acquisition par Jim Beam en 2005. Ambré léger. Nez de céréales, avec une présence tourbée végétale significative, et un peu de fumé. Attaque puissante, voire brûlante, vu le degré d’alcool.
Puis la bouche se révèle très chaleureuse, sur un caractère bien sec et viril. Le tourbe domine, sans exagération, dans une ambiance légèrement caramélisée. Epices (surtout gingembre), poivre noir, fruits secs sont au rendez-vous dans une puissante harmonie. Un grand malt à découvrir – en tout cas dans cette version – tant il symbolise bien la fierté et la puissance des Highlands.
Heureusement, il y a la tourbe
Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciée de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.
Rosé léger. Nez élégant, légèrement tourbe, avec de fines notes fruitées. Attaque agréable, puis se développe une forte puissance. La tourbe élégante caractéristique prend vite le dessus, dans un corps plutôt aérien et d’une belle finesse. Elle s’accompagne de quelques jolies fruitées, à peine vineuses, qui la rehaussent encore davantage. Malgré la dominante alcool, c’est un malt aimable, finement tourbe : un bon Ardbeg en quelque sorte.
Une superbe version d’un vrai classique
Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciée de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.
Jaune doré. D’une grande puissance aromatique, le nez se développe sur une belle puissance tourbée, accompagnée de notes salées et herbacées. Il s’accompagne ensuite de notes plus fruitées : poire, pêche, pomme verte, ainsi que de céréales.
Un Indien bien écossais
Cette distillerie familiale a été créée en 1948 à Bangalore au sud des Indes, et s’est intéressée au whisky à partir des années 80, essentiellement pour élaborer des blends, les single malts n’ayant été embouteillés que plus tardivement. Dans ce pays qui est un très gros producteur de whisky, Amrut fait exception par la qualité de ses malts, appliquant des méthodes typiquement écossaises. Seule différence, le climat (de 20° à 40°) qui entraîne un vieillissement plus rapide.
Ambré doré. Nez très puissant, chaleureux, avec une belle dominante maltée. Attaque presque brûlante (un peu d’eau n’est pas de refus…) mais aussi sur le moelleux malté. Belles notes de miel, de fleurs sauvages (bruyère), avec en arrière-plan un peu de tourbe végétale. Finale assez sèche, bien apéritive. Un Indien bien écossais, somme toute…
Séduction indienne
Cette distillerie familiale a été créée en 1948 à Bangalore au sud des Indes, mais ne s’est intéressée au whisky que dans les années 80, essentiellement pour élaborer des blends, les single malts n’ayant été élaborés et surtout embouteillés que plus tardivement. Dans ce pays qui est un très gros producteur de whisky, Amrut fait exception par la qualité de ses malts, appliquant des méthodes typiquement écossaises. Seule différence, le climat (de 20° à 40°) qui entraîne un vieillissement plus rapide. L’Amrut Fusion résulte de l’assemblage de deux eaux-de-vie, l’une à base d’orge maltée récoltée au pied de l’Himalaya, l’autre d’orge maltée écossaise séchée à la tourbe. Elles sont été assemblées après 4 ans de vieillissement séparé.
Ambré doré. Nez puissant mais élégant, avec des notes de miel doux, de fruits confits, avec trace de pâte d’amande et de violette. Attaque puissante, voire brûlante, puis il s’épanouit sur tout le palais sur un registre plutôt sec que liquoreux. Sur une bonne base maltée, on découvre des notes de réglisse, un peu de tourbe végétale et du poivre noir, le tout bien fondu et très harmonieux. Un malt séducteur, tant par sa puissance que sa finesse aromatique.