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SELECTION DU CLAN – PORT ASKAIG – 100 Proof – 57.1% – 70cl – Ref 101113

Portant le nom du port situé au nord-est de l’île d’Islay, près de Caol Ila, cette marque créée par l’embouteilleur Elixir Distillers propose des single malts provenant d’Islay. Ce 8 ans d’âge a été vieilli dans une sélection de fûts de bourbon, de fûts de chêne américain grillé, de fûts de xérès, d’hogsheads de remplissage et de fûts de chêne américain. Il pourrait provenir de Caol Ila… Elixir Distillers présente son emblématique Port Askaig 100 Proof, un single malt d’Islay puissant et raffiné. Vieilli exclusivement en fûts de bourbon, il révèle des arômes fumés, maritimes et légèrement épicés, avec une douceur maltée qui séduit à chaque gorgée. Avec ses 57,1% alc., c’est un whisky audacieux pour les amateurs de sensations intenses.

Nez : Fruits de verger, zestes d’agrumes et caramel vanillé, mêlés à une tourbe maritime typique de l’île d’Islay.
Bouche : Ronde et riche, caramel vanillé, fruitée, équilibrée par des notes de fumée marine. Finale : Longue et persistante, fumée de tourbe, une touche d’agrumes et de vanille.

ARDBEG – Corryvreckan – 57,1°

« Tourbillon tourbé »

Tourbe et élégance, tels sont les traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciée de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Ayant fêté son 200e anniversaire en 2015, Ardbeg commercialise chaque année au moins deux nouveautés, souvent sans précision d’âge. Corryvreckan est le nom d’un puissant tourbillon marin, au nord de l’île de Jura.

Jaune clair. Bien tourbé dès le premier nez, le caractère marin (poisson fumé) s’affirme ensuite avec de l’ampleur. En bouche, c’est le tourbé qui s’impose avec évidence, sans laisser beaucoup de place au boisé et au fruité sous-jacents. Encore jeune (10 ans ??), voilà un Ardbeg plein de fougue, avec une longue persistance dont on se souvient longtemps. Un must, sans aucun doute.

SECRET ORKNEY – 14 ans – 57,1 % – Vieilli en fûts de xérès oloroso – Signatory Vintage

« L’athlète complet »

Fondée en 1988 par les frères Symington, l’embouteilleur indépendant Signatory Vintage s’est rapidement fait apprécier pour ses single malts millésimés, ne provenant que d’un seul fût et soigneusement sélectionnés. Chaque bouteille est numérotée et signée manuellement. Parfois, le nom de la distillerie n’est pas indiqué, mais, dans le cas de ce Secret Orkney, il n’est pas difficile de deviner qu’il s’agit d’Highland Park.

Ambré soutenu. Nez puissant et riche sur la pomme cuite, le boisé et un peu de tourbe en arrière-plan. Bouche également très puissante et relevée (un peu d’eau n’est pas à dédaigner), où l’on retrouve les fruits cuits et le boisé du nez. Finale davantage épicée, et très longue persistance aromatique. Un athlète complet.

BUNNAHABHAIN – Staoisha – 2013 – 57,10° – Finition en fût de xérès oloroso – Signatory Vintage

« Bien tourbé, en toute sérénité »

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart, qui appartient maintenant au groupe Distell, et qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.

Jaune doré. Au nez, la tourbe se manifeste rapidement, avec des fruit secs (raisin, datte, figue). Attaque en bouche puissante, voire brûlante (un peu d’eau peut être nécessaire). Plutôt huileux, le corps se développe sur la tourbe et le fruité, avec des notes fumées et de cacao. Longue finale sur la tourbe et le tabac (havane), et une persistance toute en sérénité.

SPRINGBANK

18″Union très harmonieuse »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown., dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Le nez est d’abord malté, la tourbe mettant du temps à se révéler, ce qui est inhabituel avec cette distillerie. Elle est plus évidente en bouche, s’accompagnant de notes maltées et légèrement miellées. Le corps est bien sec, et très supportable pour un brut de fût. Accompagnés de fruits jaunes et de pomme cuite, tous ces arômes s’unissent très  harmonieusement jusqu’à la finale. Moins tourbé que des versions du même âge, il mérite d’être apprécié pour sa richesse aromatique.

Bowmore

Sec comme un coup de trique ….

Distillerie vedette de l’île d’Islay, elle se prévaut notamment de son ancienneté, avec une fondation en 1779 qui en fait une des plus vieilles d’Ecosse. Pratiquant le maltage d’une petite partie de ses orges, elle a longtemps commercialisé une des plus vastes gammes de single malts d’Islay émanant d’une seule distillerie, depuis le Legend (8 ans) jusqu’au mythique Black Bowmore (1964, 50 °) réservé à une élite… fortunée.

Jaune clair. Nez céréalier surtout, avec un peu de tourbe. Sec et assez brûlant, il supporte un peu d’eau qui révèle davantage sa dominante tourbée, plus sur le végétal que sur le phénolique. Corps ample et généreux, sur l’amande et les fruits secs, avec de la paille sèche. Assez austère jusqu’à la finale, de longue persistance.

Ben Nevis

Sec, avec du moelleux tout de même

Portant le nom du plus haut mont d’Ecosse (1 344 mètres), cette distillerie est doublement associée à Long John Macdonald, qui l’a créée en 1825, avant de donner son nom à la marque de blend bien connue. Après une certaine période d’instabilité, elle fut par la suite rachetée par la société… Long John Distillers, et enfin reprise en 1991 par les Japonais de Nikka, qui l’ont bien rénové et commercialisent le malt davantage que par le passé.

Jaune pâle. Nez d’abord discret, puis marqué par les céréales à l’aération, foin séché, mais aussi cire d’abeille et un peu de térébenthine. Attaque vive et sèche, évoluant sur le fruité (poires jaunes), le poivre noir, le gingembre. La puissance de l’alcool se fait davantage sentir sur la finale, mais bien enrobée par un certain moelleux qui le rend plus agréable. Il n’en reste pas moins un excellent apéritif bien sec.