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Bowmore

Sec comme un coup de trique ….

Distillerie vedette de l’île d’Islay, elle se prévaut notamment de son ancienneté, avec une fondation en 1779 qui en fait une des plus vieilles d’Ecosse. Pratiquant le maltage d’une petite partie de ses orges, elle a longtemps commercialisé une des plus vastes gammes de single malts d’Islay émanant d’une seule distillerie, depuis le Legend (8 ans) jusqu’au mythique Black Bowmore (1964, 50 °) réservé à une élite… fortunée.

Jaune clair. Nez céréalier surtout, avec un peu de tourbe. Sec et assez brûlant, il supporte un peu d’eau qui révèle davantage sa dominante tourbée, plus sur le végétal que sur le phénolique. Corps ample et généreux, sur l’amande et les fruits secs, avec de la paille sèche. Assez austère jusqu’à la finale, de longue persistance.

Ben Nevis

Sec, avec du moelleux tout de même

Portant le nom du plus haut mont d’Ecosse (1 344 mètres), cette distillerie est doublement associée à Long John Macdonald, qui l’a créée en 1825, avant de donner son nom à la marque de blend bien connue. Après une certaine période d’instabilité, elle fut par la suite rachetée par la société… Long John Distillers, et enfin reprise en 1991 par les Japonais de Nikka, qui l’ont bien rénové et commercialisent le malt davantage que par le passé.

Jaune pâle. Nez d’abord discret, puis marqué par les céréales à l’aération, foin séché, mais aussi cire d’abeille et un peu de térébenthine. Attaque vive et sèche, évoluant sur le fruité (poires jaunes), le poivre noir, le gingembre. La puissance de l’alcool se fait davantage sentir sur la finale, mais bien enrobée par un certain moelleux qui le rend plus agréable. Il n’en reste pas moins un excellent apéritif bien sec.