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Les incontournables.. Single Islay

L’élégance de la tourbe iodé …

Cette distillerie est une des rares à pouvoir se prévaloir d’être encore indépendante. Elle propose une très large sélection de malts. Elle a même initié la diffusion des tout premiers bruts de fût.

Le malt non filtré du club délicatement ciselé par le sherry est enthousiasmant au nez. Très parfumé et frais, il évolue en bouche en de très douces saveurs florales teintées de l’amertume du chocolat. Très bonne persistance en bouche.

Les incontournables .. Blended Malt

Nous avons apporté un soin tout particulier à cet assemblage. Authentique, tel est l’adjectif qui caractérise le mieux ce beau whisky de grain et de malt. Dans sa composition intervient un minimum de 45 % de malt.

Tout en élégance, il associe une dominante fruitée à quelques notes de bruyère séchée. Une pointe de fraîcheur marine contribue au caractère parfaitement équilibré de ce blended.

Les incontournables – Single Highland

Un fruité tout en équilibre …

Issu d’une célèbre distillerie dont la réputation n’est plus à faire, ce whisky est à l’image d’un grand Highland.

Le nez très frais et noisetté est très légèrement épicé. Sous une robe dorée élégante, il se distingue par des arômes maltés et fruités ou la pomme prédomine. La finale est nette et très élégante. Un whisky de bel équilibre qui fait l’unanimité des connaisseurs ou non.

Les incontournables .. Puffer Island Blended Malt

Puissant et très harmonieux …

Assemblage de plusieurs single malts en provenance de différentes îles écossaises, avec une maturation en fûts de Pedro Ximenez. Une exclusivité pour le Clan et ses adhérents.

Jaune doré soutenu. Nez fleurant bon la tourbe végétale, avec du gras, des pommes caramélisées. Beaucoup de vivacité à l’attaque, avec du moelleux. Sur une base maltée avec de la tourbe, se distinguent les raisins de Corinthe, le caramel au beurre, la pomme cuite, avec quelques notes de poivre noir et un peu d’épices. L’ensemble est bien fondu, puissant et très harmonieux. Une excellente synthèse de ce que les îles peuvent donner en matière de single.

La sélection … Bunnahabhain

« Atypique, surtout pour un Islay »

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant “Bouche de la crique”, elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.

Jaune pâle. Nez discret, plutôt céréalier (paille) à l’aération. Sec à l’attaque, avec des notes poivrées, il se développe dans la même tonalité, évoluant même sur une forte astringence. Fruits jaunes (poire, pomme) lui donne un peu d’ampleur aromatique. Sec et minéral jusqu’à la finale, le rendant surtout intéressant à l’apéritif. Très inhabituel pour cette distillerie d’Islay

Glenallachie10 ans

Fruits secs et épices, avant tout …

Installée au coeur du Speyside, cette distillerie moderne (fondée en 1967) à proximité d’Edradour est utilisée essentiellement par les blenders, Mackinlay-Mc Pherson d’abord, puis Campbell depuis 1989, après une période de sommeil, suivi d’une augmentation des capacités de production par Pernod-Ricard… qui l’a ensuite revendu à un groupement indépendant. Il n’existe qu’un seul malt officiel, les autres venant des embouteilleurs indépendants.

Jaune un peu doré. Nez surtout malté, un peu de sous-bois et de caramel. Attaque d’abord moelleuse, puis il devient plus sec et épicé, avec de la puissance. Harmonieux, il est bien fondu sur les fruits compotés, l’abricot sec et les raisins de Corinthe brun. De plus en plus sec jusqu’à la finale, avec toujours une présence bien épicée. Plutôt un apéritif, mais pas seulement…

Les incontournables .. Single Speyside

Un jardin de fleurs au chocolat …

Cette distillerie est une des rares à pouvoir se prévaloir d’être encore indépendante. Elle propose une très large sélection de malts. Elle a même initié la diffusion des tout premiers bruts de fût.

Le malt non filtré du club délicatement ciselé par le sherry est enthousiasmant au nez. Très parfumé et frais, il évolue en bouche en de très douces saveurs florales teintées de l’amertume du chocolat. Très bonne persistance en bouche.

Aberfeldy

Céréalier avant tout Fondée en1896 par les frères Dewar dans la région de Perth (Eastern Highland). Conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar aujourd’hui leader sur le marché U.S. Avec sa reprise par Baccardi en1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes) mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Même longueur en bouche, longue et persistante. Un malt avant tout céréalier, voir campagnard.

Oban

Richement aromatique …

Fondée en 1793 par les frères Stevenson, des hommes d’affaires qui ont aussi créé un chantier
naval et une tannerie, cette distillerie est située aujourd’hui au coeur d’une région devenue très
touristique des Western Highlands. De petite capacité (870 000 litres par an au maximum), elle est bien connue et appréciée depuis que Diageo l’a inscrite dans sa gamme des Classic Malts. Très aromatiques, ses malts sont uniquement destinés à être commercialisé en single, ce qui est exceptionnel en Ecosse.

Ambré doré. Nez floral, avec des notes de miel et une petite pointe de fumé. Attaque chaleureuse, avec une dominante de fruits cuits. Puis il devient plus épicé, offrant un assemblage doux/amer plutôt original. Avec une très grande richesse aromatique, il développe aussi des notes de boisé, de foin coupé, mais aussi de poivre noir et de cuir vieilli. Le corps est constamment puissant, bien charpenté, jusqu’à une belle finale pleine et de longue persistance. Un grand classique, sans aucun doute.

Glen Garioch

Pour finir la soirée …

A l’est des Highlands, près d’Aberdeen, Glen Garioch (qui se prononce “glenn guirie”) remonte à la fin du 18ème siècle, et plusieurs bâtiments d’origine ont été conservés, ainsi que les aires de maltage, inutilisées depuis 1979. Longtemps propriété de DCL, elle fait partie du groupe Morrison Bowmore (Suntory) depuis 1970, et, après une mise en sommeil en 1995, elle a repris du service deux ans plus tard… faute d’avoir trouvé un repreneur. La gamme des embouteillages officiels a été complètement revue en 2009.

Ambré un peu cuivré. Nez sur la pomme cuite, plutôt liquoreux avec du caramel au beurre. Bien sec à l’attaque, il se développe sur les fruits cuits et le caramel, accompagné par des épices (poivre noir surtout). Bien puissant pour son âge et malgré la réduction, il est chaleureux avec une finale très persistante sur un peu de boisé. Un bon compagnon de fin de repas.

Auchroisk

Sec et fruité …

Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture.
Se prononçant “Auth-rusk”, ce qui signifie “gué de la rivière rouge”, elle commercialise aussi ses malts sous l’appellation “The Singleton”. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès. Le nom « Auchroisk » est par contre plutôt utilisé pour des vieillissements en fûts de bourbon.

 Jaune doré, avec reflets rosés. Nez fruité avec notes florales (rose). Sec à l’attaque, son corps est assez puissant, avec des notes surtout florales et fruits secs (amande, noisette), puis une rondeur davantage marquée par les fruits rouges se fait sentir. Surtout apéritif, l’ensemble est avant tout sec jusqu’à la finale, un peu épicée, mais de courte persistance.

Glen Keith

Un Speyside technique …

Cette distillerie récente du Speyside (1957-1960), située en face de Strathisla dans un vieux moulin, a été la première à être chauffée au gaz, et a servi à de nombreuses expérimentations : triple distillation, distillation de malts en colonne continue, élaboration de malts très tourbés. Fermée en 1999, elle a été remise en marche en 2013 avec une capacité importante de 6 millions de litres d’alcool par an.

Ambré. Nez assez puissant, animal, avec des notes de toffee et de fruits cuits. Moelleux et chaleureux à l’attaque, il se développe sur un caractère surtout fruité (pomme cuite), avec une pointe d’acidité un peu astringente. Finale sèche (fruits secs), de persistance assez courte. Plus « technique » que franchement original.

Blended Malt

Nous avons apporté un soin tout particulier à cet assemblage. Majoritairement issu du Speyside
avec quelques touches d’Island/Highland.
Tout en élégance, Puissant. Miellé. L’attaque est puissante, d’une grande ampleur et beaucoup de gras. Chaleureux, bien enrobant, avec des notes de miel en fin de bouche. Belle synthèse de la puissance des malts écossais.

Island blended malt

Puissant et très harmonieux …
Assemblage de single malts en provenance de deux îles écossaises, avec une maturation en fûts de Pedro Ximenez. Une exclusivité pour le Clan et ses adhérents.

Jaune doré soutenu. Nez fleurant bon la tourbe végétale, avec du gras, des pommes caramélisées. Beaucoup de vivacité à l’attaque, avec du moelleux. Sur une base maltée avec de la tourbe, se distinguent les raisins de Corinthe, le caramel au beurre, la pomme cuite, avec quelques notes de poivre noir et un peu d’épices. L’ensemble est bien fondu, puissant et très harmonieux. Une excellente synthèse de ce que les îles peuvent donner en matière de single.

Glenburgie

Agréablement apéritif …

Remontant à 1810 sous le nom de Kilnflat, cette distillerie située à l’ouest du Speyside, dans le Findhorn, a toujours été essentiellement vouée à la production de malts pour les blends, surtout Ballantine’s. Sa commercialisation en single n’est le fait que des embouteilleurs indépendants. Pendant un temps, elle a utilisé des alambics Lomond, élaborant un malt appelé Glencraig, mais cette pratique a été abandonnée en 1981.

Jaune pâle. Nez discret, un peu végétal sur la paille sèche et le grain. Attaque d’abord  moelleuse, puis elle devient un peu plus sèche, tout en présentant des notes miellées. Le corps, rond et plein, est relevé par un caractère plus épicé (sans doute du au xérès de la finition) qui le rend apéritif. Jolie finale entre les épices, le grain et le miel, avec de la  persistance.

Glen Garioch

Pour finir la soirée …

A l’est des Highlands, près d’Aberdeen, Glen Garioch (qui se prononce “glenn guirie”) remonte à la fin du 18ème siècle, et plusieurs bâtiments d’origine ont été conservés, ainsi que les aires de maltage, inutilisées depuis 1979. Longtemps propriété de DCL, elle fait partie du groupe Morrison Bowmore (Suntory) depuis 1970, et, après une mise en sommeil en 1995, elle a repris du service deux ans plus tard… faute d’avoir trouvé un repreneur. La gamme des embouteillages officiels a été complètement revue en 2009.

Ambré un peu cuivré. Nez sur la pomme cuite, plutôt liquoreux avec du caramel au beurre. Bien sec à l’attaque, il se développe sur les fruits cuits et le caramel, accompagné par des épices (poivre noir surtout). Bien puissant pour son âge et malgré la réduction, il est chaleureux avec une finale très persistante sur un peu de boisé. Un bon compagnon de fin de repas.

Jura

Robustement vôtre …

En face d’ Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de
Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce
cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19ème
siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises depuis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont élaborés des malts tourbés, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Jaune doré. Nez malté, fruits jaunes, avec un peu de miel. Attaque puissante (surtout à ce degré) reposant sur une dominante maltée, bien relevée par le poivre noir. Le fruité se fait plus discret qu’au nez, ainsi que le miel, le corps robuste et sec laissant passer quelques notes végétales. Finale assez longue sur la dominante épicée.

Glenrothes

Belle puissance épicée
Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en
1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par
la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts sont rares en embouteillage en single, car l’essentiel est utilisé par les blenders, notamment pour l’élaboration du Cutty Sark. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers.

Ambré tirant sur le fauve. Nez chaleureux, surtout épicé avec du boisé et de la puissance. Attaque vigoureuse et bien épicée comme au nez. Malté intense, avec de belles notes de fruits cuits, mais aussi un caractère animal (gibier) et du boisé. Les épices (gingembre, poivre noir, génévrier) s’amplifient jusqu’à dominer la finale, longue et persistante.

Alberfeldy

Sec mais fruité …

Fondée en 1896 par les Frères Dewar dans un village de la région de Perth (Eastern Highlands), la distillerie a été conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar’s, un des leaders sur le marché nord-américain. Avec sa reprise par Bacardi en 1998, le single malt est aujourd’ hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, un peu alcooleux, céréales et fruits rouges.  Attaque sur la douceur, puis prend vite une belle puissance. Franchement sec, voire astringent, il développe des notes florales (violette) et fruitées (mûre, pointe de cassis), sur une base plutôt céréalière. Courte persistance sur le sec et les céréales (paille séchée).

The Irishman Single Malt

Puissant et doux à la fois

Fondée en 1999 par Bernard et Rosemary Walsh, la société Hot Irishman était d’abord centrée sur l’assemblage et la commercialisation d’une recette d’Irish Coffee jugée la plus intéressante après de multiples essais… dans un chalet des Alpes fran- çaises. Ce fut ensuite une crème irlandaise à base de whiskey. En 2006, ils signaient un contrat d’ap- provisionnement auprès d’Irish Distillers pour constituer des stocks de whiskeys distillés trois fois. À partir de là, ils ont lancé différentes déclinaisons de leurs propres assemblages, dont ce 12 ans d’âge sorti… en 2012.

Jaune doré. Nez d’abord discret, puis élégant, sur les fruits jaunes et le miel. En bouche, une puissance plutôt impétueuse, mais aussi bien moelleuse. Fruits secs (amandes, noisettes, raisins de Corinthe), cire d’abeille, évoluant vers un léger boisé (bois de santal) et un peu de cuir neuf. Bien fondu et très harmonieux, un malt dont la force recouvre également une belle douceur.

Caol ila

“Pour néophytes et passionnés“

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’île de Jura, et une eau bien tourbée, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Compte tenu de la demande, elle a été à nouveau agrandie en 2011, ce qui porte sa capacité à 6,5 millions de litres par an. Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions.

Jaune pâle. La tourbe caractéristique de la distillerie est immédiatement présente au nez, même s’il est un peu fermé au départ. Elle demande donc une bonne aération pour se développer. La bouche est chaleureuse d’entrée, et le caractère tourbé domine tout de suite, avec des nuances plus médicinales que végétales ou maritimes. Belle puissance malgré la réduction, tapissant tout le palais et demeurant longtemps en bouche. Pour néophytes comme pour passionnés.

Auchroisk

Sec et fruité

Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture. Se prononçant « Auth-rusk », ce qui signifie « gué de la rivière rouge », elle commercialise aussi ses malts sous l’appellation The Singleton”. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès. Le nom Auchroisk” est par contre plutôt utilisé pour des vieillissements en fûts de bourbon.

Jaune doré, avec reflets rosés. Nez fruité avec notes florales (rose). Sec à l’attaque, son corps est assez puissant, avec des notes surtout florales et fruits secs (amande, noisette), puis une rondeur davantage marquée par les fruits rouges se fait sentir. Surtout apéritif, l’ensemble est avant tout sec jusqu’à la finale, un peu épicée, mais de courte persistance.

Glen Keith

Un Speyside technique

Cette distillerie récente du Speyside (1957-1960), située en face de strathisla dans un vieux moulin, a été la première à être chauffée au gaz, et a servi à de nombreuses expérimentations : triple distillation, distillation de malts en colonne continue, élaboration de malts très tourbés. Fermée en 1999, elle a été remise en marche en 2013 avec une capacité importante de 6 millions de litres d’alcool par an.

Ambré. Nez assez puissant, animal, avec des notes de toffee et de fruits cuits. Moelleux et chaleureux à l’attaque, il se développe sur un caractère surtout fruité (pomme cuite), avec une pointe d’acidité un peu astringente. Finale sèche (fruits secs), de persistance assez courte. Plus technique que franchement original.

Braeval

Un solide compagnon

Fondée en 1973 sous le nom de Braes of Glenlivet – c’était la plus moderne de l’Écosse à l’époque – la distillerie a toujours été destinée à l’élaboration de malts pour les blends, principalement Chivas. En 1994, son nom devient Braeval, pour éviter toute confusion avec The Glenlivet, propriété du même groupe. Appartenant aujourd’hui à Pernod-Ricard, elle ne possède pas de chais de vieillissement sur le site, l’eau-de-vie nouvelle étant expédiée à Keith. En sommeil entre 2002 et 2008, ses malts ne sont pas commercialisés officiellement.

Jaune d’or. Nez de céréales maltées, avec des notes de fruits jaunes (prune). Attaque puissante, mais moelleuse aussi. Les notes maltées et fruitées s’expriment à plein, avec beaucoup de rondeur mais aussi une pointe épicée qui prend plus d’ampleur sur la finale. Bonne persistance pour un malt sans complication, mais solide et de bonne compagnie.

The Irishman

Puissant et doux à la fois

Fondée en 1999 par Bernard et Rosemary Walsh, la société Hot Irishman était d’abord centrée sur l’assemblage et la commercialisation d’une recette d’Irish Coffee jugée la plus intéressante après de multiples essais… dans un chalet des Alpesfrançaises. Ce fut ensuite une crème irlandaise à base de whiskey. En 2006, ils signaient un contrat
d’approvisionnement auprès d’Irish Distillers pour constituer des stocks de whiskeys distillés trois fois. À partir de là, ils ont lancé différentes déclinaisons de leurs propres assemblages, dont ce 12 ans d’âge sorti… en 2012.

Jaune doré. Nez d’abord discret, puis élégant, sur les fruits jaunes et le miel. En bouche, une puissance plutôt impétueuse, mais aussi bien moelleuse. Fruits secs (amandes, noisettes, raisins de Corinthe), cire d’abeille, évoluant vers un léger boisé (bois de santal) et un peu de cuir neuf. Bien fondu et très harmonieux, un malt dont la force recouvre également une belle douceur.

Tamdhu

Agréablement malté

Fondée en 1896, cette distillerie du Speyside (non loin de Cardhu) est devenue très vite la propriété des Highland Distillers, avant d’appartenir à Edrington Group. Rénovée et agrandie dans les années 70, elle élabore des malts très appréciés des blenders. Elle a pour particularité de procéder sur place au maltage de son orge, en utilisant le système Saladin. Toutefois, la distillerie a été mise en sommeil en 2009. En 2011, Ian Macleod l’a rachetée, la production a repris un an après (mais le maltage a été arrêté) avec l’ambition de faire de Tamdhu un malt plus présent sur le marché.
Ambré doré. Nez discret, plutôt sur le fruité. Bien sec sur l’attaque, il se développe ensuite sur un registre plus moelleux, avec un bon fondu fruité, caramel au beurre et un peu de poivre noir pour le relever. Finale agréable, avec du caractère, et une bonne persistance sur le malté.

Linkwood

Élégamment apéritif

Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant  les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été complétés par quatre autres lors d’un grandissement en 1973. Surtout secs et épicés, les malts développent également d’autres aspects grâce à l’utilisation de fûts de xérès.
Jaune pâle. Nez plutôt sec et floral. Attaque sur un caractère sec qu’il conserve bien ensuite. Beaucoup d’élégance sur un corps puissant, avec du poivre noir, un peu de gingembre, mais aussi des notes florales plus discrètes (bruyère, lilas). Bien présent jusqu’à la finale, sa longue persistance (surtout pour un non tourbé) ne se laisse pas oublier.

Yamazaki

Doux avec beaucoup de force

Fondée en 1924 par le groupe Suntory, c’est la plus ancienne distillerie de whisky du Japon, ayant bénéficié de l’expérience acquise en Ecosse par Matasaka Taketsuru. Située entre Kyoto et Osa-ka, elle se trouve dans une région montagneuse, avec un climat qui n’est pas sans rappelé les Hi-ghlands, et bénéficie d’une eau dont la pureté est reconnue depuis le 16èmc’ siècle. Equipée de douze alambics de forme et de contenance variées, la distillerie produit aujourd’hui des malts assez différenciés.

Jaune doré. Nez plutôt chaleureux, miellé, et des notes de fruits jaunes (pêche, coing) et un peu de cire d’abeille. Même chaleur en bouche dès l’attaque, mais sans excès. Bien charpenté sur une base maltée, il est onctueux, avec toujours le miel, les fruits jaunes, et quelques notes épicées plus évidentes en allant sur la finale : poivre gris, gingembre, coriandre et résine de pin. Très harmonieux, il possède aussi une belle force, qui se poursuit sur une longue persistance.

Strathisla

Arrondi par le fruité

Fondée en 1785 par un négociant en textile, cette distillerie (appelée à l’origine Milltown ou Milton) revendique le titre de plus ancienne d’Ecosse toujours en activité, sur un site où se trouvait une brasserie au 13ème siècle. Elle a toutefois été largement reconstruite après un incendie en 1876. Mais elle conserve beaucoup de charme, tout en maintenant Finition Petrus Gaia une ]ongue tradition de petits alambics. Propriété de Seaeram, puis de Pernod-Ricard, ses malts sont Clan des Grands Malts surtout utilises pour les blends Chivas, et assez peu commercialisés.Ambré léger, avec quelques reflets orangés.

Nez léger, un peu fermé, avec quelques notes de fruits rouges (fraise des bois) et un petit caractère malté. Plutôt moelleux à l’attaque, il prend vite beaucoup de puissance en bouche, avec de beaux accents poivrés et pimentés. Un léger caractère fruité se développe ensuite, sans trop insister. La finale reste surtout dominée par le poivre, offrant une longueur correcte. Joli malt pour une fin d’après-midi d’automne.

Single Speyside

Un jardin de fleur au chocolat

Cette distillerie est une des rares à pouvoir se prévaloir d’être encore indépendante. Elle propose une très large sélection de malts. Elle a même initié la diffusion des tous premiers bruts de fût. Le malt non filtré du club délicatement ciselé par le sherry est enthousiasmant au nez. Très parfumé et frais, il évolue en bouche en de très douces sa­veurs florales teintées de l’amertume du chocolat. Très bonne persistance en bouche.

Single Lowland

Tout en délicatesse et en finesse

La distillerie située à proximité de Glasgow a su préserver la triple distillation de ses malts. Ce 8 ans d’âge non filtré illustre parfaitement son savoir faire. Le nez subtil et délicat est enveloppé d’un parfum de poire. En bouche délicieusement rond et sou­ple, il vous séduira par son caractère fruité tout en finesse. Un très beau malt idéal pour l’apéritif.

Single Islay

L’élégance de la tourbe iodée

Nous ne pouvons vous révéler le nom de la distillerie. Sachez simplement que les whiskies qui en sont issus font maintenant référence lorsqu’on évoque l’appellation. Située dans une petite baie, la mer affleure les murs et semble vouloir pénétrer l’esprit du malt. Le malt sélectionné, tout en puissance est associé à de doux arômes marins tourbes. Cet Islay de caractère, long en bouche, est un mélange de bruyère brûlée, de miel et de mystère.

Single Island

Tout en finesse

Ce whisky est originaire d’une distillerie bien connue située sur l’île de Skye. Robe jaune paille, très pâle. Nez marqué par le fumé et l’épicé. Beaucoup de vivacité à l’attaque, avec une touche crémeuse très enrobante. La domi­nante fumée et poivrée se confirme et se développe avec une longue persistance. La structure est très élégante, plutôt aérienne, sans aucune lourdeur. Très apéritif et excitant, avec le retour des notes épicées en fin de bouche.

Single Highland

Un fruité tout en équilibre

Issu d’une célèbre distillerie dont la réputation n’est plus à faire, ce whisky est à l’image d’un grand Highland. Le nez très frais et noisette est très légèrement épicé. Sous une robe dorée élégante, il se distin­gue par des arômes maltés et fruités ou la pomme prédomine. La finale est nette et très élégante. Un whisky de bel équilibre qui fait l’unanimité des connaisseurs ou non.

Poit Dhubh

Un vénérable pas vraiment assagi

Élaborée par Sir lan Noble sur l’île de Skye, la gamme des whiskies gaéliques est conçue comme un porte drapeau de la langue et de la culture gaélique. C’est pourquoi on ne la trouve qu’en Ecosse et dans les pays de tradition celte… mais aussi en France. Elle comprend les blends Mac Na Mara (Le fils de la mer) et Te Bheag (La petite dame des îles) et un pure malt, Poit Dubh (L’alambic noir illicite) qui fait référence aux origines clandestines des whiskies celtes… comme écossais.

Ambré clair. Nez charmeur, sur la pomme compo-tée, le toffee. Moelleux à l’attaque, il présente une belle puissance pour son âge. Le corps est puissant, avec des arômes bien fondus, mais garde une belle vivacité, autour du miel d’acacia, de la tarte Tatin et quelques notes de caramel. C’est à peine si l’âge l’a assagi…. Dommage que la persistance soit tout de même un peu courte.

Linkwood

Un apéritif bien élégant

Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été complétés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973. Surtout secs et épicés, les malts développent également d’autres aspects grâce à l’utilisation de fûts de xérès.

Jaune pâle. Nez sec comme un fino, avec des notes de fleurs blanches. Attaque fine et élégante, puis il prend une belle puissance, avec un caractère bien sec, épicé et même poivré. Accompagné par un joli fruité (poire surtout), il prolonge son caractère sec et bien apéritif jusqu’à la finale, offrant une jolie persistance.

Isle of Jura

Un peu jeune encore

En face d’Islay, et peuplée de cerfs (qui lui ont donné son nom en ancien norvégien), l’île de Jura, montagneuse et peu habitée, doit une partie de sa célébrité à George Orwell, qui, dans ce cadre tourmenté, y a écrit son roman 1984. La distillerie remonte au moins au début du 19e siècle, mais a été remaniée et modernisée à plusieurs reprises de­puis. Elle se caractérise par des alambics aux cols très longs. Depuis quelques années, sont apparus des malts tourbes, ce qui n’était pas le cas auparavant.

Jaune très pâle. Nez discret, plutôt herbacé avec de rares notes de fruits jaunes (pêche). L’attaque est assez vive, et même plutôt brûlante pour un réduit. Le corps est par contre assez gras, moelleux, mais bien épicé, avec une dominante poivrée qui l’emporte sur le reste : céréales, fruits secs, raisin muscat. Il aurait sans doute mérité de rester quel­ques années de plus en fûts pour mieux se développer. A apprécier surtout à l’apéritif.

Glenturret

Un agréable compagnon

Cette distillerie des Midlands, près de Perth, est l’une des plus anciennes d’Ecosse, puisqu’il existe des indications de production de whisky dans le secteur remontant à 1717, et que certains des bâtiments actuels remontent à 1775. Toutefois, elle a connu près de 40 ans de fermeture entre 1920 et 1959, date de son renaissance par un passionné de malt, James Fairlie. Bien équipée pour l’accueil des visiteurs, la distillerie est située dans un vallon forestier qui mérite le détour.

Jaune doré clair. Au nez agréable douceur fruitée, avec dé la poire, de la mirabelle et de la prune jaune. Un peu de cire jaune à l’aération. La bouche, d’abord moelleuse, devient ensuite plus puissante et vive, avec un caractère bien épicé qui se développe sur la base des fruits jaunes perçus au nez. La finale est assez tannique, un peu acre, et d’une assez belle persistance. Rien de bien original, certes, mais un agréable compagnon qui ne déçoit pas.

Glengoyne

Un robuste compagnon

Cette distillerie fondée en 1833 présente la particularité d’être géographiquement dans les Lowlands, mais d’avoir été rattachée aux Highlands depuis une trentaine d’années, car l’eau qu’elle utilise en provient directement. En outre, sa typicité n’a rien à voir avec les malts herbacés et floraux des Lowlands. Une des spécificités de la distillerie est d’utiliser différents xérès pour le vieillissement de ses malts. Par ailleurs, une distillation particulièrement lente (3 litres à la minute) donne une complexité spécifique au malt. Ambré clair.

Le nez, d’abord fermé, développe un chaleureux boisé à l’aération. Attaque assez souple, puis une puissance plus marquée se développe. Le caractère boisé, voire tannique, s’accompagne de notes de céréales et de pain de campagne bien cuit. Robuste, il évolue vers une finale plus épicée (poivre noir surtout) assez apéritive.

Glengoyne

Apéritif et bien malté

Cette distillerie fondée en 1833 présente la particularité d’être géographiquement dans les Lowlands, mais d’avoir été rattachée aux Highlands depuis une trentaine d’années, car l’eau qu’elle utilise en provient directement. En outre, sa typicité n’a rien à voir avec les malts herbacés et floraux des Lowlands. Une des spécificités de la distillerie est d’utiliser différents xérès pour le vieillissement de ses malts. Nichée dans une vallée boisée où la rivière Campsie tombe en cascade, c’est en outre une des plus jolies de la région, voire d’Ecosse, ce qui ne gâte rien…

Jaune doré. Nez fermé, peu expressif, plutôt céréalier à l’aération. Vif à l’attaque, il se développe sur le malt, avec du moelleux et de la rondeur, mais sans perdre son caractère sec. qui lui donne un caractère nettement apéritif, malgré quelques notes de miel de bruyère. Finale assez longue, surtout sur la puissance maltée.

Dailuaine

Tout simplement classique

Comme l’indique son nom gaélique (« vallon verdoyant »), la distillerie est située dans un creux au bord de la rivière Spey. Créée en 1852 par William Mackenzie, elle a été peu de temps après reliée au réseau de chemins de fer, ce qui a beaucoup influé sur son développement. Ce fut la première distillerie du Speyside à être munie de la cheminée se terminant par une pagode, conçue par Charles Doig en 1889. Equipée de six alambics, et plusieurs fois modernisée, son malt a été réservé longtemps aux blenders (Johnnie Walker), et il est encore peu embouteillé en single.

Ambré doré. Le nez, assez léger, débute sur de la fraîcheur fruitée, puis des notes de céréales plutôt campagnardes, avec une petite pointe de miel de bruyère. Malgré la réduction, l’attaque est assez puissante, mais moelleuse avec un solide caractère épicé. Le corps évolue sur le fruité (influence du xérès ?) avec de la pomme et de la poire, mais la dominante reste avant tout sur les céréales. La finale est plutôt longue, avec toujours ce bel accord épicé qui persiste longuement. Certes, ce n’est pas de l’originalité qu’on trouvera dans cette bouteille, mais simplement une belle illustration du classicisme en vigueur dans le Speyside.

Connemara Distillers Edition

Tourbe, mais pas seulement

Créée à la fin des années 80 par John Teeling, la dis tillerie Cooley a mis fin au monopole d’Irish Distillers en élaborant des whiskies de malt et de grain, ainsi que des blends.

Elle n’utilise pas les méthodes irlandaises, mais bien plus celles d’Ecosse, comme la double distillation ou l’emploi de malts tourbes, surtout dans son single malt Connemara, qui est un des rares en Irlande à être embouteillé brut de fût. Pour cette édition spéciale pour le marché français, il s’agit d’un assemblage de malts mature en fût de xérès ou de bourbon. Jaune doré, brillant. Au Nez, la tourbe fumée se manifeste sans précipitation, accompagnée de fines notes fruitées.

L’attaque moelleuse prend vite de la puissance. Puis la force de la tourbe tapisse tout le palais, mais bien accompagnée de notes de fruits jaunes (pêche, abricot), mais aussi d’épices (poivre noir, gingembre) qui la relèvent davantage encore. Le tout très harmonieux et bien équilibré. Finale d’une grande longueur, revenant sur le caractère fumé qui persiste longtemps. Imposant et sensuel à la fois.

Caol Ila

En pleine fougue…

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’ile de Jura, et une eau bien tourbée en provenance d’un loch “où souffle en permanence une brise aux effluves de bruyère et de myrte”, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions.

Jaune d’or. Dès le premier nez, le tourbé caractéristique de la distillerie s’exprime avec une certaine suavité, accompagné de notes de céréales et de fruits mûrs. Après une attaque plutôt moelleuse, il s’exprime avec une grande puissance (surtout pour un réduit), où l’on retrouve la tourbe, certes, mais aussi d’intenses notes poivrées et épicées. Le corps est solide, vigoureux, et se poursuit sur une finale bien persistante. Toute la fougue de la jeunesse est au rendez-vous de ce grand classique.

Braeval

Classiquement Speyside

Fondée en 1973 sous le nom de Braes of Glenlivet – c’était la plus moderne de l’Ecosse à l’époque – la distillerie a toujours été destinée à l’élaboration de malts pour les blends, principalement Chivas. En 1994, son nom devient Braeval, pour éviter toute confusion avec The Glenlivet, propriété du même groupe. Appartenant aujourd’hui à Pernod-Ricard, elle ne possède pas de chais de vieillissement sur le, site, l’eau-de-vie nouvelle étant expédiée à Keith.

En sommeil à partir de 2002, elle est de nouveau en activité depuis 2008. Ses malts ne sont pas com­mercialisés officiellement. Jaune doré. Nez axé avant tout sur le malt, plutôt sec avec quelques notes de fruits jaunes. Attaque presque brûlante, malgré la réduction. Plus il devient plutôt moelleux, se développant comme le nez sur les fruits jaunes (poire, coing) avec des notes de cire d’abeille. Un carac­tère plus épicé amène sur la finale, assez chaleureuse, mais d’une per­sistance plutôt moyenne. Un Speyside tout à fait classique, ni moins ni plus peut-être un peu plus sec que la moyenne.

Benromach

Sec avec une belle ampleur

Construite en 1898, cette distillerie à l’ouest du Speyside, près de la ville de Forres, a rouvert exactement un siècle après, en 1998, 15 ans après sa mise en sommeil par DCL. Reprise par un embouteilleur indépendant, elle a été complètement modernisée, y compris pour les alambics, d’une taille plus petite. C’est d’ailleurs la plus petite distillerie du Speyside. En attendant de découvrir ce nouveau malt (première commercialisation en 2009), il reste encore quelques exemplaires des productions anciennes.

Jaune doré. D’abord discret, le nez devient plus chaleureux, plutôt miellé avec de solides notes de céréales. Après une attaque moelleuse, il prend plus de force en bouche, avec une belle puissance surtout épicée. Fruits jaunes (pêche, abricot) et tonalité pâtissière ne le font pas évoluer sur le doux, car il reste fondamentalement très sec, et plutôt viril. Belle ampleur jusqu’à la finale, avec une pointe d’astringence.

Allt A Bhainne

Un rosé pour l’été !

Créée en 1975 par le groupe Seagram essentiellement pour ses besoins en blends (notamment Chivas), cette distillerie moderne est entièrement automatisée et emploie moins de dix personnes pour une production d’environ 5 millions de litres par an. Se prononçant “Alt-Abanya” et signifiant en gaëlique “ruisseau de lait” (ou d’eau blanche), ce malt n’est que rarement commercialisé, d’autant que la distillerie a été mise en sommeil par son nouveau propriétaire, Pernod-Ricard, de 2002 à 2005.

Ambré tirant sur l’orangé. Nez finement fruité, à dominante de fruits rouges (framboise, fraise des bois), avec des notes herbacées. Attaque suave, avec tout de même de la vivacité. Beaucoup de fraîcheur en bouche, avec toujours les mêmes notes fruitées, mais relevées par un peu d’épices (piment doux, poivre gris). Et l’astringence finale lui donne même un caractère… désaltérant ! Si ce n’était pas de saison, ce serait un excellent malt rosé… pour l’été.

Aberfeldy

Céréalier avant tout

Fondée en 1896 par les Frères Dewar dans un village de la région de Perth (Eastern Highlands), la distillerie a été conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar’s, aujourd’hui leader sur le marché nord-américain. Avec sa reprise par Bacardi en 1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes), mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Belle longueur en bouche, et assez longue persistante. Un malt avant tout céréalier, voire campagnard…