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Les nouveautés – GLENROTHES

« Chaleureusement puissant »

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts sont rares en embouteillage en single, car l’essentiel est utilisé par les blenders. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers, au moins au Royaume-Uni.

Jaune légèrement doré. Nez puissant, un peu alcooleux, sur le malt avec quelques notes animales. Attaque sèche et brûlante (un peu d’eau n’est pas superfl ue), puis il se développe ensuite sur une base maltée avec un peu de boisé. Chaleureux et puissant, il offre des notes de fruits secs (amande, noisette, raisins de Corinthe) et un peu de poivre noir, et persiste assez longuement sur le boisé. Un excellent digestif de fin de soirée.

Glendullan 16 ans

« Surtout épicé »

Deux périodes marquent l’histoire de cette distillerie créée à la fi n du 19ème siècle. Au cours de la première, elle produisait un malt très apprécié du roi Edouard VII, qui avait droit à des versions spéciales. Rachetée par la DCL, la distillerie va être progressivement fermée dans les années 70, tandis qu’une unité de production (brassage et distillation) est construite à proximité, donnant des malts plus légers et plus aromatiques que ceux de l’ancienne installation. Glendullan est l’un des trois Singleton commercialisés aujourd ‘hui par Diageo.

Ambré soutenu. D’abord discret, le nez se développe ensuite sur une belle puissance maltée, avec des notes de fruits rouges. Attaque plutôt moelleuse, puis vite épicée, mais avec de la rondeur en bouche, et aussi de la vivacité. Les fruits cuits (pomme notamment) sont présents, mais le caractère épicé domine l’ensemble. Persistance assez courte, sur l’astringence.

Clynelish

Joli fruité qui n’aurait demandé qu’à vieillir un peu plus …

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout). D’importants travaux d’agrandissement ont été annoncés par Diageo, mais sont depuis suspendus, en raison du ralentissement de certains marchés.

Jaune doré. Nez sur la céréale bien mûre, avec du fruit jaune et une pointe d’épice. Le corps est à la fois sec mais avec de la rondeur, sur une base bien charpentée. Beaucoup de fruits jaunes (poire William, prune) bien relevé par le poivre noir. Malt bien agréable dans sa puissance, mais la finale est un peu courte, oubliant le fruité pour rester sur la note d’alcool et un peu d’astringence boisée. Un âge plus élevé lui aurait sans doute permis de développer un fondu plus harmonieux.

Springbank

L’alliance entre la tourbe et le xérès … 

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune clair. Nez sec et puissant, sur le fruité (prune jaune), et on croit deviner la tourbe en arrière-plan. Forte attaque où la tourbe apparaît rapidement, mais laisse beaucoup de place à une dominante fruitée, sans doute due au xérès sec (fino ou manzanilla ?). Harmonieuse combinaison entre le fruité et le tourbé, le sec et le moelleux, qu’un peu d’eau permet de mieux percevoir encore. Longue finale où la tourbe revient en arrière-plan, car elle ne cède pas la place au fruité. Un grand, long et passionnant moment de dégustation comme Springbank seul sait en offrir… même s’il faut en mettre le prix !

Clynelish

Joli fruité qui n’aurait demandé qu’à vieillir un peu plus ….

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondu avec Brora (fermée depuis 1983), beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout). D’importants travaux d’agrandissement ont été annoncés par Diageo, mais sont depuis suspendus, en raison du ralentissement de certains marchés.

Jaune doré. Nez sur la céréale bien mûre, avec du fruit jaune et une pointe d’épice. Le corps est à la fois sec mais avec de la rondeur, sur une base bien charpentée. Beaucoup de fruits jaunes (poire William, prune) bien relevé par le poivre noir. Malt bien agréable dans sa puissance, mais la finale est un peu courte, oubliant le fruité pour rester sur la note d’alcool et un peu d’astringence boisée. Un âge plus élevé lui aurait sans doute permis de développer un fondu plus harmonieux.

Teaninich

Une belle puissance poivrée …

Créée en 1817 par le seigneur local, Hugh Monro de Teaninich (qu’on prononce “Tiann-inich”), cette importante distillerie des Highlands septentrionales n’a pratiquement jamais cessé de fonctionner depuis, hormis pendant les guerres. Mais ses malts sont restés longtemps rarissimes avant que Diageo, son propriétaire, ne se décide à en commercialiser une petite partie. Après 2 ans de travaux, sa capacité vient de passer à près de 10 millions de litres. Jaune clair.

Nez puissant, un peu gras et surtout malté. Même puissance à l’attaque, surtout à ce degré de réduction. Mais le corps conserve une certaine légèreté, marqué par les céréales, un peu de fruits jaunes et des notes épicées et poivrées. Finale agréable, toujours avec cette belle puissance poivrée et fruitée.

Linkwood

Chaleureux et puissant …
Fondée en 1821, cette distillerie d’Elgin, dans la partie nord du Speyside, a connu de nombreux remaniements depuis. Toutefois, l’un de ses dirigeants, entre les deux guerres, était renommé pour ne remplacer qu’à l’identique les alambics trop âgés, en y martelant les mêmes bosses. Les deux importants alambics d’origine (maintenant non utilisés) ont été remplacés par quatre autres lors d’un agrandissement en 1973, puis par une nouvelle paire en 2013. Il n’existe qu’un malt officiel, le 12 ans, les autres viennent des embouteilleurs indépendants.

Plutôt fermé au départ, le nez se révèle lentement sur un malté chaleureux. Ce qui se confirme en bouche, avec de la puissance et une netteté bien franche. Bien fondus, les arômes de fruits secs (raisins de Corinthe, bananes caramélisées) s’accompagnent de pomme cuite et d’une petite pointe épicée (poivre noir). Bien rond, mais sec, jusqu’à la finale, d’une remarquable persistance.

Caperdonich

Pour les collectionneurs

Cette distillerie du Speyside, fondée par Glen Grant en 1897, s’est révélée produire un malt très différent de sa proche voisine, malgré une eau identique, des matières premières et des méthodes de production similaires. Elle n’a guère fonctionné : fermée trois ans après sa création, elle n’a rouvert que 65 ans après, une fois rachetée par Glenlivet. Pernod-Ricard l’a fermée en 2002, et les bâtiments ont été détruits depuis.
Jaune doré. Nez discret, évoluant entre malté et fruité (fruits jaunes). Attaque ronde et onctueuse, puis il se développe avec puissance sur la poire bien mûre et la prune jaune. Poivre noir et gingembre viennent relever le tout. Du classique, certes, mais qui deviendra de plus en plus rare : les collectionneurs devraient en profiter.

Clynelish

Du brutal

Cette distillerie des Highlands du Nord ne date que de 1967 et ne doit pas être confondue avec Brora, beaucoup plus ancienne et située juste à côté, mais dont les malts ont par le passé également porté le nom de Clynelish. Brora est fermée depuis 1983, alors que les six alambics de Clynelish sont en pleine activité. Bâtie sur le modèle de Caol Ila, la distillerie élabore des malts essentiellement destinés aux blends (Johnnie Walker surtout), le single malt n’étant vendu qu’à hauteur de cent mille bouteilles/an.

Jaune doré. Nez épicé, sur la prune jaune et la céréale bien mûre. Beaucoup de rondeur au palais, avec un corps charpenté. Puis le poivre noir et le boisé un peu astringent prennent toute la place, ne laissant plus guère s’exprimer le fruité, qu’on retrouve à peine sur la finale. Plutôt brutal dans l’ensemble, sans guère de persistance.

Alberfeldy

Sec mais fruité …

Fondée en 1896 par les Frères Dewar dans un village de la région de Perth (Eastern Highlands), la distillerie a été conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar’s, un des leaders sur le marché nord-américain. Avec sa reprise par Bacardi en 1998, le single malt est aujourd’ hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Ambré légèrement orangé. Nez puissant, un peu alcooleux, céréales et fruits rouges.  Attaque sur la douceur, puis prend vite une belle puissance. Franchement sec, voire astringent, il développe des notes florales (violette) et fruitées (mûre, pointe de cassis), sur une base plutôt céréalière. Courte persistance sur le sec et les céréales (paille séchée).