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Les nouveautés – LONGROW

« Un mariage séduisant »

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbé (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce LONGROW malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Ambré tirant sur le rosé. La tourbe se manifeste dès le premier nez, avec des notes épicées accompagnées d’un léger caractère vineux. Attaque assez brûlante, mais se développant ensuite avec une certaine douceur apportée par le xérès (pedro ximenez ?) qui se marie bien avec la dominante tourbée, plus végétale que phénolique. Un mariage bien séduisant entre tourbe et xerez, les deux se complétant harmonieusement, malgré une petite lourdeur  tannique en fi n de bouche. Persistance puissante mais pleine de charme.

Tomatin 14 ans

« Un charme bien enrobé »

Ce fut la plus grande distillerie d’Ecosse, avec vingt-trois alambics, mais 12 seulement sont aujourd’hui opérationnels et une capacité de production ayant atteint 12 millions de litres par an, pour 5 millions seulement actuellement. Mais elle a connu beaucoup de vicissitudes, au point d’être rachetée en 1985 par ses principaux clients… des négociants japonais, qui depuis l’exploitent sans discontinuer. Elle a produit jusqu’à 30 malts différents…

Ambré léger. Nez sur la levure de panification, puis fruité, voire un peu vineux. Attaque assez vive, puis dominante céréalière, avec du caramel au beurre, et relevés par quelques notes épicées (poivre noir). Une certaine douceur plutôt vineuse enrobe le tout, le rendant un peu charmeur. Finale assez sèche, voire un peu âpre.

Springbank 14 ans

« Un arc-en-ciel aromatique »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez moelleux mais puissant, marqué par la tourbe végétale, des notes fl orales, un peu de compote de pomme et de la vanille. Attaque assez ronde, mais très vite il devient  brûlant (poivre, épices). Ensuite, le corps est bien fondu et ample, avec la tourbe en toile de fond accompagnée de pomme cuite, d’épices (cannelle, gingembre), de caramel au beurre. Un vrai arc-en-ciel aromatique qui se prolonge jusqu’à la finale, et une longue persistance inimitable.

LEDAIG Amontillado finish

Suavement tourbé  …

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port de Tobermory. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé.

Jaune doré/ambré. Dès le premier nez, la tourbe végétale est bien présente, accompagnée d’une certaine onctuosité fruitée. D’une belle puissance en bouche, et même un peu brûlant, il peut nécessiter un peu d’eau pour détailler sa dominante végétale (foin odorant), avec aussi quelques notes animales (cuir, laine, suint). Le tout est très fondu, tout en finesse, avec une belle persistance sur la tourbe. A ne pas manquer.

Bunnahabhain 2003

Non tourbé, mais éminemment délectable …

Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’île. Signifiant « Bouche de la crique », elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881 par William Robertson et les frères Greenless, elle a connu plusieurs longues périodes d’arrêt, y compris après avoir été agrandie en 1963. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées.

Ambré. Surtout malté au nez, avec des notes animales et caramel. Puissant, et même un peu brûlant (mais supportable), il développe une grande harmonie sur le boisé, le sous-bois, le caramel au beurre, la vanille et la pommme cuite, dans un ensemble fondu et rehaussé par de fines notes épicées (cannelle, muscade ?). Non tourbé, mais éminemment délectable…

Springbank 14 ans

Une bouteille de référence …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez un peu fermé au départ, mais exhalant très vite la tourbe caractéristique de la distillerie. Attaque plutôt moelleuse, mais devenant d’une grande puissance. La tourbe végétale domine le palais, mais bien accompagnée par du fruité (prune jaune, coing), du malté et des épices (poivre noir, gingembre), et quelques notes de vanille et de boisé. Un Springbank vraiment très harmonieux, d’une superbe richesse aromatique, et tel qu’on l’aime. Manquerait peut-être un vieillissement plus long, mais c’est déjà une bouteille de référence.

Springbank

Une bouteille de référence …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez un peu fermé au départ, mais exhalant très vite la tourbe caractéristique de la distillerie. Attaque plutôt moeilleuse, mais devenant d’une grande puissance. La tourbe végétale domine le palais, mais bien accompagnée par du fruité (prune jaune, coing), du malté et des épices (poivre noir, gingembre), et quelques notes de vanille et de boisé. Un Springbank vraiment très harmonieux, d’une superbe richesse aromatique, et tel qu’on l’aime. Manquerait peut-être un vieillissement plus long, mais c’est déjà une bouteille de référence.

Ardbeg

Inimitable, bien sûr …

Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciés de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.

Jaune clair. La tourbe est évidemment présente dès le premier nez, et se développe davantage encore à l’aération, accompagnée de notes fruitées et un peu huileuses. Attaque forte, voire brûlante malgré la réduction. Belle souplesse en bouche, avec du moelleux et un peu de gras, mais la tourbe l’emporte toujours, avec l’élégance caractéristique de la distillerie. Grande fraîcheur générale, et une persistance tourbée qui ne faiblit pas…

Aberfeldy

Céréalier avant tout Fondée en1896 par les frères Dewar dans la région de Perth (Eastern Highland). Conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar aujourd’hui leader sur le marché U.S. Avec sa reprise par Baccardi en1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes) mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Même longueur en bouche, longue et persistante. Un malt avant tout céréalier, voir campagnard.

Oban

Richement aromatique …

Fondée en 1793 par les frères Stevenson, des hommes d’affaires qui ont aussi créé un chantier
naval et une tannerie, cette distillerie est située aujourd’hui au coeur d’une région devenue très
touristique des Western Highlands. De petite capacité (870 000 litres par an au maximum), elle est bien connue et appréciée depuis que Diageo l’a inscrite dans sa gamme des Classic Malts. Très aromatiques, ses malts sont uniquement destinés à être commercialisé en single, ce qui est exceptionnel en Ecosse.

Ambré doré. Nez floral, avec des notes de miel et une petite pointe de fumé. Attaque chaleureuse, avec une dominante de fruits cuits. Puis il devient plus épicé, offrant un assemblage doux/amer plutôt original. Avec une très grande richesse aromatique, il développe aussi des notes de boisé, de foin coupé, mais aussi de poivre noir et de cuir vieilli. Le corps est constamment puissant, bien charpenté, jusqu’à une belle finale pleine et de longue persistance. Un grand classique, sans aucun doute.

Glen Spey Glenlivet

Puissance épicée …

Bien que fondée en 1880, et modernisée un peu moins d’un siècle plus tard, cette distillerie du Speyside, dans la ville de Rothes, n’a jamais vraiment fait beaucoup parler d’elle. Il est vrai que ses malts sont depuis longtemps essentiellement utilisés pour élaborer le blend J&B, qui se réserve la quasi-totalité de la production, avec une capacité de 1,4 million de litres par an. Une rareté…

Jaune d’or. Nez céréalier, gras et lourd. Assez sec en bouche, voire un peu brûlant, il se développe sur les céréales bien mûres, le biscuit sec au beurre, avec épices et poivre noir pour relever le tout. Puissant jusqu’à la finale, malgré la réduction. Bonne persistance sur le malt et les épices.

Auchroisk

Sec et fruité …

Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture.
Se prononçant “Auth-rusk”, ce qui signifie “gué de la rivière rouge”, elle commercialise aussi ses malts sous l’appellation “The Singleton”. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès. Le nom « Auchroisk » est par contre plutôt utilisé pour des vieillissements en fûts de bourbon.

 Jaune doré, avec reflets rosés. Nez fruité avec notes florales (rose). Sec à l’attaque, son corps est assez puissant, avec des notes surtout florales et fruits secs (amande, noisette), puis une rondeur davantage marquée par les fruits rouges se fait sentir. Surtout apéritif, l’ensemble est avant tout sec jusqu’à la finale, un peu épicée, mais de courte persistance.

Glen Keith

Un Speyside technique …

Cette distillerie récente du Speyside (1957-1960), située en face de Strathisla dans un vieux moulin, a été la première à être chauffée au gaz, et a servi à de nombreuses expérimentations : triple distillation, distillation de malts en colonne continue, élaboration de malts très tourbés. Fermée en 1999, elle a été remise en marche en 2013 avec une capacité importante de 6 millions de litres d’alcool par an.

Ambré. Nez assez puissant, animal, avec des notes de toffee et de fruits cuits. Moelleux et chaleureux à l’attaque, il se développe sur un caractère surtout fruité (pomme cuite), avec une pointe d’acidité un peu astringente. Finale sèche (fruits secs), de persistance assez courte. Plus « technique » que franchement original.

Auchroisk

Sec et fruité

Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture. Se prononçant « Auth-rusk », ce qui signifie « gué de la rivière rouge », elle commercialise aussi ses malts sous l’appellation The Singleton”. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès. Le nom Auchroisk” est par contre plutôt utilisé pour des vieillissements en fûts de bourbon.

Jaune doré, avec reflets rosés. Nez fruité avec notes florales (rose). Sec à l’attaque, son corps est assez puissant, avec des notes surtout florales et fruits secs (amande, noisette), puis une rondeur davantage marquée par les fruits rouges se fait sentir. Surtout apéritif, l’ensemble est avant tout sec jusqu’à la finale, un peu épicée, mais de courte persistance.

Glen Keith

Un Speyside technique

Cette distillerie récente du Speyside (1957-1960), située en face de strathisla dans un vieux moulin, a été la première à être chauffée au gaz, et a servi à de nombreuses expérimentations : triple distillation, distillation de malts en colonne continue, élaboration de malts très tourbés. Fermée en 1999, elle a été remise en marche en 2013 avec une capacité importante de 6 millions de litres d’alcool par an.

Ambré. Nez assez puissant, animal, avec des notes de toffee et de fruits cuits. Moelleux et chaleureux à l’attaque, il se développe sur un caractère surtout fruité (pomme cuite), avec une pointe d’acidité un peu astringente. Finale sèche (fruits secs), de persistance assez courte. Plus technique que franchement original.

Caol Ila 1999

Un beau mariage

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’ile de Jura, et une eau bien tourbée en provenance d’un loch “où souffle en permanence une brise aux effluves de bruyère et de myrte”, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions.

Ambré fauve. Nez puissant, vineux voire liquoreux. Attaque vive, avec rapidement une dominante maltée bien accompagnée des notes spécifiques du xérès pedro ximenez. Mais la fusion est ici bien réussie, sans qu’aucun des deux ne tire la couverture à soi. D’autant que la signature tourbée spécifique à Caol Ila reste tout à fait perceptible. Un beau mariage, qui prouve une fois de possible les capacités de Caol Ila a bien s’accommoder des finitions les plus variées…

Caol Ila

La tourbe aux couleurs du Sud

Avec un nom qui signifie en gaélique “le détroit d’Islay”, un emplacement en face de l’ile de Jura, et une eau bien tourbée en provenance d’un loch “où souffle en permanence une brise aux effluves de bruyère et de myrte”, la distillerie a toujours eu de quoi intéresser les amateurs de malts puissants. Bien que fondée en 1846, Caol Ila a été complètement remaniée vers 1972 par United Distillers (Diageo aujourd’hui). Elégants et bien tourbés, ses malts sont aujourd’hui disponibles en de multiples versions. Jaune doré soutenu. Nez finement tourbé, avec des notes douces de fruité.

Attaque d’abord onctueuse, puis ensuite bien relevée. La tourbe et le fumé s’installent avec générosité, environnés par une douceur fruitée due au xérès. Il devient ensuite plus sec, avec une pointe d’astringence, qui le rend très apéritif. Décidément, Caol Ila possède un réel talent à se marier avec le xérès… sans perdre ses qualités intrinsèques.

Braeval

Classiquement Speyside

Fondée en 1973 sous le nom de Braes of Glenlivet – c’était la plus moderne de l’Ecosse à l’époque – la distillerie a toujours été destinée à l’élaboration de malts pour les blends, principalement Chivas. En 1994, son nom devient Braeval, pour éviter toute confusion avec The Glenlivet, propriété du même groupe. Appartenant aujourd’hui à Pernod-Ricard, elle ne possède pas de chais de vieillissement sur le, site, l’eau-de-vie nouvelle étant expédiée à Keith.

En sommeil à partir de 2002, elle est de nouveau en activité depuis 2008. Ses malts ne sont pas com­mercialisés officiellement. Jaune doré. Nez axé avant tout sur le malt, plutôt sec avec quelques notes de fruits jaunes. Attaque presque brûlante, malgré la réduction. Plus il devient plutôt moelleux, se développant comme le nez sur les fruits jaunes (poire, coing) avec des notes de cire d’abeille. Un carac­tère plus épicé amène sur la finale, assez chaleureuse, mais d’une per­sistance plutôt moyenne. Un Speyside tout à fait classique, ni moins ni plus peut-être un peu plus sec que la moyenne.

Benrinnes

Fruité et épicé

Situé à plus de 200 m d’altitude sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux abondantes et bien filtrées par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Réaménagée en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts ont longtemps alimenté les blends Crawford, avec une distillation en deux étapes et demi. Le single malt est rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan, qui en ont dégusté déjà plusieurs versions.

Jaune doré. Nez à dominante maltée, peu expressif. Brûlant à l’attaque, il se développe sur une base maltée, avec quelques notes de fruits jaunes et un caractère plutôt moelleux. Des notes plus épicées (poivre noir, gingembre) s’élèvent avec la finale qui garde tout de même un caractère plutôt sec. Belle persistance sur le fruité et les épices.

Benriach

Très fino, n’est-ce pas ?

Voisine de Longmorn, et construite un an après, en 1898, cette distillerie du Speyside n’a fonctionné que quatre ans… avant d’être fermée pendant 65 ans ! Mais sa malterie a longtemps été en service. Rachetée par Seagram en 1978, elle a été ensuite agrandie en 1985… puis mise en sommeil en 1999. Devenue propriété de Pernod-Ricard en 2001, elle a été revendue en 2004 à un groupe sud-africain. Rarement commercialisés, ses malts ont surtout servis à l’élaboration de blends.

Jaune pâle. Nez discret, avec quelques notes de céréales et de foin séché. Attaque sèche, puis se développe un puissant fruité (poire, pomme jaune), avec aussi une dominante épicée, poivre noir. La finale évolue vers une dominante tannique, toujours orienté vers un côté très sec, bien apéritif. Le fino n’est pas loin…

Ardbeg

Inimitable, bien sûr

Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciés de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.

Jaune clair. La tourbe est évidemment présente dès le premier nez, et se développe davantage encore à l’aération, accompagnée de notes fruitées et un peu huileuses. Attaque forte, voire brûlante malgré la réduction. Belle souplesse en bouche, avec du moelleux et un peu de gras, mais la tourbe l’emporte toujours, avec l’élégance caractéristique de la distillerie. Grande fraîcheur générale, et une persistance tourbée qui ne faiblit pas…

Ardbeg

Heureusement, il y a la tourbe

Tourbe et élégance, tels sont les deux traits dominants des malts de cette distillerie d’Islay, appréciée de longue date par les amateurs. Sa spécificité provient surtout d’un dispositif de purification en haut du deuxième alambic, qui conserve le meilleur de la tourbe en lui évitant toute âcreté. Chaque nouvel arrivage est attendu avec impatience par les passionnés d’Islay.

Rosé léger. Nez élégant, légèrement tourbe, avec de fines notes fruitées. Attaque agréable, puis se développe une forte puissance. La tourbe élégante caractéristique prend vite le dessus, dans un corps plutôt aérien et d’une belle finesse. Elle s’accompagne de quelques jolies fruitées, à peine vineuses, qui la rehaussent encore davantage. Malgré la dominante alcool, c’est un malt aimable, finement tourbe : un bon Ardbeg en quelque sorte.

Allt A Bhainne

Un rosé pour l’été !

Créée en 1975 par le groupe Seagram essentiellement pour ses besoins en blends (notamment Chivas), cette distillerie moderne est entièrement automatisée et emploie moins de dix personnes pour une production d’environ 5 millions de litres par an. Se prononçant “Alt-Abanya” et signifiant en gaëlique “ruisseau de lait” (ou d’eau blanche), ce malt n’est que rarement commercialisé, d’autant que la distillerie a été mise en sommeil par son nouveau propriétaire, Pernod-Ricard, de 2002 à 2005.

Ambré tirant sur l’orangé. Nez finement fruité, à dominante de fruits rouges (framboise, fraise des bois), avec des notes herbacées. Attaque suave, avec tout de même de la vivacité. Beaucoup de fraîcheur en bouche, avec toujours les mêmes notes fruitées, mais relevées par un peu d’épices (piment doux, poivre gris). Et l’astringence finale lui donne même un caractère… désaltérant ! Si ce n’était pas de saison, ce serait un excellent malt rosé… pour l’été.

Aberfeldy

Céréalier avant tout

Fondée en 1896 par les Frères Dewar dans un village de la région de Perth (Eastern Highlands), la distillerie a été conçue dès ses origines pour alimenter en single malt le blend Dewar’s, aujourd’hui leader sur le marché nord-américain. Avec sa reprise par Bacardi en 1998, le single malt est aujourd’hui plus largement commercialisé, notamment à des âges différents.

Jaune d’or, un peu pâle. Nez de céréales maltées, assez chaleureux, avec un léger caractère miellé. L’attaque est franche, puissante et épicée. Le corps est plus souple, assez charpenté. Dominante aromatique sur les céréales (corn flakes), mais avec une nette présence de poivre noir et des traces de gingembre. Belle longueur en bouche, et assez longue persistante. Un malt avant tout céréalier, voire campagnard…