Archives

Les nouveautés – TEANINICH

« Apéritif tourbé comme sur Islay » …

Créée en 1817 par le seigneur local, Hugh Monro de Teaninich (qu’on prononce “Tiann-inich”), cette importante distillerie des Highlands septentrionales n’a pratiquement jamais cessé de fonctionner depuis, hormis pendant les guerres. Mais ses malts sont restés longtemps  rarissimes avant que Diageo, son propriétaire, ne se décide à en commercialiser une petite partie. Après 2 ans de travaux, sa capacité est passée à plus de 10 millions de litres.

Ambré chaleureux. Moelleux dès le nez, avec une belle rondeur maltée. La bouche est plus puissante, sur le caramel au beurre et la pomme cuite, avec quelques notes poivrées. La finition en fût de Côtes-de-Nuits lui apporte une certaine douceur, sans heureusement atténuer son caractère bien malté.

SPRINGBANK

18″Union très harmonieuse »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown., dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Le nez est d’abord malté, la tourbe mettant du temps à se révéler, ce qui est inhabituel avec cette distillerie. Elle est plus évidente en bouche, s’accompagnant de notes maltées et légèrement miellées. Le corps est bien sec, et très supportable pour un brut de fût. Accompagnés de fruits jaunes et de pomme cuite, tous ces arômes s’unissent très  harmonieusement jusqu’à la finale. Moins tourbé que des versions du même âge, il mérite d’être apprécié pour sa richesse aromatique.

SPRINGBANK

« Plus aromatique que tourbé »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez plutôt malté, avec un peu de tourbe végétale à l’aération. Sec à l’attaque, il devient ensuite plus moelleux, sur les céréales et les fruits jaunes. Le tourbé est ici moins perceptible, l’accent portant davantage sur le malté et le fruité, avec une belle pointe de poivre noir pour relever le tout. Bien fondu pour cet âge, voilà une version peu tourbée mais d’une belle richesse aromatique.

ARDMORE 2006

« Un apéritif très complet »

Située dans une vallée reculée à la limite du Speyside, cette distillerie centenaire (fondée en 1898) sert depuis toujours à l’élaboration du blend Teacher’s. Malgré son importance – huit grands alambics – elle est encore méconnue, mais sa notoriété augmente depuis son acquisition par Jim Beam en 2005.

Jaune très pâle. Nez sec, plutôt épicé (poivre), avec des notes de fleurs blanches. Très vif à l’attaque, malgré la réduction, il développe un corps sec d’une grande finesse, sur le floral, mais avec aussi des notes minérales. Il devient ensuite plus puissant et un peu moelleux, dans un fondu bien élégant. Finale sèche très apéritive, sur le végétal (bourgeons de pin) et le poivre noir.

TOBERMORY

« Un grand charmeur malgré son jeune âge »

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port qui porte le même nom. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. Depuis sa reprise par Burn Stewart, elle-même achetée par le Sud-Africain Distell Group, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons  : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbé. La distillerie vient de rouvrir après deux ans de travaux de modernisation.

Jaune doré. Plutôt doux au départ, le nez gagne en puissance sur le végétal (sous-bois d’automne) et quelques notes plus animales (fourrure, cuir vieilli). Attaque puissante, voire un peu brûlante, mais il devient vite bien moelleux, sur l’orge maltée, avec de la pomme cuite, du caramel au beurre et des notes épicées (poivre noir, gingembre). Finale plutôt enveloppante, sur les raisins de Corinthe, le bois de santal et un petit côté Havane. Un vrai charmeur de fin d’après-midi.

SPRINGBANK – 12 ans

« De la tourbe jusqu’aux fruits secs »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient
presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Dès le premier nez, le tourbé caractéristique de la distillerie se développe progressivement, avec un beau fruité (prune, coing). Attaque suave, puis davantage chaleureuse sans être brûlante. Le tourbé se fait un peu attendre avant de bien emplir la bouche et tapisser le palais. Corps très harmonieux, avec juste ce qu’il faut de notes épicées pour bien le relever. Finale davantage sur le tourbé végétal et aussi les fruits secs.

SPRINGBANK

« Symphonie aromatique »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux  et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. La tourbe végétale se développe d’emblée au nez, avec quelques notes animales et de sous-bois. D’abord sec en bouche, voire un peu brûlant (un peu d’eau bienvenue pour les palais sensibles), il devient vite moelleux, mais bien épicé (poivre noir). Le fruité (poire jaune, coing) prend de l’importance, sans jamais faire oublier la tourbe. Pain brioché et caramel au beurre se font également remarquer. Encore une belle symphonie aromatique comme  Springbank sait l’orchestrer à cet âge d’une belle maturité.

AUCHROISK

Bien poivré »

Ouverte en 1974, cette distillerie moderne du Speyside a remporté plusieurs prix d’architecture.
Se prononçant “Auth-rusk”, ce qui signifie “gué de la rivière rouge”, elle a un temps commercialisé ses malts sous l’appellation “The Singleton”, plus facile à prononcer. Possédant huit alambics, elle utilise une eau particulièrement douce, et une partie du vieillissement est réalisée en fûts de xérès.

Jaune pâle. Nez puissant, plutôt sec et poivré, avec des fruits jaunes. Attaque un peu agressive (un peu d’eau pour les palais sensibles) puis il devient plutôt moelleux, voire gras. Notes de miel (acacia ?) avec un corps puissant, mais aussi des fl eurs blanches et une pointe de poivre gris. Belle persistance sur le malté et le poivre.

Springbank

« Authentique… et abordable »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Dès le nez, on perçoit la tourbe spécifi que à la distillerie, plus végétale que phénolique. L’attaque est un peu brûlante, vu le degré, mais le malt séduit vite par son fondu sur le malté, le caramel au beurre et la tarte Tatin et quelques épices bien sûr. Plus concentré et sec que d’autres versions, il demande à s’ouvrir pour développer toute sa gamme aromatique sur la fi nale et la persistance, remarquable. Un brut de fût authentique… et très abordable.

Balmenach 2005

Un apéritif bien sec …

Cette distillerie au sud du Speyside date de 1825, fondée par James McGregor, célèbre distillateur clandestin. Mais ses malts resteront longtemps réservés aux blenders de DCL, qui en ont fait l’acquisition en 1930. Devenue propriété d’Inverhouse en 1997, ce groupe appartient aujourd’hui à une société thaÏlandaise. Il n’y a pas de malt offi ciel, la commercialisation en single malt passant par les indépendants, notamment sous le nom Deestalker.

Jaune pâle. Nez fermé, devenant plus malté à l’aération, avec des notes poivrées. Attaque brûlante (un peu d’eau n’est pas à écarter), puis le malté domine, avec quelques notes de fruits jaunes et un peu de caramel au beurre. Surtout sec, mais avec un peu de moelleux en fond de bouche, il est à conseiller à l’apéritif, même s’il possède également un peu de fruité.