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Les incontournables .. Single Speyside – Non filtré – Sélection exclusive

Un jardin de fleurs au chocolat …

Cette distillerie est une des rares à pouvoir se prévaloir d’être encore indépendante. Elle propose une très large sélection de malts. Elle a même initié la diffusion des tout premiers bruts de fût.

Le malt non filtré du club délicatement ciselé par le sherry est enthousiasmant au nez. Très parfumé et frais, il évolue en bouche en de très douces saveurs florales teintées de l’amertume du chocolat. Très bonne persistance en bouche.

Les nouveautés – AULTMORE

« Bien épicé pour l’apéritif » …

Située au nord de la ville de Keith, dans l’extrême ouest du Speyside, cette distillerie est installée sur les bords de la rivière Isla (à ne pas confondre avec l’île réputée pour ses malts tourbés). Fondée en 1886, elle alimente surtout les blends Dewar’s, et a été complètement reconstruite dans les années 1970. Appartenant au groupe Bacardi depuis 1998, les  embouteillages officiels sont encore assez rares.

Jaune pâle. Nez peu expressif, plutôt céréalier et floral. Attaque puissante, surtout épicée, puis de la rondeur fruitée en bouche : poire jaune, pomme un peu caramélisée. Finale plus sèche voire astringente, avec une forte dominante de poivre noir, menant à une belle persistance maltée. Apéritif, certes, mais pas seulement…

Les nouveautés – TOMINTOUL

« Sec, mais chaleureux » …

Créée en 1965, la distillerie, d’abord indépendante, est entrée ensuite dans le groupe Whyte & Mackay, qui changera plusieurs fois de mains. Finalement, c’est la société indépendante et familiale Angus Dundee Distillers qui rachète Tomintoul en 2000, puis Glencadam en 2003. Encore méconnue, Tomintoul a une activité importante (3,3 millions litres d’alcool par an) et une large gamme, non tourbée et tourbée, d’une quinzaine de références.

Jaune doré. Nez bien malté, plutôt sec sur des notes de fruits jaunes. Sec à l’attaque, voire brûlant malgré la réduction, le corps a de l’ampleur avec une dominante épicée (poivre noir). Bien chaleureux jusqu’à la finale, il se termine sur des notes de fruits secs (raisins de Corinthe, amande), mais la persistance est un peu courte.

BENRINNES 2000

« Vraiment savoureux »

Situé sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux bien filtrées
par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s. La distillerie a été entièrement automatisée en 2012. Le single malt est rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.

Jaune doré. Nez sur la rondeur miellée, voire un peu gras, et bien fruité. En bouche, attaque puissante mais moelleuse. Le corps devient plus sec, avec une belle opulence fruitée (prune jaune), relevée par quelques notes épicées (poivre noir). Finale riche, très aromatique, avec une longue persistance sur le malt et un peu de miel. Savoureux, vraiment…

GLENROTHES

« Le charme du vieillissement »

Après un démarrage en 1878, la faillite d’une banque a d’abord retardé son ouverture jusqu’en1887. Située à Rothes (qui en compte quatre autres), dans le Speyside, cette distillerie a été par la suite agrandie deux fois, et compte aujourd’hui dix alambics. Mais ses malts, le plus souvent maturés en fûts de xérès, sont rares en embouteillage en single. Elle appartient depuis 1999 à Edrington Group, mais ses malts sont distribués par Berry Brothers, au moins au Royaume-Uni.

Jaune légèrement doré. Nez surtout malté, bien chaleureux avec une pointe de gingembre. Attaque sèche, un peu brûlante, sur la prune jaune et la figue. Le corps a de l’ampleur, entre fruité et malté, tout en restant bien agréable. De quoi témoigner qu’un vieillissement prolongé donne bien du charme à ce malt au départ bien robuste.

GLENTAUCHERS 2007

« Aussi brûlant que moelleux »

Distillerie fondée en 1898 dans le Speyside par deux associés, William Lowrie et le célèbre James Buchanan, créateur d’un des blends les plus vendus à l’époque, le Black & White. Bien desservie par le chemin de fer, et souvent modernisée, la distillerie a changé plusieurs fois de propriétaires (dont DCL, United Distillers, Allied Domecq et maintenant Pernod-Ricard), mais a toujours servi exclusivement à l’élaboration de blends, à tel point que le premier embouteillage officiel ne date que de 2017.

Jaune très pâle. Nez assez discret, plutôt floral avec des notes poivrées. Bien sec à l’attaque, voire un peu brûlant, il se développe avec une belle finesse sur des notes de céréales accompagnées d’un peu de poire. Bien relevée par le poivre noir, la finale est davantage moelleuse, voire charmeuse. Apéritif ou digestif ? A vous de choisir…

BENRINNES 2004

« Finesse et élégance »

Situé sur le versant nord du mont du même nom, le site est alimenté par des eaux bien filtrées par le granit. Ce qui explique l’implantation ancienne d’une distillerie (avant 1820). Entièrement reconstruite en 1955 et équipée d’alambics supplémentaires 11 ans plus tard, ses malts  alimentent les blends J&B, Johnnie Walker et Crawford’s. La distillerie a été entièrement automatisée en 2012. Le single malt est assez rare sur le marché… sauf pour les membres du Clan.

Jaune très pâle. Le nez, assez discret, est plutôt malté avec de fines notes florales. Attaque puissante, avec une dominante fruitée (pomme, poire, prune jaune) soutenue par le poivre noir et le gingembre. Finesse et élégance se développent jusqu’à la finale, sèche sans rien perdre de son fruité. Longue persistance plutôt charmeuse.

MC ELEGANCE

« Un tendre qui se révèle puissant » …

Appartenant à un des plus anciens clans d’Ecosse qui lui a donné son premier roi, Anthony McCallum a d’abord vécu en France avant d’aller se former au whisky en Ecosse sous la direction des meilleurs spécialistes. Après plus de 20 ans passés à travailler pour des négociants, il a créé sa propre société d’embouteillage, House of McCallum, développant une gamme de malts bien typés comme il les aime.

Jaune doré. Le nez est tendre, surtout fl oral, suivi par des notes plus épicées (gingembre). Attaque sur la rondeur, puis s’élève une puissance plus sèche, davantage fruitée et boisée. Le xérès, sans être vraiment identifi able, donne une belle suavité générale, se terminant par une tonalité un peu âcre.

GLEN ORD

« Bien sec pour l’apéritif »

Propriété depuis 1838 de la famille Mackenzie, Glen Ord (dans les Highlands du Nord) s’est longtemps appelée Glen Oran, avant d’entrer dans le groupe John Dewar’s, devenu aujourd’hui Diageo. Autre spécificité, ses orges maltées sont produites sur place, mais sont également utilisées par d’autres distilleries du groupe. L’énorme succès du Singleton (produit par Glen Ord, mais aussi par Glendullan et Duff town) a entraîné une très forte expansion, avec une capacité de 11 millions de litres d’alcool par an.

Jaune pâle. Nez bien malté, avec du fruité (pomme, poire, prune jaune), assez doux malgré la forte présence de l’alcool. Attaque assez sèche et un peu brûlante, avec des notes de poivre accompagnant le fruité du nez. Bouche chaleureuse quoi qu’un peu piquante. Finale vive et épicée, mais de courte persistance. Très sec jusqu’au bout, parfait pour l’apéritif.

GLENBURGIE

« Bien malté, paille comprise »

Remontant à 1810 sous le nom de Kilnflat, cette  distillerie située à l’ouest du Speyside, dans le Findhorn, a toujours été essentiellement vouée à la production de malts pour les blends, surtout Ballantine’s. Sa commercialisation en single est surtout le fait des embouteilleurs indépendants. En 1927, ce fut la première distillerie dirigée par une femme, Margaret Nicol, qui n’était pas l’épouse ou la veuve d’un propriétaire. Les bâtiments ont été détruits en 2003 pour être remplacés par une distillerie moderne, aujourd’hui propriété de Pernod-Ricard.

Jaune pâle. Nez puissant, un peu fauve sur une base maltée. Attaque vive, assez brûlante, puis se développe un corps plutôt sec et très épicé, avec quelques notes de fruits jaunes (poire notamment). Céréales et paille sèche le rendent bien apéritif, avec des notes de poivre noir qui le réveillent jusqu’à la finale. Qui a dit que tous les Speyside étaient moelleux ?