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Les nouveautés … Kilkerran

« Très jeune, mais prometteur »

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell.
Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété
commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région.

Jaune doré clair. Nez assez discret, voire fermé, sur les céréales et le malt. Assez brûlant à l’attaque (même avec un peu d’eau), il devient ensuite plus rond et moelleux. Dominante des fruits jaunes, bientôt relevés par les épices (poivre surtout). Prometteur, certes, maIs embouteillé bien jeune. C’est un peu dommage, car il y a du potentiel.

Springbank

« Si jeune et déjà… Springbank » ! »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient  à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Doré légèrement soutenu. Au nez, la tourbe se développe plus lentement, et demande un peu d’aération pour prendre de l’ampleur, s’accompagnant de notes beurrées et fruitées. En  bouche, c’est d’abord la vivacité de l’alcool qui s’impose, et la tourbe se fait plus discrète, davantage fondue dans une douceur aromatique sur la brioche, l’herbacé, la poire et la prune jaune, la vanille avec des épices (gingembre, poivre noir). Malgré sa jeunesse, un Springbank déjà bien complet et harmonieux.

Hazelburn 9 ans

« Puissant… peut-être un peu trop ? »

Une ancienne distillerie de Campbeltown (1836-1925) a donné son nom à ce single malt distillé pour la première fois en 1996 par les Mitchell, toujours dans les mêmes alambics que Springbank et Longrow. L’idée était de refaire un malt comme dans les Lowlands, en utilisant un orge malté non tourbé, et en pratiquant une triple distillation. Ce malt est produit en faible quantité.

Doré un peu soutenu. Nez assez doux (surtout pour le degré), devenant plus puissant à l’aération, avec des notes fruitées (prune jaune) et biscuit au beurre. Attaque vive voire un peu brûlante. On retrouve ensuite la dominante fruitée avec beaucoup de piquant (poivre, piment) et un peu d’épices. Mais la puissance alcoolique atténue un peu trop toute la finesse aromatique des Hazelburn réduits.

Springbank

« Authentique… et abordable »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Dès le nez, on perçoit la tourbe spécifi que à la distillerie, plus végétale que phénolique. L’attaque est un peu brûlante, vu le degré, mais le malt séduit vite par son fondu sur le malté, le caramel au beurre et la tarte Tatin et quelques épices bien sûr. Plus concentré et sec que d’autres versions, il demande à s’ouvrir pour développer toute sa gamme aromatique sur la fi nale et la persistance, remarquable. Un brut de fût authentique… et très abordable.

La sélection … Springbank 14 ans

« Un arc-en-ciel aromatique »

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez moelleux mais puissant, marqué par la tourbe végétale, des notes fl orales, un peu de compote de pomme et de la vanille. Attaque assez ronde, mais très vite il devient  brûlant (poivre, épices). Ensuite, le corps est bien fondu et ample, avec la tourbe en toile de fond accompagnée de pomme cuite, d’épices (cannelle, gingembre), de caramel au beurre. Un vrai arc-en-ciel aromatique qui se prolonge jusqu’à la finale, et une longue persistance inimitable.

Hazelburn Sherry Wood

La distillerie Springbank continue d’expérimenter de nouvelles techniques de vieillissement pour sa série des « Wood » avec un single malt Hazelburn triple distillé en octobre 2003 et vieilli intégralement dans des fûts de xérès oloroso pendant 13 ans qui lui apportent des notes très gourmandes de confitures de fruits, de chocolat blanc et de zeste d›orange.

Nez : raisins, sucre demerara, toffee.
Bouche : confiture, zeste d’orange, chocolat blanc. Finale : chocolat à l’orange, café.

Springbank 12 ans

Variations végétales autour de la tourbe …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune bien doré. Le nez, plutôt fermé, demande de l’aération pour se révéler sur une tourbe végétale assez douce et automnale, mais avec de la puissance. Attaque d’abord suave, mais devenant plus sèche et un peu épicée. La tourbe prend ensuite toute son ampleur, accompagnée d’herbe fraîchement tondue, de feuilles mortes et de notes de toffee. Les champignons de sous-bois nous emmènent jusqu’à la finale, un peu astringente. Longue persistance sur la tourbe.

Longrow Red

Mariage réussi entre tourbe et vin …

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbé (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Ambré avec reflets orangés. Nez puissant, aux notes fruitées (fruits rouges) sur fond de tourbe. Attaque moelleuse, puis il devient plus sec. La tourbe se développe rapidement, mais accompagnée de fines notes fruitées (cerise, fraise) résultant du passage un an en fût de vin. Le corps est puissant, l’alcool se faisant bien sentir. Le résultat est réussi, très harmonieux, et d’autant plus étonnant que le mariage de la tourbe et du vin rouge est très rarement une réussite. Mais, chez Springbank, on sait le faire…

Kilkerran

Voluptueusement puissant

Vieilli intégralement dans des fûts de bourbon pendant 8 ans, cette édition limitée de la distillerie Kilkerran récemment rouverte est légèrement tourbée et double distillée, embouteillée brut de fût sans filtration à froid pour exprimer au mieux les arômes iodés et les notes de pomme verte caractéristiques de la distillerie.

Nez : fumé, pomme verte, rhubarbe. Bouche : saline, fermière, gourmande.
Finale : fumée, maltée et sucrée.

Springbank

Authentique… et abordable …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Dès le nez, on perçoit la tourbe spécifique à la distillerie, plus végétale que phénolique. L’attaque est un peu brûlante, vu le degré, mais le malt séduit vite par son fondu sur le malté, le caramel au beurre et la tarte Tatin et quelques épices bien sûr. Plus concentré et sec que d’autres versions, il demande à s’ouvrir pour développer toute sa gamme aromatique sur la finale et la persistance, remarquable. Un brut de fût authentique… et très abordable.

Springbank

Une bouteille de référence …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez un peu fermé au départ, mais exhalant très vite la tourbe caractéristique de la distillerie. Attaque plutôt moeilleuse, mais devenant d’une grande puissance. La tourbe végétale domine le palais, mais bien accompagnée par du fruité (prune jaune, coing), du malté et des épices (poivre noir, gingembre), et quelques notes de vanille et de boisé. Un Springbank vraiment très harmonieux, d’une superbe richesse aromatique, et tel qu’on l’aime. Manquerait peut-être un vieillissement plus long, mais c’est déjà une bouteille de référence.

Springbank

Springbank à l’apéritif ? Et oui !

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune clair. Légèrement moelleux au nez, avec de la tourbe végétale en arrière-plan. En bouche, il se développe rapidement avec une belle fougue sur une solide base maltée. De caractère sec, il est surtout épicé (poivre noir), la tourbe se faisant à peine sentir. Jeune encore, il réunit déjà les composantes fruitées, poivrées, maltées et tourbées du style, mais moins fondues que dans les versions plus âgées. Ce qui donne un excellent apéritif… et oui !

Springbank

Springbank à l’apéritif ? Et oui ! …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune clair. Légèrement moelleux au nez, avec de la tourbe végétale en arrière-plan. En bouche, il se développe rapidement avec une belle fougue sur une solide base maltée. De caractère sec, il est surtout épicé (poivre noir), la tourbe se faisant à peine sentir. Jeune encore, il réunit déjà les composantes fruitées, poivrées, maltées et tourbées du style, mais moins fondues que dans les versions plus âgées. Ce qui donne un excellent apéritif… et oui !

Hazelburn CV

Fruité et épicé à la fois …

Elaboré à Campbeltown par la famille Mitchell dans les mêmes alambics que Springbank, Hazelburn est un malt distillé trois fois, mais non tourbé, reprenant d’anciennes traditions de la région comme de celle des Lowlands qui ne sont d’ailleurs pas si loin… à ailes de mouette s’entend. Titrant 46 % d’alc. vol., l’Hazelburn CV résulte de l’assemblage de malts distillés en 2003, qui ont vieilli à 75 % dans des fûts de bourbon (de premier ou de second remplissage) et à 25 % dans des fûts de xérès de premier remplissage.

Jaune doré clair. Nez élégant marqué par les agrumes, puis, à l’aération, développant plus nettement une dominante de céréales, accompagnée de quelques notes de vanille. En bouche, l’attaque est franche, vive, un peu sèche. Puis il devient plus moelleux, tout en affichant une belle vigueur épicée. On découvre ensuite un caractère plus fruité (fruit de la passion) accompagné d’un peu de vanille sur la finale. Douce et harmonieuse, légèrement épicée, celle-ci se termine sur d’inattendues notes marines, un peu salées.

Springbank

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille  Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Couleur jaune doré. Nez finement tourbé, assez onctueux, un peu miellé. Dès l’attaque en bouche, épicé voire poivré, il prend le temps de s’installer avec des notes de tourbe (mais non fumées) et de gingembre. Un caractère bien sec, un peu astringent, qui devient lentement plus chaleureux. Longue finale tout en nuance et en complexité. Un rien austère, un malt qui demande une longue approche pour être apprécié à sa juste valeur, mais alors quelle révélation !

Springbank

Tel qu’on l’aime …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Dès le nez, la tourbe est là, mi-végétale, mi-animale, avec ce persistant fruité tellement caractéristique. Attaque puissante, d’un bloc, puis se développe un ensemble très complet qui décline le malté, le caramel au beurre, les raisins de Corinthe, la poire mûre et du poivre noir sur la finale… Et bien entendu la tourbe, qui ne se fait surtout pas oublier. Encore une référence incontournable, et qui n’a pas besoin de finition pour atteindre des sommets.

Kilkerran

Entre fruité et boisé …

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région.

Jaune clair. Nez un peu fermé, puis chaleureux sur les fruits secs et un peu de tourbe. Un peu brûlant malgré la réduction, le corps est d’abord sec, puis se développe sur une belle onctuosité marquée par la pêche, le coing et un peu de miel. Il évolue sur des notes davantage boisées, avec de la réglisse, tout en conservant la tourbe en arrièreplan et quelques notes salées. Longue persistance, surtout pour un malt réduit de cet âge. C’est la première version officielle commercialisée par Springbank.

Longrow

Un beau charmeur tourbé ….
Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbé (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Jaune doré. Le nez, d’abord fermé, se développe sur la tourbe, plutôt végétale et humide. L’attaque est ronde et moelleuse, la tourbe prenant rapidement la dominante en tapissant le palais. De la fraîcheur végétale, accompagnée d’un léger boisé, qui devient plus épicée et poivrée vers la finale, marquée par un caractère plus sec et légèrement tannique. Avec une belle puissance malgré la réduction, c’est au final un beau charmeur tourbé.

Springbank Burgundy

Un mariage finalement réussi …   Édition limitée de 10 260 bouteilles
Jaune doré, proche de l’ambré. Nez puissant, concentré, un peu sirupeux, avec des fruits rouges mais aussi des notes animales rappelant le jambon cru. En bouche, très moelleux, voire beurré, mais aussi sec par son côté tannique. La tourbe est en arrière-plan, avec de fines notes de fruits rouges. Finale sèche, voire un peu astringente sur le boisé et la réglisse. La personnalité propre à Springbank s’efface un peu derrière le vin rouge, mais le mariage est tout de même réussi car fondu et équilibré.

Springbank

Encore jeune, mais déjà sur la tourbe …
La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré soutenu. Au nez, demande de l’aération avant de développer son côté végétal, à peine marqué par la tourbe. En bouche, très puissant, voire brûlant, mais avec du moelleux. Comme au nez, dominante végétale marquée la tourbe, très peu phénolique, avec de la compote de pomme. Corps puissant, carré car encore jeune. Sur la finale, apparition de légères notes poivrées et fumées qui persistent bien ensuite.

Springbank

L’alliance entre la tourbe et le xérès … 

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune clair. Nez sec et puissant, sur le fruité (prune jaune), et on croit deviner la tourbe en arrière-plan. Forte attaque où la tourbe apparaît rapidement, mais laisse beaucoup de place à une dominante fruitée, sans doute due au xérès sec (fino ou manzanilla ?). Harmonieuse combinaison entre le fruité et le tourbé, le sec et le moelleux, qu’un peu d’eau permet de mieux percevoir encore. Longue finale où la tourbe revient en arrière-plan, car elle ne cède pas la place au fruité. Un grand, long et passionnant moment de dégustation comme Springbank seul sait en offrir… même s’il faut en mettre le prix !

Springbank

Très complet… et surtout délicieux !

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez mi-végétal mi-animal. Attaque onctueuse en bouche, malgré un caractère un peu brûlant. D’une grand puissance, il se développe surtout sur la tourbe végétale (bien plus que phé- nolique), mais s’accompagne de fruits jaunes (prune, poire) relevés par un peu de poivre noir. Harmonieux et très complet, as usual… et surtout délicieux, une fois de plus !

Springbank Green

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown.

Un nez délicat, avec du fruité où dominent les abricots mûrs, les bananes, puis des notes gourmandes de loukoum et de beurre de cacao, avec en arrière plan de belles influences herbacées. En bouche dominent les épices, la vanille, le fruité, les délicates notes de sherry, dans une élégante harmonie.

Springbank Green

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown.

Un nez délicat, avec du fruité où dominent les abricots mûrs, les bananes, puis des notes gourmandes de loukoum et de beurre de cacao, avec en arrière plan de belles influences herbacées. En bouche dominent les épices, la vanille, le fruité, les délicates notes de sherry, dans une élégante harmonie.

Springbank green

Fraîcheur verte …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune d’or. Nez d’abord de céréales mûres, puissant et devenant plus végétal et tourbé. Belle ampleur en bouche après une attaque marquée par le malt. Si l’alcool se fait sentir, la fraîcheur herbacée est aussi au rendez-vous, puis le fruité (pomme, poire) en arrière-plan. Séduisant et élégant malgré sa puissance, un malt facile d’accès tout en restant fidèle aux basiques de la distillerie.

Springbank

Ample et persistant … 

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828 et maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable.
Tout est fait sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Doré tirant sur l’ambré. Nez un peu fermé, plutôt opulent sur la tourbe, la pomme cuite et le caramel au beurre, avec du bois de santal. Attaque chaleureuse mais plutôt sèche. Beaucoup d’ampleur et de puissance en bouche, avec des arômes très fondus de noix, de fruits secs, alors que la tourbe végétale fait entendre sa petite musique en arrière-plan. Un peu moins complexe que les versions classiques, il se distingue par sa remarquable longueur et sa belle persistance.

Hazelburn

Puissamment épicé …
Une ancienne distillerie de Campbeltown (1836-1925) a donné son nom à ce single malt distillé pour la première fois en 1996 par les Mitchell, dans les mêmes alambics utilisés pour Springbank et Longrow. L’idée était de refaire un malt comme dans les Lowlands, en utilisant un orge malté non tourbé, et en pratiquant une triple distillation. Ce malt est produit en faible quantité.
Jaune un peu doré. Nez vif, fruits jaunes, poivre noir, crème à la vanille. Plein de vivacité à l’attaque, mais sur un fond plus moelleux, voire onctueux. Poire mûre, prune jaune, avec beaucoup de mordant et un peu d’épices (gingembre, coriandre). Longue présence de la finale, avec une légère astringence. Un plus long vieillissement devrait encore l’enrichir.

Kilkerran

Montée en puissance

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région.
Jaune d’or. Nez puissant, fruité (figue mûre) et malté, avec de la brioche. En bouche (assez brûlante), toujours le fruité, plutôt sur la poire. La tourbe végétale est à peine sensible en arrière-plan. Rendu moelleux par le xérès, il débouche sur une finale sèche, voire astringente. Une nouvelle étape, en attendant le 12 ans prévu pour 2016.

Springbank

Une fougue pleine de richesses …

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Belle douceur au nez, entre tourbe végétale et quatre-quarts, puis bien épicé au second nez. Puissant dès l’attaque, il marie avec fougue la pomme cuite, les épices (poivre noir, clou de girofle) et un peu de tourbe surtout végétale. Riche et harmonieux, on aura peine à le croire aussi jeune, si ce n’était l’astringence qui se développe sur la finale, de longue persistance.

Springbank

“Somptueuse simplicité“

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Ambré clair. Le nez est onctueux sur le malté, avec une dominante fruitée (pomme cuite) légèrement fumée (charbon de bois) qui lui apporte un peu de sécheresse. Attaque sèche et épicée en bouche, avec une dominante de fruits secs (amandes) et un peu de réglisse, mais l’évolution se fait sur un caractère plus onctueux, voire crémeux, tapissant tout le palais. Somptueux jusqu’à la finale, avec toute la simplicité qu’on aime chez Springbank.

Hazelburn 10 ans

“L’atout d’un vieillissement rapide“

Elaboré à Campbeltown par la famille Mitchell dans les mêmes alambics que Springbank, Hazelburn est un malt distillé trois fois, mais non tourbé, reprenant d’anciennes traditions de la région comme de celle des Lowlands qui ne sont d’ailleurs pas si loin… à ailes de mouette s’entend. La production, limitée, permet de faire différentes expérimentations, comme ici avec des vieillissements dans de petits fûts, les rundlets (68 litres) et les kilderkins (80 litres environ).

Jaune doré. Au nez, beaucoup de rondeur fruitée (fruits secs) allant jusqu’au crémeux. En bouche, l’attaque sèche et épicée se développe sur une structure très riche, marquée par le toffee, les raisins de Corinthe et les amandes. Belle plénitude pour un malt jeune, due au vieillissement plus rapide. Finale plus sèche et plus tannique, un peu iodée, mais d’une belle longueur.

Longrow red

Atypique mais charmeur

Ambré léger tirant sur le rosé. Nez fruité (fruits rouges), plutôt tourbé en arrière-plan. Attaque puissante et épicée, avec un peu de fraise et de melon, combinée à une tourbe plus végétale et terrienne que phénolique. Malgré le degré d’alcool, l’ensemble est finalement assez doux, avec d’intéressantes notes de vieux rose. Une maturation atypique mais qui n’est pas sans charme…

Kilkerran Wip N°5

Chocolat gourmand
Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran, pour des raisons de propriété commerciale. Sans âge indiqué, les malts sont déclinés sous le nom Work in Progress (Travail en cours).
Marqué par une dominante de chocolat noir, le nez se développe richement autour de dates miellées, de massepain et de fruits rouges. Toujours aussi riche, la bouche gourmande retrouve les dattes au miel, avec cette fois des raisins secs, de la mélasse de canne à sucre et un peu de cannelle. Le chocolat noir revient sur la finale, ronde et très équilibrée.

Springbank

Fidèle à sa réputation

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez lent à s’ouvrir, puis développe une belle puissance sur le malt et la tourbe végétale. Attaque vigoureuse, assez épicée. Grande ampleur en bouche avec toute la richesse aromatique qu’on attend de Springbank : malt, fruits jaunes, tourbe végétale (mais toutefois plus discrète que dans des versions précédentes), un peu de fruits secs (amande), de poivre noir et de gingembre. Fidèle à son style, mais on aurait aimé un vieillissement encore un peu plus long pour un meilleur fondu des arômes…

Springbank – Rundlets & Kilderkins

La preuve par le petit fût

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie. Cette version porte le nom d’anciens fûts (valant de 68 à 83 litres) utilisés jusqu’au 18ème siècle pour la bière et le vin.

Ambré doré. Nez concentré, avec du miel, des fruits secs (raisin de Corinthe) sur une dominante maltée et à peine tourbée. Attaque franche, sur le sec, puis se développe une grande richesse aromatique : fruits à chair blanche, malt, poivre gris, avec en arrière-plan la tourbe aromatique qui fait entendre sa petite musique. Le corps est puissant, concentré et très fondu. Finale longue, un peu tannique et toujours sur le sec. La preuve que les petits fûts accélèrent le vieillissement et donnent des malts d’un grand caractère.

Springbank 2001

Du rôle de la taille du fût

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune clair. D’abord végétal, le nez développe ensuite des notes d’agrumes et d’herbes sèches. En bouche, l’attaque est vive, mais il révèle ensuite un caractère très fondu où se distinguent la vanille, le miel, les fruits jaunes et le gâteau au beurre. En finale, finissent par apparaître quelques notes tourbées et salées : c’est un Springbank ! La taille réduite des fûts a entraîné une maturation plus rapide, donnant un malt déjà très achevé malgré son jeune âge.

Springbank 1991

A savourer longuement

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Au nez, la douceur maltée caractéristique se développe, avec des arômes de noisettes grillées, de caramel mou et de vanille, de fruits tropicaux (kiwi, lychee) et une finale plus salée. La bouche, bien moelleuse, voire crémeuse, offre une dominante boisée, avec en accompagnement de la pomme, de la pêche, de la cannelle et de légères effluves de tabac blond. Un léger ajout d’eau développe davantage encore ces arômes. Finale longue et très moelleuse, pour un grand malt d’après repas. »

Springbank CV

L’art de l’assemblage

Chairman’s Vat (Assemblage du Président) ? Cuvee of Vintages (Cuvée de millésimes) ? Curriculum Vitae ? Chez Springbank, l’emblématique distillerie de Campbeltown, on se refuse à préciser la signification exacte de cette dénomination. Ce qui est assuré, par contre, c’est qu’il s’agit d’un assemblage minutieux de malts distillés en 2001 et maturés en fûts de bourbon, de xérès et de porto. Ils ont été sélectionnés avec soin par Franck McHardy, directeur de la production, et Stuart Robertson, directeur de la distillerie, pour leurs capacités complémentaires à constituer un grand whisky dans la parfaite tradition du style spécifique de Springbank.

Jaune doré. Immédiatement chaleureux, le nez développe avec douceur de belles notes végétales et animales, épaulées par des notes tourbées en arrière plan. Puissante, l’attaque ne manque pas non plus d’élégance. La jeunesse n’empêche pas la richesse aromatique d’une composition où se distinguent les fruits jaunes bien mûrs, le poivre noir, le bois de chêne et quelques épices exotiques. Le caractère végétal de la tourbe l’emporte largement sur le fumé, lui donnant une belle tonalité campagnarde. En finale, le fruité un peu sec amené par le xérès se fait à nouveau sentir, sans rompre l’harmonie générale, avec un caractère plus tannique qu’en bouche. La persistance est d’une très grande longueur.

Springbank

L’apport du xérès

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presque à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré un peu trouble. Nez fondu, plutôt végétal, un peu tourbé, mais aussi des notes fruitées. Attaque onctueuse, voluptueuse, avec une tonalité miellée. Il devient plus puissant ensuite, sans être agressif. Le caractère classique de Springbank (tourbe végétale, malt bien marqué) est ici comme enrobe, sans doute suite à l’influence du xérès. L’ensemble reste très agréable, et d’une belle structure, mais perd en personnalité. Longue finale se terminant sur le fruité, un peu pruneau.

Springbank

Épicé et moelleux à la fois

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, maintient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Couleur ambré doré. Nez raffiné, où s’exprime bien la tourbe végétale caractéristique de Springbank, accompagnée par une légère douceur fruitée. D’abord moelleuse, l’attaque devient ensuite plus puissante, bien épicée par l’alcool. En bouche, la tourbe cède rapidement la place devant de fortes notes poivrées et fruitées, mais caractérisées aussi par un certain moelleux, sans doute apporté par le marsala (vin muté de Sicile). L’ensemble est toutefois harmonieux, avec une longue finale puissamment poivrée et légèrement astringente. Mais on peut préférer la V.O. …

Springbank

L’art de l’assemblage

Chairman’s Vat (Assemblage du Président) ? Cuvee of Vintages (Cuvée de millésimes) ? Curriculum Vitae ? Chez Springbank, l’emblématique distillerie de Campbeltown, on se refuse à préciser la signification exacte de cette dénomination. Ce qui est assuré, par contre, c’est qu’il s’agit d’un assemblage minutieux de malts distillés en 2001 et maturés en fûts de bourbon, de xérès et de porto. Ils ont été sélectionnés avec soin par Franck McHardy, directeur de la production, et Stuart Robertson, directeur de la distillerie, pour leurs capacités complémentaires à constituer un grand whisky dans la parfaite tradition du style spécifique de Springbank.

Jaune doré. Immédiatement chaleureux, le nez développe avec douceur de belles notes végétales et animales, épaulées par des notes tourbées en arrière plan. Puissante, l’attaque ne manque pas non plus d’élégance. La jeunesse n’empêche pas la richesse aromatique d’une composition où se distinguent les fruits jaunes bien mûrs, le poivre noir, le bois de chêne et quelques épices exotiques. Le caractère végétal de la tourbe l’emporte largement sur le fumé, lui donnant une belle tonalité campagnarde. En finale, le fruité un peu sec amené par le xérès se fait à nouveau sentir, sans rompre l’harmonie générale, avec un caractère plus tannique qu’en bouche. La persistance est d’une très grande longueur.

Springbank

Une élégance très harmonieuse

La plus réputée des dernières distilleries de la région du Kyntire, qui en a compté plus d’une trentaine. Springbank, qui appartient à la famille Mitchell depuis sa création en 1828, main tient presqu’à elle seule l’originalité du style somptueux et complexe des malts de Campbeltown, dont l’aptitude au vieillissement est particulièrement remarquable. Tout est fait ici sur place, du maltage à l’embouteillage, avec une double distillation et demie.

Jaune doré. Nez charmeur, enveloppant, mêlant le malt et la tourbe sur une dominante miellée. Attaque plutôt puissante, déjà épicée, puis se développe une remarquable association entre le malt, la tourbe (surtout végétale) et de belles notes de fruits jaunes (pêche, poire Williams bien mûre). Le tout marqué par l’élégance inimitable de Springbank, toujours aussi harmonieuse. On retrouve aussi des fruits secs, un peu de miel et de bois de santal, et un peu de poivre noir pour nous mener jusqu’à la longue finale, séductrice sans être mièvre. Du grand art tout en finesse.

Longrow Red

Une finition pour quoi faire ?

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbe (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées cabernet-sauvignon aux Wends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Jaune doré, tirant sur l’ambré. Nez bien marqué par la tourbe végétale. Attaque plutôt moelleuse, puis il développe la dominante tourbée caractéristique de Longrow. A peine devine-t-on quelques traces fruitées en arrière-plan, alors que la tourbe prend de plus en plus d’ampleur jusqu’à la finale. A se demander à quoi a servi la finition en fût de vin rouge, à part peut-être le caractère plutôt doux de l’attaque…

Longrow 1999

Entre tourbe et fruité

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbe (et non partiellement), avec une Vieillissement en fût double distillation classique, et un vieillissement de madère uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Nez de pommes rouges, terreux et pastèque juteuse. Surtout très fruité, avec aussi de la tourbe végétale. En bouche, entre vieux cuir et raisins rouges sucrés. Mélange de cendre et de gazon coupé. Notes de mangue et de pamplemousse rosé. Sur la finale, un fumé léger se marie avec les fruits tropicaux. Très persistant et agréablement réconfortant.

Longrow 18 ans

Pour un après midi automnal

Portant le nom d’une ancienne distillerie de Campbeltown fondée en 1896, et dont le dernier bâtiment existant abrite un des chais de Springbank, Longrow est aujourd’hui un single malt distillé dans les mêmes alambics que ceux servant à élaborer le Springbank. Mais est utilisé un malt entièrement tourbe (et non partiellement), avec une double distillation classique, et un vieillissement uniquement en fût de réemploi. Ce malt, peu produit, a servi d’abord à donner des notes tourbées aux blends de Springbank, avant d’être commercialisé en single depuis les années 90.

Jaune doré. Au nez, les notes tourbées se développent en premier, mais sans brutalité, bien accompagnées par la poire mûre, le havane, le vieux cuir, mais aussi une fraîche pointe herbacée. En bouche, belle puissance poivrée, puis la tourbe végétale (peu phénolique) s’installe en majesté. Très bel équilibre général, avec beaucoup de caractère. Sur la finale, se développent des notes de sous-bois, d’humus, de champignons sans que la puissance poivrée ne perde de sa vigueur. Idéal pour une fin d’après-midi d’automne, d’autant que sa persistance est aussi remarquable ! L’âge lui va admirablement…

Ledaig

L’autre façon d’être tourbe

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port de Tobermory. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70.

Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbe. Les deux malts sont maintenant présentés dans une version officielle à 46°3, non filtrée à froid. Ambré léger. Au nez, se développe immédiatement un puissant caractère tourbe, à la fois végétal et fumé, mais peu phénolique. Après une attaque plutôt moelleuse, on retrouve très vite la tourbe, toujours végétale, mais accompagnée de légères notes poivrées. Beaucoup d’élégance et de finesse jusqu’à la finale, remarquablement persistante, qui témoigne combien la tourbe peut avoir de multiples aspects dans un malt.

Kilkerran III

Work in progress

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbel­town, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank à Campbeltown. Il s’agit de la renais­sance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commer­ciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région. La distillation a commencé en 2004, et des séries limitées sont régulièrement commercialisées depuis.

Couleur doré. Nez explosif d’épices : cardamome, cannelle, miel de bruyère, caramel au beurre, avec une petite note savoureuse de pop-corn caramélisé. En bouche, soyeux, moelleux, miellé avec quelques notes de chocolat en tablettes. Du fruité, avec de la pomme rouge cra­quante et très douce. Très riche, avec un caractère beurré (gâteau au gingembre) mais aussi d’une belle fraîcheur avec des notes de clou de girofle et d’herbe fraîchement coupée. Séduisant et chaud, un grand digestif pour les soirs d’été dont on redemande.

Kilkerran II

Une jeune vigueur

Glengyle est la nouvelle distillerie de Campbeltown, installée entre 2000 et 2004 par la société Springbank à Campbeltown. Il s’agit de la renaissance d’un site qui a été en activité de 1872 à 1925, appartenant à un membre de la famille Mitchell. Le malt qui est élaboré à Glengyle porte le nom de Kilkerran (pour des raisons de propriété commerciale), qui fait référence au saint évangélisateur de la région.

Jaune clair. Nez fruité (poire Williams), foin séché, puis tourbe végétale après aération. Attaque plutôt sèche et épicée, puis on retrouve la dominante fruitée du nez (poire, pomme mûre), avec toujours l’accompagnement discret de la tourbe. Le poivre noir et les épices se font davantage sur la finale, très fringante. Très apéritive, cette deuxième version de Kilkerran est plus vigoureuse et incisive.

Hazelburn

Si jeune et déjà très complet

Une ancienne distillerie de Campbeltown (1836-1925) a donné son nom à ce single malt distillé pour la première fois en 1996 par les Mitchell, toujours dans les mêmes alambics que Springbank et Longrow. L’idée aurait été de refaire un malt comme dans les Lowlands, en utilisant un orge malté non tourbé, et en pratiquant une triple distillation, comme à Auchentoshan. Le vieillissement est réalisé en fûts de bourbon, et maintenant de xérès.

Ambré soutenu. Nez opulent, avec une dominante de fruits cuits, de pruneau et de caramel. Moelleux, voire suave dès l’attaque, il prend ensuite une grande puissance qui tapisse tout le palais, avec une fabuleuse richesse aromatique : fruits secs, fruits rouges compotés, pruneau, caramel, toffee, biscuit au beurre, orange confite, raisins de Corinthe, figues séchées, cacao amer… L’ensemble est toutefois très fondu, et remarquablement équilibré. Sur la finale, il évolue sur une légère astringence, ce qui le rend un plus sec et apéritif, sans rien perdre de sa douceur. Etonnant pour un malt encore jeune !

Hazelburn

Work in progress

Une ancienne distillerie de Campbeltown (1836-1925) a donné son nom à ce single malt distillé pour la première fois en 1996 par les Mitchell, toujours dans les mêmes alambics que Springbank et Lon-
grow. L’idée aurait été de refaire un malt comme dans les Lowlands, en utilisant un orge malté non tourbe, et en pratiquant une triple distillation, comme à Auchaentoshan.

Ambre rougeatre. Nez chaleureux et enveloppant, marmelade d’orange, petit pain à la cannelle, to-asté et beurré. Liqueur à l’orange, sucre de canne brun, mélasse, miel, figues et dattes émergent en complément lorsque les arômes se développent. En bouche, beurré, crémeux avec une crème fondante à l’orange et des biscuits au gingembre. Notes de miel, de piment et de noix du Brésil glacées. Doux et chaleureux. Un malt qui demande une longue aération dans le verre pour être au meilleur. La finale est épaisse et crémeuse, qui persiste longuement et de façon très plaisante.

Hazelburn CV

Fruité et épicé à la fois

Elaboré à Campbeltown par la famille Mitchell dans les mêmes alambics que Springbank, Hazelburn est un malt distillé trois fois, mais non tourbe, reprenant d’anciennes traditions de la région comme de celle des Lowlands qui ne sont d’ailleurs pas si loin… à ailes de mouette s’entend. Titrant 46 % d’alc. vol., l’Hazelburn CV- résulte de l’assemblage de malts distillés en 2003, qui ont vieilli à 75 % dans des fûts de bourbon (de premier ou de second remplissage) et à 25 % dans des fûts de xérès de premier remplissage. Jaune doré clair. Nez élégant marqué par les agrumes, puis, à l’aération, développant plus nettement une dominante de céréales, accompagnée de quelques notes de vanille.

En bouche, l’attaque est franche, vive, un peu sèche. Puis il devient plus moelleux, tout en affichant une belle vigueur épicée. On découvre ensuite un caractère plus fruité (fruit de la passion) accompagné d’un peu de vanille sur la finale. Douce et harmonieuse, légèrement épicée, celle-ci se termine sur d’inattendues notes marines, un peu salées.

Glen Scotia

Fruité avant tout, mais pas seulement

Fondée en 1832, cette distillerie de Campbeltown a d’abord connu une belle prospérité jusqu’au début du 20ème siècle. Mais la crise qui frappa la région après la seconde guerre mondiale ne l’a pas épargné ; l’un de ses propriétaires fut retrouvé noyé dans le loch en 1928, et on dit localement que son fantôme hante toujours les lieux. A l’inverse de beaucoup d’autres, Glen Scotia ne fut pas démantelée, même si sa production fut souvent sporadique. Actuellement en sommeil partiel, elle est à vendre, même si sa voisine Springbank la fait fonctionner quelques mois par an. Ses malts sont donc assez rares.

Couleur ambré aux accents fauves. Le nez est boisé, avec des notes de havane, de cuir ciré et de pommes cuites. Une petite pointe iodée se fait sentir. Attaque assez voluptueuse, puis, malgré une forte puissance épicée, il reste d’une belle rondeur moelleuse. On retrouve les notes de pommes cuites, de caramel, mais associées avec le caractère très épicé. La finale est longue, plutôt astringente et très fruitée.

Glen Scotia

Malt et vin : de quoi surprendre

Fondée en 1832, cette distillerie de Campbeltown a d’abord connu une belle prospérité jusqu’au début du 20ème siècle. Mais la crise qui frappa la région après la seconde guerre mondiale ne l’a pas épargné ; l’un de ses propriétaires fut retrouvé noyé dans le loch en 1928, et on dit localement que son fantôme hante toujours les lieux. A l’inverse de beaucoup d’autres, Glen Scotia ne fut pas démantelée, même si sa production fut souvent sporadique. Sa voisine Springbank l’a fait fonctionner quelques mois par an, mais sa reprise par Loch Lomond Distillers semble annoncer un avenir meilleur. Mais ses malts restent encore assez rares…

Ambré tirant sur le brun-rouge. Nez puissant, voire agressif, avec des notes fauves, voire vineuses. En bouche, attaque sur l’alcool, mais vite complétée par un caractère souple et moelleux, plus acceptable qu’au nez. Croisement étonnant entre les notes céréales et celles tanniques du vin. Sans être désagréable, car les deux se complètent plus qu’elles ne s’opposent, le résultat est tout de même bien surprenant… Qu’en penseront les puristes du malt… ?