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Deanston

Austère mais bien fruité

Relativement récente, cette distillerie des Highlands ouverte en 1965 doit sa création à la qualité de l’eau de la rivière Teith… et à la présence des grands ateliers d’une ancienne filature de coton. Elle est située à Doune, à peu de distance de la ligne séparant les Highlands des Lowlands. Produisant essentiellement pour les blenders, ses embouteillages officiels sont assez rares.

Jaune doré. Nez sur les céréales, avec du fruité (pomme cuite) et un peu de miel. Onctueux en
bouche, il garde tout de même un caractère sec. Arômes bien fondus sur les fruits secs (raisins de Corinthe), la pomme cuite (tarte Tatin), une touche de miel et quelques notes florales. Bien qu’un peu austère, c’est un malt d’une belle ampleur jusqu’à sa longue finale, très persistante.

Bunnahabhain Cèobanach

Entre tourbe et mer …
Longtemps atypique par rapport aux autres distilleries d’ Islay (car n’utilisant pas de malts tourbés), elle est située tout au nord de l’Île. Signifiant « Bouche de la crique », elle se prononce Bouna’hav’n en gaélique. Fondée en 1881, elle a connu plusieurs périodes d’arrêt. Après quelques années d’incertitude, elle a été rachetée en 2003 par Burn Stewart qui a relancé la commercialisation et développé de nouvelles expressions, notamment tourbées, comme ce Céobanach (qui se prononce Chio Ba Nac), qui veut dire « brume fumée ».

Jaune très pâle. Au nez, la tourbe fumée s’exprime immédiatement, avec quelques notes iodées. Attaque moelleuse, mais bien épicée. La tourbe domine largement, accompagnée par un boisé assez vanillé. L’ensemble est puissant, bien fumé et relevé par des notes salées en fin
de bouche, accompagnées par du poivre noir. Incontournable pour les amateurs de tourbe… et même les autres !

Tobermory

Atypique mais si charmeur

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au_nord, dans le petit port de Tobermory. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70. Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbe. Les d eux malts sont maintenant présentés dans une version officielle à 46°3, non filtrée à froid.

Jaune très pâle. Nez végétal, foin séché, fleurs blanches, petite pointe de pomelos. Attaque moelleuse, d’abord fraîche puis plutôt poivrée, voire pimentée. En bouche, il se développe avec puissance sur les fruits jaunes (poire, coing), les fleurs blanches, avec une petite n ote de miel et de cire jaune. Equilibré mais très concentré, il reste frais jusqu’à la finale, qui devient plus tannique et poivre blanc. Un style finalement assez atypique pour un Island, mais vraiment très agréable et charmeur.

Ledaig

L’autre façon d’être tourbe

La grande île de Mull n’abrite qu’une distillerie, au nord, dans le petit port de Tobermory. Ses premières traces remontent à 1795, lors de sa création par un négociant, John Sinclair. Son existence fut ensuite assez sporadique, avec notamment près de 40 ans de fermeture à partir des années 30. En outre, elle porta un temps le nom de Ledaig dans les années 70.

Depuis sa reprise par Burn Stewart, la production est redevenue régulière, avec deux déclinaisons : Tobermory et Ledaig, qui se distingue par son caractère tourbe. Les deux malts sont maintenant présentés dans une version officielle à 46°3, non filtrée à froid. Ambré léger. Au nez, se développe immédiatement un puissant caractère tourbe, à la fois végétal et fumé, mais peu phénolique. Après une attaque plutôt moelleuse, on retrouve très vite la tourbe, toujours végétale, mais accompagnée de légères notes poivrées. Beaucoup d’élégance et de finesse jusqu’à la finale, remarquablement persistante, qui témoigne combien la tourbe peut avoir de multiples aspects dans un malt.